<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002</id><updated>2012-02-16T22:22:44.220+01:00</updated><category term='Dans la rue'/><category term='portraits'/><category term='bavardages'/><category term='Livres'/><category term='Vidéos'/><category term='étapes'/><category term='Exposition'/><category term='Photos'/><category term='dessin'/><category term='guide des convenances'/><category term='Bidules'/><category term='enfance'/><category term='Journal de non-voyage'/><category term='laine feutrée'/><title type='text'>Animaregard : le blog</title><subtitle type='html'>Dessins, photos et bavardage...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>115</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2513605828182371956</id><published>2007-10-24T16:36:00.000+01:00</published><updated>2007-10-24T21:30:11.440+01:00</updated><title type='text'>NOUVEAU BLOG !!!!!</title><content type='html'>Champagne pour tout le monde, le blog nouveau est arrivé !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette adresse, vous pourrez suivre la suite des aventures de Hélène au pays des mots, de la laine feutrée et des crayons: &lt;a href="http://www.animaregard.com/blog/"&gt;http://www.animaregard.com/blog/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous y trouverez les nouveaux posts et quelques fonctions supplémentaires, notamment le rangement par catégories pour les monomaniaques de la laine feutrée, de la reliure ou des chroniques d'enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez bavardé, je vous laisse visiter si le coeur vous en dit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2513605828182371956?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2513605828182371956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2513605828182371956&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2513605828182371956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2513605828182371956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/nouveau-blog.html' title='NOUVEAU BLOG !!!!!'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2020883659027900426</id><published>2007-10-23T08:23:00.000+01:00</published><updated>2007-10-23T08:25:58.667+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Amusement</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Jeudi dernier je suis partie montrer mes bestioles en laine feutrée dans deux magasins, celui d'encadrement où j'expose de temps en temps et celui où je me fournis en laine cardée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Dans le premier, je suis arrivée au moment où Pierre-Yves, le gérant, donnait un cours de patine sur cadre à deux élèves, deux dames d'un certain âge certain. Avec son enthousiasme habituel, en grand communicant, il leur parle de mes dessins et me demande de leur montrer quelques exemples. Je n'en avais pas sur moi (suis-je distraite parfois…) mais je sors de mon caddie (c'est classieux pour transporter ses œuvres, non?) mes têtes-trophées. Une des élèves à l'air particulièrement revêche, visiblement irritée de voir le cours amputé par des bavardages, lève alors un œil de ses travaux et se fend d'un sourire. Ces têtes d'animaux à mi-chemin entre la peluche et le réalisme ont apparemment un certain capital-sympathie, ce qui me fait plaisir car c'était le but. Mais elle a gâché cet instant en prononçant LA phrase:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;- "Vous devez bien vous amuser!"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Certaines personnes me trouveront bien irritable et prompte à monter sur mes grands chevaux (pourtant je préfère les poneys…) mais j'ai beaucoup de mal à entendre cette phrase sans y percevoir une nuance de dévalorisation. L'amusement est tellement mal perçu… Il y a derrière ces petits mots l'idée que c'est une occupation qui prend la place d'autres activités plus "sérieuses", des activités de "grands", bref que ce sont des enfantillages de femme oisive. J'ai déjà entendu cette phrase quand je suis occupée devant mon ordinateur à apprendre à maîtriser un nouveau logiciel, quand je fais de la couture, quand j'apprends à relier, et d'autres des activités qui font mon quotidien. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Peut-être que je dois attirer ce genre de remarque, peut-être que je ne fais pas assez sérieuse quand je m'active, que je devrais moi aussi avoir l'air revêche en passant de la peinture marron puis du doré avec le doigt sur un cadre en polystyrène pour lui donner un aspect faux bronze pourtant je ne peux m'empêcher de penser que l'amusement est un moteur essentiel ainsi qu'une forme de politesse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Après tout, dans "je m'amuse", il y a "muse"… Si "je est un autre", peut-être aussi que "jeu" est ma muse? Et de muse à musarder, il n'y a qu'un pas que j'aime franchir de façon légère. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Une autre phrase qui peut me laisser un goût de malentendu (et après je m'étonne de si mal entendre…), c'est celle qui consiste à me dire que j'ai un don. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Je n'aime pas ce terme et ce qu'il y a derrière. Je crois que j'ai un talent, celui de l'observation et du rendu, doublé d'une certaine obstination. Et ça fait une quarantaine d'années que ce talent je le nourris et le développe. Dans l'idée de don, je trouve qu'il y a une notion d'irresponsabilité, une capacité qui aurait été reçue par un hasard bienveillant et inexplicable et qui impliquerait en retour une gratuité. Comment pourrais-je faire payer mon travail s'il n'est pas considéré comme tel mais comme un amusement basé sur une capacité innée? Je n'aime pas montrer la "sueur", et parfois je me sens en porte-à-faux, piégée par mon propre discours de légèreté, surtout avec ce que je produis qui est à la limite entre art et artisanat. Mais ceci pourrait faire l'objet d'un autre message à développer… une autre fois! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2020883659027900426?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2020883659027900426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2020883659027900426&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2020883659027900426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2020883659027900426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/amusement.html' title='Amusement'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2048134910476832335</id><published>2007-10-22T12:52:00.000+01:00</published><updated>2007-10-22T12:55:26.453+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Courbet</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il y a un mois, je suis passée à ma banque. Je voulais simplement retirer de l'argent liquide pour faire quelques achats mais pour comme la veille, ma carte a refusé de remplir son office et j'ai dû me diriger vers un guichet pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. S'en sont suivies quelques minutes de discussion avec la "dame du guichet", en fait un bureau dans le grand hall, et j'en suis sortie toute ragaillardie. Bon, d'accord, mon compte est plus qu'exsangue mais ça va peut-être s'arranger au moins provisoirement. C'est amusant comme quand on explique qu'on a un contrat en vue ça détend les traits de l'interlocutrice et comment quand on explique qu'il s'agit d'être "conseil en animation de communauté virtuelle" autrement dit de modérer le forum d'une émission de télé, ces mots magiques, Internet et télévision, font briller les yeux. Pourtant, la télé je ne la regarde jamais au grand jamais, sauf pour le boulot (yep, je suis pleine de conscience professionnelle) et il s'agit vraiment d'une tâche sans rien de télévisuel, du jardinage dans les messages des participants, histoire que ça soit bien propre, net, tout bien comme il faut. Je riais dans mon for intérieur moqueur en me disant que j'aurais pu formuler ça ainsi: "je travaille dans la communicaaaation pour la télévision". &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Bref, j'en revenais toute guillerette, contente de moi et d'avoir pu faire état de mes difficultés financières actuelles sans tomber dans le pathos ni la culpabilité, contente de ce petit bout de moment passé avec une interlocutrice avec la sensation d'avoir été considérée comme une personne et non pas comme une "mauvaise cliente à qui on fait la leçon". Pourtant, je me souvenais bien qu'avec cette même personne j'avais eu droit autrefois à des remarques condescendantes et même, ce qui est hallucinant quand j'y repense, à une menace à peine voilée de signalement de mon cas à je ne sais qui, mère séparée, compte en banque exsangue, mal fringuée, trop dodue, je présentais tous les signes extérieurs du cas social à recadrer. Ce jour-là, mon compte était encore bien plus dans le rouge, je suis toujours mère célibataire, simplement j'étais mieux habillée et surtout plus mince et bien plus sûre de moi. Aussi ai-je eu droit au tutoiement qui échappe et est vite repris, à la remarque sur nos âges équivalents à quelques jours près et aux félicitations sur ce travail (qui sera plutôt bien payé). Bienvenue pour votre retour dans les normes!!! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ce n'est pas la première fois que je maigris de façon notable en quelques mois et à chaque fois je suis fascinée et amusée par les retours que cela entraîne dans le regard et le comportement d'autrui. En quelques semaines, vous n'êtes plus transparente pour les vendeuses, les gens vous sourient quand vous leur demandez un renseignement,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;bon, d'accord, les gens-hommes principalement… à condition de ne pas trop maigrir non plus, les gens-femmes vous jettent parfois ce regard agressif et vertical qui vous range dans la catégorie flatteuse des rivales, et surtout, surtout! vous êtes considérée à nouveau comme capable de comprendre ce que l'on vous dit. Ça a l'air extrême énoncé ainsi mais il y a de ça, une "grosse" est une "bonne grosse", enrobée de partout et certainement aussi de la comprenette, à croire que la graisse ne ralentit pas que les mouvements. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pourtant, cette fois, je n'ai pas fait de régime, ou plutôt j'ai fait "de l'alchimie avec les dents" pour reprendre une vieille expression française, c'est-à-dire que pour ménager l'argent que je n'avais pas, je me suis découvert une capacité certaine à vivre de peu, étonnamment peu, ceci doublé d'un meilleur équilibre dans ma manière d'être, de me percevoir et de voir l'existence. L'un entraînant l'autre. Bref, j'ai quitté la période de transparence que je traversais à intervalles réguliers.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je revenais donc toute guillerette de ce rendez-vous et pour appliquer le précepte qui veut que "si en plus d'être pauvre, il faut se priver…", je décidai de m'offrir une revue quelconque, de quoi lire d'un œil tout en repassant, piquant la laine feutrée ou cuisinant (je n'aime pas avoir les yeux inactifs…). C'est ainsi qu'après un passage chez le buraliste j'ai continué mon chemin tout en feuilletant le hors-série de Télérama sur Courbet (ben oui, je lis aussi en marchant…). J'ai une certaine sympathie tendre pour ce peintre, il fait partie de la catégorie de ceux qui m'ont rassurée et confortée dans l'envie de dessiner, d'être dans la représentation d'un réel avec ses tableaux que l'on pouvait apprécier sans passer pour une adepte des "couvercles de boîtes de biscuits de grand-mère". &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je feuillette donc et je tombe en arrêt sur une image, celle-ci:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxyPWrHk3SI/AAAAAAAAAp8/EF6-hHLvsW8/s1600-h/courbet1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxyPWrHk3SI/AAAAAAAAAp8/EF6-hHLvsW8/s320/courbet1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5124128095735176482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et cette femme, je l'ai trouvée belle, appétissante, première impression reçue d'une image entrevue en un coup d'œil. Parce que si avoir perdu du poids m'apporte une certaine légèreté justement dans les rapports humains, avoir longtemps vécu en surpoids m'a aussi appris beaucoup de choses, et notamment que le regard et le goût des hommes est beaucoup moins formaté que l'on ne le pense, que la chair est belle. En même temps que j'éprouvais cette émotion esthétique, je me suis souvenue de ce cours d'histoire de l'art aux Beaux-Arts pendant lequel l'enseignante avait projeté cette image qui avait immédiatement provoqué une salve de rires moqueurs et vaguement dégoûtés. Toute cette viande, beurkkk!!!! Futurs artistes et déjà bien engoncés… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;J'en étais là de mes considérations, fière de cette largeur d'esprit par moi-même approuvée, quand j'ai tourné les pages au hasard et je suis tombée sur cette autre reproduction de tableau:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxyPd7Hk3TI/AAAAAAAAAqE/jA-e07Zx-28/s1600-h/courbet2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxyPd7Hk3TI/AAAAAAAAAqE/jA-e07Zx-28/s320/courbet2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5124128220289228082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et là; à nouveau, comme neuve sortie des limbes du cerveau, la répulsion devant le trop, trop de plis, trop de chairs… et je suis tombée de mon petit piédestal tout neuf, on est toujours le gros de quelqu'un, on n'apprend pas vraiment, on repousse simplement les limites de sa tolérance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pour me consoler, je me suis amusée à penser qu'après tout, dans Courbet, il y a courbes… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2048134910476832335?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2048134910476832335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2048134910476832335&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2048134910476832335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2048134910476832335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/courbet.html' title='Courbet'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxyPWrHk3SI/AAAAAAAAAp8/EF6-hHLvsW8/s72-c/courbet1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7655695915087802829</id><published>2007-10-19T20:42:00.001+01:00</published><updated>2007-10-19T20:51:02.321+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Encadrement</title><content type='html'>J'ai encadré le lion avec les papiers tout neufs achetés hier. Une razzia sur les papiers dans les teintes brunes et vertes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxkI17Hk3QI/AAAAAAAAAps/r1I7xjI6wZw/s1600-h/papiers1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxkI17Hk3QI/AAAAAAAAAps/r1I7xjI6wZw/s320/papiers1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123135773606206722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai choisi un papier vert avec des effets de reliefs pour la marge interne (sans parler du classique papier doré que j'utilise à chaque fois pour doubler l'espèce de petite boîte où j'enchasse la bestiole) et un autre dans les tons bruns clair, à relief lui aussi pour la grande marge. Je me suis dit que ces effets de texture pourraient évoquer des herbes, la savane, que sais-je, bref, donner un peu de vie à l'encadrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxkJy7Hk3RI/AAAAAAAAAp0/p1RZzQ_qNqY/s1600-h/lion1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxkJy7Hk3RI/AAAAAAAAAp0/p1RZzQ_qNqY/s320/lion1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123136821578226962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, c'est lors de la manipulation finale, quand je me retrouve avec une grande feuille pleine de colle qui doit recouvrir l'ensemble, côtés compris, que j'ai posé le tout sur une tache de colle sur le papier journal. Et pourtant, je m'étais promis de veiller à ne pas reproduire cette bêtise... Trop tard, le papier fragile a pris une teinte foncée à cet endroit et je ne pouvais pas frotter pour enlever la colle sous peine de déchirure. Elle ne saute pas aux yeux mais je sais quelle y est. Tant pis! Peut-être qu'un jour de grand courage je mettrai un cadre autour de l'ensemble...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7655695915087802829?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7655695915087802829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7655695915087802829&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7655695915087802829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7655695915087802829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/encadrement.html' title='Encadrement'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxkI17Hk3QI/AAAAAAAAAps/r1I7xjI6wZw/s72-c/papiers1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4667314702677998204</id><published>2007-10-18T10:34:00.001+01:00</published><updated>2007-10-18T10:44:57.844+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Quizz</title><content type='html'>Oui, bon, je sais, je ne suis pas très présente sur le blog depuis quelques jours, pas faute d'être collée devant mon ordinateur pourtant ni d'avoir commencé trente-six textes... Promis, ça va revenir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rxcpw7Hk3PI/AAAAAAAAApk/LGx5w2YQ03s/s1600-h/0401.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rxcpw7Hk3PI/AAAAAAAAApk/LGx5w2YQ03s/s320/0401.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5122609021637156082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En ce moment je me couche tard, très tard, quatre fois par semaine pour une histoire de modération de forum et entre midi et deux je subis une attaque en règle de Morphée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(dont je rappelle que contrairement à ce que la terminaison en "e" de son nom pourrait laisser croire, il s'agit d'un homme)&lt;/span&gt; qui me plaque sur toute surface moelleuse horizontale et me plonge dans un sommeil qui n'est pas sans évoquer la chute d'une enclume au fond d'un étang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la photo, vous pouvez admirer les traces d'un tracteur dans un champ de trèfles roses, vues d'avion. Euh non, il s'agit de la peau de mon bras dans laquelle les mailles du pull-over se sont incrustées tellement j'ai dormi profondément et sans bouger d'un iota.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous allez me dire que je ferais mieux de poster au lieu de dormir... Mais il faut bien que je prenne des forces pour trouver l'inspiration (et préparer le futur blog tout nouveau tout beau qui est en préparation)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que j'ai édité ce message palpitant, je file en ville pour faire quelques emplettes, j'ai des dessins à encadrer et je manque de papier. Si si!!! J'en voudrais des nouveaux dans la thématique "matières naturelles" pour mes bestioles en laine feutrée. Si jamais j'expose au mois de novembre, faut bien que je les rende présentables, mes têtes-trophées et les portraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt pour la suite des aventures palpitantes de Hélène découvre les joies du travail et de la gestion d'un emploi du temps!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4667314702677998204?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4667314702677998204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4667314702677998204&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4667314702677998204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4667314702677998204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/quizz.html' title='Quizz'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rxcpw7Hk3PI/AAAAAAAAApk/LGx5w2YQ03s/s72-c/0401.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7780007796573871949</id><published>2007-10-14T21:03:00.001+01:00</published><updated>2007-10-14T21:35:03.274+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Pomme ou figue?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Aujourd'hui je me suis promenée dans le jardin de mes parents et je suis tombée en arrêt devant le figuier et ses fruits dans différents états de maturité ou de décomposition. Il y en avait pour tous les goûts. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Un fruit qui évoque aussi bien la féminité que la masculinité, n'était-il pas plus désigné que la pomme pour représenter le fruit de l'arbre de la connaissance?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ2L7Hk3CI/AAAAAAAAAn8/n97z2xFQ3o8/s1600-h/ferme.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ2L7Hk3CI/AAAAAAAAAn8/n97z2xFQ3o8/s320/ferme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121285673493781538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ferme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ20LHk3DI/AAAAAAAAAoE/LQbLAFZuOCs/s1600-h/souriante.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ20LHk3DI/AAAAAAAAAoE/LQbLAFZuOCs/s320/souriante.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121286364983516210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Souriante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ2-rHk3EI/AAAAAAAAAoM/SJDDlt2qacw/s1600-h/promesse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ2-rHk3EI/AAAAAAAAAoM/SJDDlt2qacw/s320/promesse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121286545372142658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prometteuse&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3JrHk3FI/AAAAAAAAAoU/9utmudoUooU/s1600-h/carnivore.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3JrHk3FI/AAAAAAAAAoU/9utmudoUooU/s320/carnivore.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121286734350703698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carnivore&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3VrHk3GI/AAAAAAAAAoc/9gb4vSgWqAk/s1600-h/laisseraller.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3VrHk3GI/AAAAAAAAAoc/9gb4vSgWqAk/s320/laisseraller.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121286940509133922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui se laisse aller à une certaine fatigue&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3o7Hk3HI/AAAAAAAAAok/3xum870CCt4/s1600-h/ridee.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ3o7Hk3HI/AAAAAAAAAok/3xum870CCt4/s320/ridee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121287271221615730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Début de déprime, les rides gagnent du terrain, la barbe pousse&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ327Hk3II/AAAAAAAAAos/eLp5Jk11dHE/s1600-h/deprimee.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ327Hk3II/AAAAAAAAAos/eLp5Jk11dHE/s320/deprimee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121287511739784322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Déprimantes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4H7Hk3JI/AAAAAAAAAo0/gMC4WMkSvAc/s1600-h/poilue.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4H7Hk3JI/AAAAAAAAAo0/gMC4WMkSvAc/s320/poilue.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121287803797560466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mutante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4frHk3KI/AAAAAAAAAo8/U8H7VokxK5E/s1600-h/goutte.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4frHk3KI/AAAAAAAAAo8/U8H7VokxK5E/s320/goutte.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121288211819453602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La goutte au nez&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4s7Hk3LI/AAAAAAAAApE/L6ghW62lO4U/s1600-h/chauvesouris.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ4s7Hk3LI/AAAAAAAAApE/L6ghW62lO4U/s320/chauvesouris.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121288439452720306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et enfin le modèle chauve-souris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pendant que nous sommes dans la thématique de l'innocence perdue, une petite photo hyper-classique, une feuille de vigne vierge, juste touchée par l'automne. Pourquoi ce qualificatif de "vierge"? Elle fait pourtant des fruits, de toutes petites grappes. En été, le matin, ou le soir, je ne sais plus, bref à une heure précise de la journée, les fleurs de la vigne vierge perdent les petits capuchons qui protègent les étamines et ça fait une pluie crépitante de cupules vertes qui ourlent le trottoir le long de la maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ5X7Hk3MI/AAAAAAAAApM/aSFSj9pCP7M/s1600-h/feuillevigne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ5X7Hk3MI/AAAAAAAAApM/aSFSj9pCP7M/s320/feuillevigne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121289178187095234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Un autre émerveillement minuscule et rituel de l'automne, les physalis, ou "amour en cage". Une cage de cette sorte, qui met en valeur le fruit précieux derrière la dentelle, n'est-ce pas plutôt un écrin? Et même plus tard, sans fruit, sans matière ou presque, cette résille qui résiste à la putréfaction est très attendrissante à mes yeux. Une trace de vie, une ombre projetée, un souvenir fragile et tenace que la main aplatirait mais que sa délicatesse-même protège, appelant à l'indulgence.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ61LHk3NI/AAAAAAAAApU/XSFTaVo20QI/s1600-h/physalis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ61LHk3NI/AAAAAAAAApU/XSFTaVo20QI/s320/physalis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121290780209896658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ6-LHk3OI/AAAAAAAAApc/o-RZIoTsOg4/s1600-h/ecrin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ6-LHk3OI/AAAAAAAAApc/o-RZIoTsOg4/s320/ecrin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121290934828719330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;  &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7780007796573871949?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7780007796573871949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7780007796573871949&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7780007796573871949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7780007796573871949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/pomme-ou-figue.html' title='Pomme ou figue?'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxJ2L7Hk3CI/AAAAAAAAAn8/n97z2xFQ3o8/s72-c/ferme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2734928124255233002</id><published>2007-10-13T19:06:00.000+01:00</published><updated>2007-10-14T21:35:50.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Lion (encore un)</title><content type='html'>Le lion en laine feutrée a fini par capituler devant mon obstination et s'est mis à ressembler à quelque chose. En fait, tout est ma faute, ma très grande faute (comme dirait un certain) car au lieu de faire sagement les choses dans le bon ordre, en commençant par les parties les plus éloignées, j'ai voulu la jouer kador de la laine feutrée et hop, que je commence directement en une seule masse, et tiens que je te mets le museau sous cet angle et pas un autre, et aïe que je me retrouve avec un lion borgne et à la truffe mal placée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'entêtement est le maître mot en matière de pic-piquage et j'ai fini par réussir à dénicher une place pour mettre le deuxième oeil, en ratiboisant le mufle trop épais et, en jouant avec les dégradés, à donner plus de relief à la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELd7Hk3AI/AAAAAAAAAns/6p1oMR4R7yU/s1600-h/tetelion2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELd7Hk3AI/AAAAAAAAAns/6p1oMR4R7yU/s320/tetelion2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120886860010544130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De face&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELX7Hk2_I/AAAAAAAAAnk/kEVZ5rUul5U/s1600-h/tetelion1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELX7Hk2_I/AAAAAAAAAnk/kEVZ5rUul5U/s320/tetelion1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120886756931329010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De léger profil pour voir le deuxième oeil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELq7Hk3BI/AAAAAAAAAn0/yinyUjnR8fQ/s1600-h/tetelion3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELq7Hk3BI/AAAAAAAAAn0/yinyUjnR8fQ/s320/tetelion3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120887083348843538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vue de côté pour voir l'oreille perdue sous la crinière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ouf, une nouvelle bête de faite. Parce que si ça se trouve, si l'artiste prévu se désiste bel et bien, j'ai peut-être une expo imprévue en novembre et il serait bon que j'aie un peu plus de choses à montrer que cinq, non six têtes de bestioles. Ah oui c'est vrai, depuis l'expo du mois de mai, il y a quand même eu des portraits et des loups et des pattes de chat. Bon, ça ira. Plus qu'à encadrer tout ça et l'affaire est jouée!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2734928124255233002?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2734928124255233002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2734928124255233002&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2734928124255233002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2734928124255233002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/lion-encore-un.html' title='Lion (encore un)'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RxELd7Hk3AI/AAAAAAAAAns/6p1oMR4R7yU/s72-c/tetelion2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7227178515524041398</id><published>2007-10-12T20:31:00.000+01:00</published><updated>2007-10-12T20:39:39.048+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bidules'/><title type='text'>Glinglinterie</title><content type='html'>Une glinglinterie, c'est dans le jargon familial une petite activité sans importance que l'on aime bien raconter, quitte à interrompre quelqu'un dans ses occupations pour lui faire part de son émerveillement minuscule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voici un bel exemple: cet après-midi un ami m'a offert des insectes à peindre pour ajouter à  la collection qui orne les murs du couloir. Ces bestioles, jouets pour enfants, étaient livrées avec six petits pots de couleur primaire et un pinceau aux poils écarquillés. J'ai préféré utiliser (mais chut, ma fille aînée ne le sait pas encore) des vernis à ongles (oui, je les ai chipés dans sa boîte en osier) mordorés, bruns, violets, gris. C'est une excellente activité au long cours avec les temps de pause nécessaires pour avoir une jolie teinte profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le scarabée en haut à droite, on peut voir ce magnifique vernis qui change de couleur selon l'orientation de la lumière, entre vert et violet. Mhhh, ça va être jouli!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw_Mt7Hk2-I/AAAAAAAAAnc/tYgYioo_TqA/s1600-h/insectes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw_Mt7Hk2-I/AAAAAAAAAnc/tYgYioo_TqA/s320/insectes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120536390679190498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si vraiment vous êtes curieux, vous pouvez cliquer sur l'image pour voir les bestioles en plus grand...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'était ma glinglinterie du soir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7227178515524041398?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7227178515524041398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7227178515524041398&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7227178515524041398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7227178515524041398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/glinglinterie.html' title='Glinglinterie'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw_Mt7Hk2-I/AAAAAAAAAnc/tYgYioo_TqA/s72-c/insectes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8453378393050733418</id><published>2007-10-10T23:51:00.000+01:00</published><updated>2007-10-10T23:56:26.248+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vidéos'/><title type='text'>Vidéo</title><content type='html'>Ah, j'y pense, un lien vers une vidéo qui m'a enthousiasmée ce matin, découverte sur un blog de maths (oui, bon, je l'avoue, il m'arrive même de errer sur ce genre de choses... mais pas souvent, hein!). C'est un peu long, il faut attendre quelques minutes pour recevoir le choc esthétique ou émotionnel. Enfin moi, ça m'a fait cet effet là, l'impression de voir la matière s'animer à plusieurs sens du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez-y, vous verrez, c'est beau. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=b694exl_oZo"&gt;Vous pouvez cliquez ici pour partager mon goût pour la bizzarerie.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8453378393050733418?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8453378393050733418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8453378393050733418&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8453378393050733418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8453378393050733418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/vido.html' title='Vidéo'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-788884656793219227</id><published>2007-10-10T21:28:00.001+01:00</published><updated>2007-10-10T21:44:05.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Petit non-voyage à vélo</title><content type='html'>Aujourd'hui j'ai pensé à emmener mon appareil-photo avec moi pendant mon petit tour en vélo et voici ma cueillette du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis passée dans un magasin de sports pour faire l'emplette d'un nécessaire à rustines. J'ai farfouillé dans les rayons pour trouver mon bonheur (est-ce que la colle sent toujours la même odeur? ça fait des années que je n'ai pas réparé une chambre à air...) et je suis tombée sur ça, au dos d'un emballage d'un produit censément magique. Si quelqu'un peut m'expliquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw03ZrHk26I/AAAAAAAAAm8/iXPdEgzfssU/s1600-h/0301.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw03ZrHk26I/AAAAAAAAAm8/iXPdEgzfssU/s320/0301.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119809265600879522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, mon regard baguenaudait sur les bords de la piste cyclable quand il s'est posé sur le pied d'un arbre (le machin bleu, c'est le tram qui passe devant la mairie) pour y découvrir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw04ILHk27I/AAAAAAAAAnE/gQdajns4_uM/s1600-h/0302.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw04ILHk27I/AAAAAAAAAnE/gQdajns4_uM/s320/0302.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119810064464796594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... une famille de champignons fort beaux ma foi. Des coprins chevelus? Bizarre qu'ils n'aient pas été décapités à coups de pied. C'était amusant de tomber sur une ambiance de sous-bois dans ce petit carré de terre sous un arbre unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw04VLHk28I/AAAAAAAAAnM/xFVtVr8B_Ro/s1600-h/0303.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw04VLHk28I/AAAAAAAAAnM/xFVtVr8B_Ro/s320/0303.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119810287803096002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Arrivée dans ma rue, j'ai enfin pensé à photographier la "nature morte" qui orne la chaussée depuis quelques jours:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw05BrHk29I/AAAAAAAAAnU/u93PxfikC8w/s1600-h/0304.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw05BrHk29I/AAAAAAAAAnU/u93PxfikC8w/s320/0304.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5119811052307274706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je regrette toujours de ne pas avoir pu filmer cette aile de pigeon qui tenait encore vaguement à la tache desséchée qui avait été un oiseau et qui s'agitait encore quelques instants sous le vent du passage d'une voiture. Un salut, un souvenir, une évocation de vol au ras du bitume.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-788884656793219227?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/788884656793219227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=788884656793219227&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/788884656793219227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/788884656793219227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/petit-non-voyage-vlo.html' title='Petit non-voyage à vélo'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rw03ZrHk26I/AAAAAAAAAm8/iXPdEgzfssU/s72-c/0301.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7156788529004336716</id><published>2007-10-05T13:48:00.000+01:00</published><updated>2007-10-05T13:50:25.621+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><title type='text'>Correspondance</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Pas trop le temps d'écrire en ce moment et un lion en laine feutrée qui résiste, je vais combler ce trou dans mon blog par des extraits du Guide des Convenances, histoire de poursuivre le feuilleton. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Aujourd'hui, je vous fais part des modèles de correspondances pour "différentes circonstances de la vie". Ah, en ce temps-là on savait éduquer les enfants!!!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Un petit fils à ses grands-parents pour leur souhaiter la bonne année.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Chers grands-parents,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'aurais été heureux de pouvoir vous embrasser aujourd'hui en vous offrant mes souhaits de bonne année et de bonne santé, et le gros baiser dont je charge ce papier ne vaudra jamais celui que j'aurais eu tant de plaisir à vous donner moi-même. Merci de vos belles étrennes que maman vient de me remettre; ne pouvant vous faire plaisir que par mon travail, je m'engage à vous donner satisfaction à ce sujet; vous verrez bientôt que votre petit Jacques sait tenir ses promesses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je vous embrasse mille fois en vous disant que je vous aime.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Votre petit-fils respectueux,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Jacques."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Un père à la supérieure du couvent au sujet de la conduite de sa fille&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Madame la Supérieure,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le dernier bulletin de ma fille m'a peiné et étonné à &lt;st1:personname productid="la fois. Son" st="on"&gt;la fois.  Son&lt;/st1:PersonName&gt; caractère doux et discipliné, sa conduite exemplaire, son travail régulier nous avaient jusqu'ici donné pleine satisfaction. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je me demande avec anxiété quelle peut être la cause d'un changement aussi rapide, est-ce une question de santé ou l'influence désastreuse d'une compagne? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je vous prie, Madame la Supérieure, de m'aider de votre expérience et de votre dévouement pour découvrir la cause de cette transformation regrettable et qui m'alarme fort. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Veuillez agréer, Madame la Supérieure, l'expression de mes sentiments très reconnaissants et très respectueux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J. Martin" &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(un revenant?)&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Vous noterez que le garçon s'engage à bien travailler tandis que la fille, influençable (elle doit fréquenter une camarade parvenue, certainement) ne donne pas toute satisfaction. Ce qui se confirme dans la lettre suivante:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Une fillette en pension à sa mère&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;"Ma chère maman, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'ai été bien sensible à la peine que je t'ai causée par mon étourderie; tes reproches si affectueux m'ont fait si bien comprendre comment je manquais à toi et mon cher papa par ma conduite indisciplinée, que je me suis juré d'être toujours bien sage. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'espère que mon prochain bulletin te montrera la sincérité de mes résolutions. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'ai reçu ta caisse: le fichu est bien chaud et les grands mouchoirs de toile me serviront pour les rhumes de cet hiver. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'ai trouvé le sac de friandises; il s'était caché dans un coin, comme s'il avait senti que je ne le méritais pas; j'ai attendu d'avoir été plus sage pour l'ouvrir et le partager avec mes camarades. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Au revoir ma chère maman; embrasse bien fort pour moi mon cher papa, je t'embrasse de tout cœur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Ta fille respectueuse et qui t'aime bien, Michelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Remercie bien Gertrude pour les bons bas qu'elle m'a tricotés."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7156788529004336716?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7156788529004336716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7156788529004336716&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7156788529004336716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7156788529004336716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/10/correspondance.html' title='Correspondance'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6103328393257524139</id><published>2007-09-29T10:59:00.000+01:00</published><updated>2007-09-29T11:02:51.295+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Mise au point du regard</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il est dit qu'il y a différentes sortes de mémoire: auditive, olfactive, visuelle et kinesthésique, cette dernière se reportant grosso modo aux personnes qui font appel à différents sens pour ramener à la surface un renseignement voulu. Je pense que je fais partie du dernier lot puisque je cherche d'abord à retrouver la sensation pour pouvoir dérouler le fil. Lumière, sons, odeurs, chaleur, posture ressentis et re-sentis vont remonter tout d'abord et amener la vision qui sera en quelque sorte l'étiquette ultérieure du souvenir, l'image donc, qui m'aidera plus tard à les organiser dans une sorte de case spéciale "mémoire réactivée". &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cette vision volontaire s'organise elle-même comme une sorte de jeu de mise au point, comme dans le cadre d'une photographie. Le cadrage bien sûr, mais aussi la profondeur de champ. Je continue avec mes photos de jardin. Il s'agit ici d'une photo prise à la va-vite, une branche de lilas, un effet de lumière et de couleurs. Totale banalité mais peu importe, je vais jouer avec cette image. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Dans le premier cas, l'image-souvenir amène une focalisation sur le feuillage, le poudreux sur les feuilles du premier plan par exemple. Traces d'oïdium? Maladie due à une exposition trop ombragée? Sol humide? La feuille éclairée apparaît presque blanche dans sa partie exposée à la lumière. Ça me fait penser à la question que me posait une amie dessinatrice: doit-on traiter la partie éclairée d'un feuillage comme une zone blanche ou d'un jaune très clair? Cette question posée il y a trois ans trouve chez moi une réponse aujourd'hui: il s'agit sur ce document de nuances de gris-violet tandis que le jaune serait utile dans les parties inférieures éclairées par transparence. C'est bon, je vais pouvoir ôter ce post-it du coin de mon cerveau qui stocke les questions sans réponses. Il est déjà assez encombré comme ça. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cette lumière rasante, ce contraste entre zones sombres et feuille lumineuse, connaissant l'endroit, me donnent des indices: ombre portée du sapin, lumière douce, c'est un matin d'automne, vers 10 h, pendant que le soleil peut encore cheminer entre l'arbre et la façade. Ça signifie grasse matinée, café pris sur les marches, week-end d'amoureux tout neufs, les lilas seront désormais porteurs de cette évocation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4igF31bjI/AAAAAAAAAmc/FyXR6L49R_g/s1600-h/0201.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4igF31bjI/AAAAAAAAAmc/FyXR6L49R_g/s320/0201.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115564161466986034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Maintenant, je fais la mise au point sur le fond du jardin, je mets une pause longue pour laisser les informations lumineuses s'accumuler et sur l'image obtenue mon attention se focalise sur la table et les chaises en plastique, obtenant ainsi des informations sur le décor, quittant le domaine du détail. Petit jardin d'une villa de banlieue, souvenir d'un repas pris dehors pendant une soirée, sensation de cette bulle de calme dans le bord de la ville, chauve-souris zigzagant dans le gris du ciel, été se prolongeant encore dans un simulacre de beau temps, vite en profiter, faire les derniers stocks, bientôt le passage à l'heure d'hiver annulera les illusions. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4iVF31biI/AAAAAAAAAmU/PSD7GMRKG2E/s1600-h/0202.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4iVF31biI/AAAAAAAAAmU/PSD7GMRKG2E/s320/0202.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115563972488424994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cette fois, je n'interviens pas sur les réglages et je laisse l'appareil se débrouiller tout seul avec la lumière de l'instant. Résultat, une bouillie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4ilV31bkI/AAAAAAAAAmk/JuXGsCM7FNk/s1600-h/0203.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4ilV31bkI/AAAAAAAAAmk/JuXGsCM7FNk/s320/0203.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115564251661299266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Mais la mémoire fonctionne comme un célèbre logiciel de retouche d'images et si je pousse les niveaux, si je bidouille, si je force mon attention à recréer les sensations à partir des indices, j'obtiens un résultat où tout est mêlé, premier plan, arrière-plan et souvent les souvenirs ressemblent à ça quand ils ressurgissent en vrac. Granuleux, poussiéreux, confus, pourtant ils ont un charme esthétique auquel cette photo ne rend pas hommage. Ma manière de tout observer, de préparer en quelque sorte mes souvenirs à l'avance en impressionnant sans cesse la surface sensible de mon cerveau induit-elle ma manière de dessiner? Suis-je dans l'hyper attention au détail parce que mon œil et mon cerveau fonctionnent ainsi en permanence? Comment en sortir? Pourquoi en sortir? La presbytie amènera-t-elle un changement dans mon trait? Une sorte d'indulgence anticipée?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4ip131blI/AAAAAAAAAms/jjdnb38ihK0/s1600-h/0204.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4ip131blI/AAAAAAAAAms/jjdnb38ihK0/s320/0204.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115564328970710610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style=";font-family:Arial;font-size:12;"  &gt;&lt;!--[if gte vml 1]&gt;&lt;v:shape id="_x0000_i1028" type="#_x0000_t75" style="'width:375pt;height:281.25pt'"&gt;  &lt;v:imagedata src="file:///C:\DOCUME~1\hm\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image004.jpg" title="0204"&gt; &lt;/v:shape&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !vml]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6103328393257524139?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6103328393257524139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6103328393257524139&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6103328393257524139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6103328393257524139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/mise-au-point-du-regard.html' title='Mise au point du regard'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv4igF31bjI/AAAAAAAAAmc/FyXR6L49R_g/s72-c/0201.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1833967173307277563</id><published>2007-09-28T21:27:00.000+01:00</published><updated>2007-09-28T21:35:17.158+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><title type='text'>L'éventail</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je ne résiste pas au plaisir de livrer à vos yeux ébahis un morceau d'anthologie du Guide des convenances: le passage sur l'éventail. Je le transcris in extenso: on sent que Liselotte est au bord de la pâmoison devant la hardiesse de ses images. Il est vrai que c'est un florilège de clichés sur un certain type de femmes à la fin du 19° siècle… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;L'éventail&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Non, voyez-vous, il est des choses qu'il vaut mieux ne pas chercher à définir. Ne bondissez-vous pas avec moi devant cette froide précision: L'éventail est un instrument qui sert à agiter l'air?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;L'éventail, un instrument!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il faut ne jamais avoir senti le frémissement de ses fines lamelles s'agitant les unes sur les autres, il faut n'avoir jamais compris comment il vibre à l'unisson de celle qui l'agite en sa petite main nerveuse, pour oser dire que l'éventail est un instrument!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Non, certes non, il mérite mieux. Si j'avais à le définir, moi, je dirais hardiment que c'est un ami. Oui, un ami, et combien sûr et discret!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Que de services il nous rend!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Voyez cette jeune fille toute joyeuse de ses débuts dans le monde, elle est grisée par le bruit, par la musique, par l'éclat des lustres, elle parle, elle s'anime, sa voix domine toutes les autres voix; elle lance un paradoxe, entame une longue histoire et tout à coup, sa voix éclatante résonne trop haut, elle s'arrête, confuse; on la regarde, que faire? Il faut achever le récit commencé et, maintenant que son animation est tombée, elle se sent mal à l'aise. Avec ses bras inertes le long de son corps, elle a l'air d'un conférencier, si elle les agite, n'aura-t-elle pas une allure d'orateur?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Elle déploie son éventail, le balance pour cacher son trouble et se soustraire un peu aux regards qu'elle a attirés. Elle se sent moins seule et son monologue s'achève plus aisément. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Plus loin, voyez cette jolie jeune femme dont l'éclatante beauté soulève partout un murmure flatteur, elle se sait belle, elle en est heureuse, doucement émue; mais, tout à coup, un compliment plus aimable, plus direct, moins attendu, fait monter une rougeur subite à son front nacré. Qui l'aidera à dissimuler cette pourpre qui la gêne si fort? Son éventail. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;À côté, voici une femme moins favorisée; sa figure n'a point d'éclat, son esprit n'attire point, elle est à l'écart, est-elle tout à fait seule cependant? Non, son éventail, son fidèle ami lui donne une contenance, lui tient presque compagnie&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;. (Un éventail comme substitut à la cigarette? Pas idiot…)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Attention! Une nouvelle venue s'avance, toute fière de sa toilette à ramages, mais ses rubans criards, ses couleurs heurtées sont du dernier mauvais goût. Un irrésistible fou rire secoue vos épaules, mille remarques mordantes se pressent sur vos lèvres, impossible de les contenir, il faut les communiquer à votre voisine. Mais ne laissez rien voir, c'est la sœur du général et votre mari, qui est capitaine depuis dix ans, attend son avancement. La malice ne perd jamais ses droits et c'est derrière votre éventail, innocent complice, que vous chuchotez bien vite à l'oreille la plus proche toutes vos critiques de femme élégante &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(bien qu'épouse d'un niais pas fichu de monter en grade depuis dix ans).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La robe à ramages est à côté de vous, il a fallu réprimer le sourire malicieux et maintenant vous êtes condamnée à subir une ennuyeuse conversation sur l'art de faire de la gelée de groseilles en dix minutes, d'utiliser les vieux bas. Quel supplice! Votre esprit s'envole au loin et quand vous n'avez pas entendu le point important, les précautions de la mise en pots par exemple, vous agitez votre éventail pour avoir l'air vivant et son battement rapide tient lieu de réponse. Il écoute et parle pour vous. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(Quelle idée aussi de la part de cette femme même pas élégante de parler de sujets tout juste bons pour des domestiques! Quand on porte des rubans criards, on se tait…). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et même, si vous vous ennuyez assez pour qu'un léger bâillement vienne déformer votre visage, il vous sauvera en dissimulant cette impolitesse qui vous perdrait à jamais, vous et les futurs galons de votre mari. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Après la femme, il n'est point d'être plus nerveux, plus vibrant que l'éventail. Il sait tous les langages, il dira votre émotion, votre impatience, votre ennui. Il saura dire ce que vous n'osez exprimer, c'est un autre vous-même dont les mouvements gracieux, nonchalants ou rapides, suivent les impressions les plus fugitives de votre âme, mais aussi que de choses il saura déguiser! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;"Ce qu'on en fait, quand on sait jouer convenablement de cette machine d'Etat, qui pourrait le dire? " s'écrie Jules Janin.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Entendez-vous bien, une machine d'Etat? Oui, ces mouvements fébriles, ces mouvements lents, ces suspensions voulues, ces repos adroitement combinés font plus que de montrer la souplesse de votre poignet, la finesse de vos doigts, ils remplacent les discours animés, les phrases timides, ils soulignent les silences éloquents. Ce sont les voltiges d'une diplomatie raffinée. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(Dans l'émission "2 000 ans d'histoire" de Patrice Gélinet, sur France Inter, consacrée à l'histoire de la séduction et diffusée il y a quelques jours, il était fait mention effectivement d'un code amoureux utilisant la position de l'éventail, le nombre de branches déployées pour fixer la date d'un rendez-vous par exemple. Hé bé… Un bon texto, c'est quand même plus simple, moi j'dis!)&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tantôt l'éventail se balance avec une nonchalante morbidesse &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(n. f. XIXe siècle. D'après l'italien &lt;i&gt;morbidezza&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;, &lt;/span&gt;« caractère doux, moelleux ».BX-ARTS. Vieilli. Mollesse et délicatesse dans le rendu des chairs. Désigne, par extension, une sorte de grâce alanguie)&lt;i style=""&gt;, tantôt il s'agite avec une étourdissante vivacité et tout à coup se referme avec un bruit semblable aux frémissements des ailes d'un oiseau: sa tactique ferait rougir bien des politiciens. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Quel art merveilleux mais aussi quel art difficile &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(surtout pour de simples femmes)&lt;i style=""&gt;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ce n'est point en un jour qu'on arrive à cette perfection dans le jeu de l'éventail; il faut de longues études pour parvenir à diriger l'harmonie de son balancement et l'éloquence de ses mouvements silencieux. Entre les mains d'une parvenue, l'éventail prend des airs de balai ou de plumeau à épousseter et lorsque, avec une trop grande vigueur, elle l'agite en tous sens, elle évoque immédiatement l'image d'une boutique où elle chassait les mouches de l'étal, d'une cuisine où elle activait le feu des fourneaux &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(au lieu d'apprendre les règles du savoir-vivre… Excusez-moi, je vais vomir et je reviens). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Les éventails ont suivi toutes les modes, imité toutes les époques; ils ont emprunté le pinceau des grands artistes pour les orner ou la main des fées pour les broder de paillettes d'or et d'argent, mais c'est toujours à l'éventail en plumes que sont allées toutes les préférences, à cet éventail qui se déploie avec la gravité pompeuse de l'oiseau de Junon &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(le paon, donc)&lt;i style=""&gt; et dont le balancement rythmé fait songer au frémissement gracieux des ailes d'oiseau &lt;/i&gt;(remarquez, pour un truc en plumes, ça se tient…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv1laV31bgI/AAAAAAAAAmE/kqbM1aDglyw/s1600-h/eventail.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv1laV31bgI/AAAAAAAAAmE/kqbM1aDglyw/s320/eventail.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115356254985088514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1833967173307277563?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1833967173307277563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1833967173307277563&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1833967173307277563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1833967173307277563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/lventail.html' title='L&apos;éventail'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rv1laV31bgI/AAAAAAAAAmE/kqbM1aDglyw/s72-c/eventail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2198534386688950903</id><published>2007-09-27T15:47:00.000+01:00</published><updated>2007-09-29T10:13:41.461+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Mémoire sélective</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le fonctionnement du souvenir est un phénomène qui me fascine. Petite déjà, je me souviens de m'être amusée à fixer un souvenir aléatoire. J'étais à l'arrière de la voiture de mes parents, en route pour la Bretagne, et j'avais décidé de stocker dans ma mémoire de façon à pouvoir y avoir accès à tout moment la prochaine image qui me viendrait en ouvrant les yeux. Ce que je fis. Il s'agissait d'un petit chemin entre deux champs de blé et d'un homme qui marchait dessus, s'approchant de la route en poussant un vélo. Une image parfaitement "inutile", accrochée à rien d'autre qu'à la volonté du souvenir, pur exercice de style, mais maintenant encore elle est disponible à volonté même si elle est chaque fois un peu plus altérée par le phénomène de redoublement de &lt;st1:personname productid="la fixation. Toutefois" st="on"&gt;la fixation. Toutefois&lt;/st1:personname&gt; des bribes de sensations restent encore mêlées: celles du déplacement de la voiture, de son odeur, de la présence de mes frères à côté de moi, la notion de vacances et de temps modifié par l'éloignement de l'école. Si je prends ce souvenir pour le dérouler, j'obtiens la silhouette de &lt;st1:personname productid="la 403 Peugeot" st="on"&gt;la 403 Peugeot&lt;/st1:personname&gt;, sa couleur gris clair et le numéro de la plaque d'immatriculation n'est pas très loin, quelque chose comme gnignigni MZ 38. 853 MZ 38? Le fait d'être assise à l'arrière, côté fenêtre et paysage (privilège de celle qui détenait l'arme de dissuasion la plus efficace: l'explosion de vomi aléatoire), tournée vers la vitre, appuyée sur le rebord de &lt;st1:personname productid="la portière. S'installer" st="on"&gt;la portière. S'installer&lt;/st1:personname&gt; à quatre enfants à l'arrière d'une voiture tenait de l'équilibre des puissances et parfois de la guerre froide. Deux grands, deux petits. Les deux grands avaient le privilège de voyager jambes écartées, les petits se tenaient à carreau (oui, j'ai envie de la jouer victime aujourd'hui), les pieds posés sur leurs petites valises bleues en tissu où reposaient les trésors indispensables pour le trajet. Je me souviens aussi de l'idée d'injustice devant le fait que les vitres arrières ne pouvaient pas s'abaisser totalement ce qui m'empêchait de fignoler mon otite en passant la tête par la fenêtre, l'envie d'être adulte pour pouvoir enfin m'asseoir à l'avant (pffff, mon petit frère, lui, en tant que "plus petit" avait le privilège de pouvoir passer devant de temps en temps sur les genoux de notre mère ou celui de se tenir debout entre les sièges pour observer la route et la manière de conduire une voiture, ce qui chamboulait totalement l'usage de la banquette arrière) (je rappelle que je parle d'un temps où la ceinture de sécurité n'existait même pas) (et pas de commentaire sur mon âge, s'il vous plait!). Pendant ces longs trajets jusqu'au lieu des vacances, camping en Bretagne ou en Vendée, deux jours de voiture, nuit à l'hôtel ou sous la tente, avec traversée du Massif Central la grande question qui me taraudait était la suivante: la plage serait-elle de sable ou de galets? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Autrement dit, ce petit bout de souvenir presque artificiel peut maintenant encore me servir d'accroche pour dérouler le fil d'Ariane de la mémoire jusqu'à ramener à la surface des images encore frétillantes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Dans la-vallée-de-mon-enfance, je m'étais choisi un "arbre à souvenirs", un petit chêne au flanc d'une butte, avec vue sur la ville, hors de portée de voix et de vue. J'allais régulièrement m'installer à son pied pour faire le point sur ce que je pensais être devenue, dresser un état des lieux en quelque sorte. Je lui apportais parfois quelques offrandes, collier de chat disparu, morceau de nid de guêpes, bois flotté ramené de vacances ou je restais simplement là, à goûter le fait d'être en vie à cet instant, toujours en vie au même endroit d'un autre instant, l'impression d'être une étincelle qui se promenait le long d'une ficelle, grignotant la longueur à elle allouée, laissant derrière elle cendres fragiles encore en forme de vie, tant qu'on ne les touche pas d'un doigt trop rude. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je peux faire une promenade dans le temps et la mémoire avec un accessoire bien moins encombrant qu'un arbre, mais de façon bien plus aléatoire. Il me suffit pour ça de froisser dans la paume de la main un peu d'herbe fraîche et de sentir une première fois l'odeur qui s'en dégage. Une première image viendra instantanément: tout le monde a son souvenir d'herbe coupée, gazon d'école, pelouse des grands-parents, jardin public… Mais ce qui m'émerveille, c'est que si je sens la même touffe d'herbe mais quelques minutes plus tard, alors que la chaleur de la paume s'est communiquée à elle et a exalté une autre composante de son parfum, c'est une tout autre image qui va me sauter aux narines. Et de même quelques instants plus tard, jusqu'à ce que le cerveau soit saturé d'informations ou se mette en boucle en ne ramenant que des images stéréotypées, histoire que je le laisse enfin tranquille avec cette histoire d'odeurs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pourtant, que la mémoire est chose fragile et prête à se dérober pour peu qu'on lui demande un exercice qui la sort de ses habitudes. J'ai souvent parcouru ces jours derniers une piste cyclable de la banlieue de ma ville. Trajet que j'effectuais presque quotidiennement quand j'étais étudiante puisqu'il m'amenait vers le campus. À l'époque il ne s'agissait par endroits que d'une simple piste en terre longeant des champs de maïs. &lt;st1:metricconverter productid="25 km" st="on"&gt;25 km&lt;/st1:metricconverter&gt; par trajet, quatre fois par jour, pendant trois ans, et je me retrouve maintenant fréquentant les mêmes endroits complètement chamboulés par de grandes opérations foncières et totalement incapable de dire ce qu'il y avait à la place de ces chantiers à un endroit précis. C'était différent, oui, certes, mais encore? Une usine? Un champ? Des villas? Pourtant je pensais que ce trajet s'était inscrit dans mon crâne de façon indélébile…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Et cette personne que j'observe dans la pharmacie? Je connais son visage, il m'est étrangement familier mais je suis incapable de déterminer le réseau auquel je peux le rattacher. Je vois cette personne à intervalles irréguliers, nous avons des rapports courtois, ni plus, ni moins, il s'agit d'un visage que j'ai vu évoluer à travers le temps, je le sais parce qu'il m'apparaît un peu flou, comme recouvert d'une superposition de couches usées. Je connais ce visage mais pas cette posture. De qui peut-il bien s'agir? Ah… Bon… Honte sur moi… Maintenant qu'il est retourné derrière le comptoir, je le reconnais: c'est le pharmacien en personne, dans une officine que je fréquente de temps en temps depuis vingt ans! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Et ce jeune homme qui me dit bonjour dans la rue et à qui je réponds d'un air interloqué, qui est-il? Simplement le fils cadet de la voisine qui, une fois hors du cadre de la maison familiale, se tient différemment à tel point que je ne le reconnais pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Comment puis-je farfouiller pendant des heures dans un document pour retrouver les traits d'une personne et en faire son portrait et ne pas être fichue de reconnaître mes voisins?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2198534386688950903?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2198534386688950903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2198534386688950903&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2198534386688950903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2198534386688950903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/mmoire-slective.html' title='Mémoire sélective'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1689984574933443218</id><published>2007-09-26T18:53:00.000+01:00</published><updated>2007-09-26T19:03:08.587+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de non-voyage'/><title type='text'>Journal de non-voyage</title><content type='html'>Depuis longtemps déjà j'ai envie de tenir un journal de non-voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi mes premières émotions esthétiques, après les chevaux de Lascaux, le lièvre de Dürer, le loup de Marlaguette (collection Histoires du Père Castor) vinrent les carnets de voyage de Delacroix et les oiseaux d'Audubon. Je rêvais d'être dessinatrice embarquée lors d'expéditions de découvertes, exploratrice au long cours. Et… j'habite dans le même appartement depuis 46 ans, je crois que c'est mal parti pour ma vocation de baroudeuse mais l'immobilité n'exclut pas la curiosité ni le goût pour l'observation, fort heureusement! Alors j'observe, tout, tout le temps. Mon exotisme est tout personnel: je pratique l'ethnologie sur les peuplades de la rue, l'éthologie sur mes chats, je regarde passer les saisons sur mes murs et défiler les années par les aménagements successifs des pièces de l'appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, bien sûr, parfois je voyage!!! Je vais même jusqu'à Saint Martin d'Hères (quatre kilomètres de chez moi, les montagnes changent de silhouette, le soleil se couche plus tard, les rues sont organisées différemment, tout un autre monde!) pour une bouffée d'exotisme. Le matin je me pose sur un escalier et je regarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette feuille morte, pourquoi n'est-elle qu'à demi-desséchée? Une moitié recroquevillée, une moitié encore souple et tachetée de vert. Sénescence partielle? Information qui n'est pas parvenue à l'ensemble des cellules? Quelques points qui ont décidé de faire de la résistance, n'ayant pas eu leur dose d'été, luttant contre une chute trop injuste au moment où le beau temps se rappelle à notre bon souvenir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqc_V31bWI/AAAAAAAAAk0/d0383m1imYg/s1600-h/0101.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqc_V31bWI/AAAAAAAAAk0/d0383m1imYg/s320/0101.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114572938849643874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une image amenant souvent un mot, c'est le terme de marcescence qui me vient à l'esprit, celui qui sert à désigner le phénomène par lequel certains arbres conservent leurs feuilles flétries une grande partie de l'hiver. Le charme, dans sa jeunesse, présente cette particularité. J'en avais planté un dans la haie du jardin de mes parents, pour l'anniversaire de mes trente ans. Il a été coupé lorsqu'il a fallu faire place aux engins de terrassement pour la construction de la villa des voisins. Je ne le verrai donc pas grandir; ce bout de jardin défiguré, amputé, abandonné, ne fait plus partie de mon histoire, je n'y ai plus mes jalons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens à ce jardin, celui de Saint Martin d'Hères. Levant un peu les yeux des marches de l'escalier, je vois les branches d'un lilas appuyé contre la rambarde. Les bourgeons sont déjà là et me semblent bien avancés, prêts à s'entrouvrir, têtus, quêteurs; s'agit-il d'une éclosion tardive ou des prémices de l'an prochain? Petit serrement de cœur… Verrai-je le retour des prochains feuillages? Chaque année cette même pensée magique qui veut que si j'envisage le pire, il se détournera de ma personne, déçu de ne pouvoir me surprendre. Mais c'est fatigant, il existe tellement de pires à imaginer, et il faut être soigneuse, ne pas trop en oublier au banquet du pessimisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdGF31bXI/AAAAAAAAAk8/q2PA2g7CnjA/s1600-h/0102.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdGF31bXI/AAAAAAAAAk8/q2PA2g7CnjA/s320/0102.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573054813760882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Regarder une feuille, juste une feuille, rien que ça, c'est déjà un petit voyage et si en plus un appareil-photo se mêle à la partie, les paysages n'en sont que plus variés!  Tout d'abord, que regarder? Le dessous de la feuille? Les nervures qui apparaissent par transparence? Elles ne sont alors pas des creux mais une armature qui crée la feuille. Dessous de jupons, cerceaux de crinoline, secrets en lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdRl31bYI/AAAAAAAAAlE/lacbXXxkaOc/s1600-h/0103.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdRl31bYI/AAAAAAAAAlE/lacbXXxkaOc/s320/0103.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573252382256514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je change de mise au point, maintenant, les nervures sont des creux, lits de rivières; ce qui charme c'est la pulpe de la feuille, ce tissu tendu sur les doigts des nervures. Le mécanisme de l'irrigation ne compte plus, seule la présence du matériau intervient, souplesse, courbe, douceur du vert si beau dans les arbres, aussi importable sur ses vêtements que le bleu du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdXF31bZI/AAAAAAAAAlM/jAES-ATRajw/s1600-h/0104.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdXF31bZI/AAAAAAAAAlM/jAES-ATRajw/s320/0104.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573346871537042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Maintenant je joue avec le temps d'exposition et les reliefs s'accentuent. Bout de planète, devenir insecte aux pattes griffues crochues ventousues pour arpenter ce matelas fuyant, explorer les deux faces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqdml31baI/AAAAAAAAAlU/3-PZSJUMx9Q/s1600-h/0105.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqdml31baI/AAAAAAAAAlU/3-PZSJUMx9Q/s320/0105.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573613159509410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qu'à dû faire la grosse punaise verte qui n'a laissé de son passage que cette goutte derrière elle, et même si ce n'est pas de son fait, je me plais à jouer avec l'idée du choc olfactif si l'odeur âcre de cette bestiole était toute entière contenue dans cette si jolie goutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdtF31bbI/AAAAAAAAAlc/nmHJlwQjptE/s1600-h/0106.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqdtF31bbI/AAAAAAAAAlc/nmHJlwQjptE/s320/0106.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573724828659122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqd1l31bcI/AAAAAAAAAlk/-d9qhPmmNsQ/s1600-h/0107.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqd1l31bcI/AAAAAAAAAlk/-d9qhPmmNsQ/s320/0107.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573870857547202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Autres jolies sphères ou presque, de la même taille environ, ces deux minuscules escargots collés au crépi du mur. Gouttes de vie, mais perfection à l'inverse de celle de la goutte d'eau. Contours rigides, la sphère leur est acquise. À telle point qu'ils ne cessent de la répéter spire après spire. Où est la bête dans cet orbe transparent? Comment peut-on décemment être aussi petit, à peine plus gros que l'œuf d'où l'on sort et déjà si obstinément construit? (Et pourquoi l'un projette-t-il une ombre translucide et pas l'autre?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqd8F31bdI/AAAAAAAAAls/hezlmnF1HpI/s1600-h/0108.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqd8F31bdI/AAAAAAAAAls/hezlmnF1HpI/s320/0108.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114573982526696914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqeEl31beI/AAAAAAAAAl0/IalFL-qzbTQ/s1600-h/0109.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqeEl31beI/AAAAAAAAAl0/IalFL-qzbTQ/s320/0109.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114574128555584994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'araignée a refait sa toile, au même endroit, même association de lignes droites pour une surface courbe, certainement la meilleure façon de réunir ces points d'ancrage. Mais pourquoi a-t-elle une nouvelle fois choisi de ne pas suivre le rebord du bord de la gouttière? Et surtout, pourquoi n'a-t-elle pas attrapé les moustiques qui m'ont piqué pendant la nuit précédant la photo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqeMF31bfI/AAAAAAAAAl8/8rdk-NzC_-A/s1600-h/0110.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvqeMF31bfI/AAAAAAAAAl8/8rdk-NzC_-A/s320/0110.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114574257404603890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1689984574933443218?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1689984574933443218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1689984574933443218&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1689984574933443218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1689984574933443218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/journal-de-non-voyage.html' title='Journal de non-voyage'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvqc_V31bWI/AAAAAAAAAk0/d0383m1imYg/s72-c/0101.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1095557404278473618</id><published>2007-09-26T13:38:00.000+01:00</published><updated>2007-09-26T14:18:29.099+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Le loup encadré (centième message posté, si, si!)</title><content type='html'>J'ai encadré le loup, avec les mêmes marges que pour le jaguar et l'ours, histoire de faire cohérent et j'ai gardé le même principe de superpositions pour accentuer l'effet de relief autour de la bêêêête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis trouvée face à un dilemme: garder ou non la pointe des oreilles du loup?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si je laisse la tête affleurer au sommet du boitage afin que les oreilles dépassent, je tombe dans le phénomène de "tête coupée" que je veux éviter. Je me suis donc résignée à couper les pointes (ça s'appelle "essoriller" je crois) pour que la tête puisse être en retrait de 3 cm par rapport à la surface de l'encadrement. Pourtant, j'en avais bavé pour les faire, ces pointes d'oreilles et je m'étais piqué les doigts à moult reprises au moment de les fignoler. Tant pis, j'ai pris mes petits ciseaux de broderie et chgniak, plus de pointes. Maintenant la tête du loup donne l'impression d'être celle d'un animal qui se promène derrière le mur et jette un coup d'oeil en passant au cas où de la chair fraîche passerait à portée de truffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvpbrl31bUI/AAAAAAAAAkk/irVxy9CJ4sM/s1600-h/cadreloup2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvpbrl31bUI/AAAAAAAAAkk/irVxy9CJ4sM/s320/cadreloup2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114501131291422018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvpb-V31bVI/AAAAAAAAAks/SbRmHhlQEBY/s1600-h/cadreloup.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvpb-V31bVI/AAAAAAAAAks/SbRmHhlQEBY/s320/cadreloup.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114501453413969234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvpbBV31bTI/AAAAAAAAAkc/eSM7pdb7dI8/s1600-h/cadreloup.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1095557404278473618?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1095557404278473618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1095557404278473618&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1095557404278473618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1095557404278473618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/le-loup-encadr-centime-message-post-si.html' title='Le loup encadré (centième message posté, si, si!)'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rvpbrl31bUI/AAAAAAAAAkk/irVxy9CJ4sM/s72-c/cadreloup2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-239975162769492765</id><published>2007-09-22T13:30:00.000+01:00</published><updated>2007-09-23T11:09:07.752+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Ecriture</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Qu'écrire? Sur qui, quoi, pourquoi, comment? À quoi correspondent ces périodes où le sang tourne en encre? Qu'il y a-t-il de changé en moi depuis que j'ai déposé ainsi ces souvenirs d'enfance? Sont-ils amoindris, enkystés, consolidés? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ma mère dit qu'après avoir écrit les chroniques que je lui avais demandées, elle s'est retrouvé en quelque sorte dépouillée, appauvrie devant des écrits qui ressemblaient plus à des papillons épinglés qu'à une richesse jusque là interne et tue. Valait-il mieux qu'elle les garde en elle ou qu'elle nous les fît partager? Ces récits sont devenus des éléments d'une légende familiale, mais aussi légendes d'images qui ne nous sont pas accessibles, comme la bande-son d'un film qui se déroule dans une autre tête. D'un côté ces textes, de l'autre des albums-photos dont un jour plus personne ne pourra dire de quels humains ils ont fixé les instants. Est-ce si important de le savoir? Le temps passé à archiver, légender justement, ce temps pris sur un présent, deviendrait une offrande à qui? À quoi? À la peur de mourir, d'oublier, d'être oublié? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Dans mes chroniques d'enfance, essais d'écriture, je me suis cantonnée à des images toutes personnelles, ne souhaitant pas évoquer des personnes de mon entourage, même passé, par pudeur, prudence ou timidité. De fait, au lieu de narrer des anecdotes, je me suis plutôt livrée à une sorte de gymnastique mentale, m'allongeant en quelque sorte sur le molleton de mes souvenirs et me laissant m'enfoncer dans cette texture, jusqu'à ce que les sensations reviennent. Plutôt moi qui descendais qu'elles qui remontaient, jusqu'à ce que je retrouve la qualité de l'état d'esprit et les sensations de l'époque, comme si je revisitais ma tête de petite fille. Alors, finalement, j'ai sans doute figé des moments de cette enfance, en réactivant ces souvenirs je les ai étiquetés comme vérité "posthume" à elle, mais j'ai parallèlement créé chez moi une autre mémoire, celle de ces recherches et de ces temps d'écriture. Sans doute que si un jour je cherche à les retrouver, je tomberai tout d'abord sur le souvenir de ces heures passées à les rassembler. Le souvenir du souvenir? Celui du processus mental qui me permet de tirer la ficelle d'une sensation jusqu'à faire remonter à la surface une grappe de mots. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Maintenant, qu'en est-il de cette envie d'écrire? Elle est toujours là, elle se résout en de nombreux échanges épistolaires, en la tenue d'un journal de bord autour du phénomène de l'attente, mais ce ne sont pas choses à partager dans le cadre du faux anonymat d'un blog. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Alors je crois que j'aime écrire comme j'aime dessiner, dans la description, dans l'anodin, dans le passage de la perception d'éléments infimes mais en dehors d'un projet plus vaste. Comme ces têtes d'animaux en laine feutrée, pas tout à fait la vie, pas tout à fait la mort, un entre-deux qui sort du cadre le temps d'un regard. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-239975162769492765?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/239975162769492765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=239975162769492765&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/239975162769492765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/239975162769492765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/ecriture.html' title='Ecriture'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6037967234261884447</id><published>2007-09-21T09:41:00.001+01:00</published><updated>2007-09-21T10:36:39.256+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Loup y es-tu?</title><content type='html'>Tout d'abord, voici le book terminé, tout fraîchement pris en photo, avec ses jolies vis en laiton (en plus, elles existent de différentes longueurs, je peux donc passer de petit album à GROS album si je mets à produire en série!) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOD1l31a8I/AAAAAAAAAgk/mHdf5HAFeEM/s1600-h/book6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOD1l31a8I/AAAAAAAAAgk/mHdf5HAFeEM/s320/book6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112574958718249922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Là, c'est pour montrer l'intérieur avec ce papier à fibres vertes qui n'est pas sans évoquer la laine cardée, très joli mais très fragile une fois enduit de colle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOEMV31a9I/AAAAAAAAAgs/PHjL4QjQ6Ks/s1600-h/book7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOEMV31a9I/AAAAAAAAAgs/PHjL4QjQ6Ks/s320/book7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112575349560273874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et une dernière photo pour que l'on voit bien l'épaisseur de la couverture et le fait que oui, on peut ouvrir ce book relativement aisément, rapport au fait que j'ai tout bien réfléchi auparavant, si, si :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOEjl31a-I/AAAAAAAAAg0/nEf2sc3bLxM/s1600-h/book8.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOEjl31a-I/AAAAAAAAAg0/nEf2sc3bLxM/s320/book8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112575748992232418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, maintenant, je reviens à mes moutons, non à mon loup. Je cherchais une idée de bestiole à faire dans cette série de têtes qui dépassent d'une boîte, j'hésitais entre une vache et un éléphant puis j'ai eu un coup de foudre pour une photo de loup, parue dans le hors-série d'un magazine télé à propos de l'exposition "Bêtes et hommes". Hop, sitôt vue, sitôt projetée. J'ai donc rassemblé les pelotes dont j'allais avoir l'usage, découpé un rectangle de feutrine épaisse pour le support et c'est parti:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOFZV31a_I/AAAAAAAAAg8/Z7i6MniYXPw/s1600-h/loup1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOFZV31a_I/AAAAAAAAAg8/Z7i6MniYXPw/s320/loup1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112576672410201074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait un fond vert mousse, ça ne mange pas de pain, neutre, sobre et de bon goût, évocation de taïga, de sous-bois ou de moquette, au choix selon les références de chacun. Ensuite, une silhouette de la bête, en veillant à prévoir que certaines parties dépasseront pour augmenter l'effet de relief: les oreilles et la mâchoire inférieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOGCV31bAI/AAAAAAAAAhE/HgV-AC8RjoU/s1600-h/loup2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOGCV31bAI/AAAAAAAAAhE/HgV-AC8RjoU/s320/loup2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112577376784837634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ensuite vient la partie la plus absconse de cette pratique, celle où je mets en place les premiers reliefs en utilisant de la laine cardée de couleur improbable, histoire d'utiliser ces pelotes-erreurs-d'achat-parce-que-j'avais-envie-de-les-avoir-toutes. Comme ce rose pétard ou ce bleu layette qui vont me servir à faire la masse du cou et du crâne tandis que la mâchoire inférieure va être traitée avec un gris passe-partout pour m'éviter de me retrouver avec une sous-couche rose encore apparente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHCF31bBI/AAAAAAAAAhM/gPaL5041cV8/s1600-h/loup3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHCF31bBI/AAAAAAAAAhM/gPaL5041cV8/s320/loup3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112578472001498130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHNV31bCI/AAAAAAAAAhU/RuH74rZtnEE/s1600-h/loup4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHNV31bCI/AAAAAAAAAhU/RuH74rZtnEE/s320/loup4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112578665275026466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHnF31bDI/AAAAAAAAAhc/Tz4z_Wrhu-I/s1600-h/loup5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOHnF31bDI/AAAAAAAAAhc/Tz4z_Wrhu-I/s320/loup5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112579107656657970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est un des moments que je préfère que celui-ci où j'obtiens une forme improbable mais dans laquelle je vois déjà apparaître dans ce magma multicolore le résultat final, même si je suis la seule encore. Heureusement que ça m'amuse parce que c'est aussi la période plus fastidieuse avec ce piquage incessant pour obtenir une masse assez compacte. J'écoute alors des percussions pour faire passer le temps et maintenir le rythme (j'ai quand même chopé une ampoule puis un cal sur le doigt...). Je vous recommande la musique de Djeunes, avec didgeridoo et djembés, pas de paroles, tout se ressemble et ça fait boum-boum, impeccable pour feutrer la laine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que j'obtiens, un loup avec un gros nez. Maintenant assez ri, il va falloir réfléchir et passer aux détails, parce que là, il n'est pas encore très inquiétant ce loup, il ferait plutôt pouffer la Chèvre de Monsieur Seguin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJPF31bFI/AAAAAAAAAhs/nIfuS2ucfeE/s1600-h/loup6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJPF31bFI/AAAAAAAAAhs/nIfuS2ucfeE/s320/loup6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112580894363053138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, les dents, la langue puis les babines. Ah, elle rigole moins la Chèvre de Monsieur Seguin!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJnl31bGI/AAAAAAAAAh0/Fe2wjOjBzkA/s1600-h/loup7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJnl31bGI/AAAAAAAAAh0/Fe2wjOjBzkA/s320/loup7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112581315269848162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJuF31bHI/AAAAAAAAAh8/WXfP9WFJA-4/s1600-h/loup8.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJuF31bHI/AAAAAAAAAh8/WXfP9WFJA-4/s320/loup8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112581426938997874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJ1l31bII/AAAAAAAAAiE/q0NU8vLdsFo/s1600-h/loup9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOJ1l31bII/AAAAAAAAAiE/q0NU8vLdsFo/s320/loup9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112581555788016770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je m'occupe de la mâchoire supérieure et de la truffe et je commence à "colorier" la bête. Un mélange de blanc et de gris pour le côté de la mâchoire, du brun neutre pour le museau. Ensuite les oreilles et les emplacements pour les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOKNV31bJI/AAAAAAAAAiM/7aNP-WGx3fQ/s1600-h/loup10.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOKNV31bJI/AAAAAAAAAiM/7aNP-WGx3fQ/s320/loup10.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112581963809909906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOKsF31bKI/AAAAAAAAAiU/p7l2x5TujoY/s1600-h/loup11.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOKsF31bKI/AAAAAAAAAiU/p7l2x5TujoY/s320/loup11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112582492090887330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOK4131bLI/AAAAAAAAAic/4V1CLYC2OLI/s1600-h/loup12.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOK4131bLI/AAAAAAAAAic/4V1CLYC2OLI/s320/loup12.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112582711134219442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai obtenu un loup-fantôme, il ne me reste "plus" qu'à lui donner un peu de vie. Premier essai de regard mais ça ne fonctionne pas. Je l'ai fait au petit matin, en me fiant directement aux emplacements creusés dans la laine la veille au soir et je n'ai pas pris le temps de me référer à la photo de départ. Résultat: un loup ahuri aux yeux de peluche. A refaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOLe131bMI/AAAAAAAAAik/LW14BHPXD9k/s1600-h/loup14.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOLe131bMI/AAAAAAAAAik/LW14BHPXD9k/s320/loup14.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112583363969248450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les yeux sont trop gros et pas assez rapprochés, je vais rectifier le tir en rajoutant des paupières en dessous et en déplaçant le petit rond noir des pupilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOL3F31bNI/AAAAAAAAAis/jTD4jJen34g/s1600-h/loup15.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOL3F31bNI/AAAAAAAAAis/jTD4jJen34g/s320/loup15.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112583780581076178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOMFV31bOI/AAAAAAAAAi0/xIUIYiYhNpE/s1600-h/loup16.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOMFV31bOI/AAAAAAAAAi0/xIUIYiYhNpE/s320/loup16.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112584025394212066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà, ça ressemble à un loup maintenant! Je vais pouvoir passer à la partie "coloriage à la laine".  Pour cela j'ai fait l'emplette de nouvelles pelotes à un tarif prohibitif. Je les reluquais depuis longtemps et là, j'ai craqué, ces tons chatoyants de gris et de bruns, je ne pouvais pas résister plus longtemps! C'est en les manipulant que j'ai compris la raison de leur prix: cette laine est beaucoup plus douce que l'autre et les fibres sont bien plus longues. Je ne sais pas encore si c'est un avantage ou pas mais c'est au moins une différence et j'ai pu ainsi diversifier ma palette de tons spéciaux "bestioles":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvONMl31bPI/AAAAAAAAAi8/_KS35yrydiE/s1600-h/loup18.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvONMl31bPI/AAAAAAAAAi8/_KS35yrydiE/s320/loup18.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112585249459891442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quand je vous disais que c'était chatoyant à donf... Donc, coloriage de la bête. C'est une partie assez longue parce que je superpose de très fines couches nuageuses de laine cardée pour obtenir les nuances du pelage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvONgl31bQI/AAAAAAAAAjE/7CoRDUVZsQk/s1600-h/loup17.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvONgl31bQI/AAAAAAAAAjE/7CoRDUVZsQk/s320/loup17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112585593057275138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Résultat final, avec ajout des crocs et des babines de la mâchoire supérieure:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOOAl31bRI/AAAAAAAAAjM/tt1vWCjxbsg/s1600-h/loup19.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOOAl31bRI/AAAAAAAAAjM/tt1vWCjxbsg/s320/loup19.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112586142813089042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOOIF31bSI/AAAAAAAAAjU/vqAuZ4knPM4/s1600-h/loup20.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOOIF31bSI/AAAAAAAAAjU/vqAuZ4knPM4/s320/loup20.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112586271662107938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors, le prochain sujet? La traversée d'un fleuve par un troupeau de gnous et zèbres mélangés? Un envol d'oiseaux de paradis? Une panthère noire au crépuscule? Bon, je vais sans doute commencer par encadrer celui-ci et ensuite je verrai, l'envie du dessin plus classique me titille depuis que j'ai acheté une boîte de crayons noirs du plus dur au plus tendre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6037967234261884447?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6037967234261884447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6037967234261884447&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6037967234261884447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6037967234261884447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/loup-y-es-tu.html' title='Loup y es-tu?'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvOD1l31a8I/AAAAAAAAAgk/mHdf5HAFeEM/s72-c/book6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5326212604285816171</id><published>2007-09-20T19:27:00.000+01:00</published><updated>2007-09-20T19:55:40.829+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Book pour laine feutrée</title><content type='html'>En un mois d'absence, j'ai quand même fait des choses et des bidules, notamment un book pour présenter mes zouvrages en laine feutrée. J'en ai déjà préparé trois, reliés de mes blanches mains, pour mes dessins animaliers, les portraits et les travaux autour de souvenirs. Comme ça, le jour où je me décide à prospecter pour montrer mes dessins, ils sont tout prêts (ils ont servi au mois de mai déjà). Mais je n'avais rien fait pour les animaux en laine cardée, notamment parce qu'au départ je ne pensais pas qu'ils seraient appréciés, je craignais qu'ils ne soient considérés comme relevant trop du domaine de la peluche, de la décoration de chambre d'enfants. Mais en fait, non. Leur statut entre le portrait et le trophée semble intéresser les personnes à qui je les montre, alors autant leur préparer de quoi les montrer sans trimballer tous les cadres.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, j'ai fait un "dessin" de chat, d'après une photo de Shaman, catus gouttierus de la maison. Je vous épargne les étapes parce que j'ai celles du loup à vous montrer par la suite, je ne voudrais pas abuser de votre patience (et merci encore à celles et ceux qui continuent à visiter ce blog abandonné pendant presque un mois!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK9H0zXsHI/AAAAAAAAAf8/qtGwVo6Sa3w/s1600-h/book1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK9H0zXsHI/AAAAAAAAAf8/qtGwVo6Sa3w/s320/book1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112356469149773938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne lui ai pas donné un véritable relief réaliste, car alors le book final aurait été presque impossible à ouvrir sans abimer la truffe du matou sur le support. Disons qu'il est en relief "aplati"... (pour ça qu'on dit un "bas-relief"?), comme ça je peux l'entreposer sans trop de problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois le chat portraituré, il ne me restait plus qu'à réfléchir à la réalisation de la reliure. J'ai choisi un système semblable à celui des vieux albums photos, avec deux couvertures, dos et devant, indépendantes et reliées par des vis, ce qui permet d'ajouter des pochettes par la suite au fur et à mesure de ma production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour compenser l'épaisseur de la plaque de feutrine qui a servi de support au "dessin" et celle du relief de la tête, j'ai superposé trois plaques de carton de 3,5 cm d'épaisseur, bien évidées tout bien comme il faut et collées sur une plaque de cartonnette de même dimension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK-3UzXsII/AAAAAAAAAgE/HZWZpX1_CSg/s1600-h/book2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK-3UzXsII/AAAAAAAAAgE/HZWZpX1_CSg/s320/book2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112358384705187970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La vache, qu'est-ce que dur à couper un carton aussi épais! Mais mon obstination légendaire en a eu raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK_rkzXsKI/AAAAAAAAAgU/L_cdfU1nQAs/s1600-h/book3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK_rkzXsKI/AAAAAAAAAgU/L_cdfU1nQAs/s320/book3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112359282353352866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, j'ai réalisé une étiquette à partir d'une photo montrant de la laine cardée et une aiguille barbelée, étiquette que j'ai plastifiée puis mise en place avec un autocollant double-face. Après quoi j'ai tapissé l'intérieur de la niche creusée dans les trois épaisseurs de carton avec un papier doré puis découpé dans la cartonnette une plaque évidée, qui laissera ainsi voir le chat et l'étiquette (ben oui, sinon ce serait ballot...) qui sera ensuite recouverte de ce papier enduit de PVC noir et brillant, très joli à voir parce qu'il prend bien la lumière mais très pénible à travailler parce que la colle vinylique, le PVC, ça le fait bien rire. Et moi pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK_h0zXsJI/AAAAAAAAAgM/Zjvn-Cin5eM/s1600-h/book4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK_h0zXsJI/AAAAAAAAAgM/Zjvn-Cin5eM/s320/book4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112359114849628306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et voilà le résultat!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvLAe0zXsLI/AAAAAAAAAgc/artQefceHhQ/s1600-h/book5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvLAe0zXsLI/AAAAAAAAAgc/artQefceHhQ/s320/book5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112360162821648562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bon, ensuite il y a d'autres étapes mais je ne les ai pas toutes prises en photo et puis, tout montrer serait quand même fastidieux. Disons pour résumer que j'ai associé cette couverture à une bande de carton perforée en veillant à laisser une sorte de charnière afin de pouvoir ouvrir la couverture quasiment à plat. Le dos a été une partie de plaisir ou presque puisque la colle a foiré à un endroit mais bon, c'est le dos et je prendrai le temps un de ces quatre de lui expliquer qui commande ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, promis, je rajoute une photo de l'ensemble avec vue sur le côté pour qu'on voit bien que le museau du chat dépasse. Non non, n'insistez pas, je ne la ferai pas ce soir, avec le flash et la couverture brillante, on ne verrait rien de toutes façons, et puis j'ai la flemme de dégager un coin pour le poser et le photographier, le loup presque fini prend toute la place sur la table.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5326212604285816171?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5326212604285816171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5326212604285816171&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5326212604285816171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5326212604285816171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/book-pour-laine-feutre.html' title='Book pour laine feutrée'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RvK9H0zXsHI/AAAAAAAAAf8/qtGwVo6Sa3w/s72-c/book1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3056824528540774744</id><published>2007-09-20T18:35:00.000+01:00</published><updated>2007-09-20T18:39:25.124+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Moment de bonheur, bonheur du moment</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;De, du… Moment de bonheur et bonheur du moment ne sont donc pas bonnet blanc et blanc bonnet. "De" est un partitif, il indique une partie d'un ensemble plus vaste, "du" est une version contractée d'un article défini, il articule un instant. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Alors oui, être debout en haut des marches de cet escalier extérieur, sous l'auvent de la marquise, fumant ma première cigarette du matin pour épingler l'instant dans un geste pendant que j'entendais E. bruire dans sa maison était un morceau de bonheur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Pour être dans le bonheur de ce moment, j'ai ouvert mes yeux et les pores de ma peau et j'ai observé. Sous le toit de la marquise, à l'angle de la gouttière, j'ai vu la plus belle toile d'araignée du monde, formule mathématique parfaite dépliée dans l'espace, rejoignant avec l'élégance de la perfection la ligne droite de la tuile et la courbe de la gouttière, rectitudes décrivant une courbe, un petit chef d'œuvre d'un instant, d'une journée, si joli piège. Derrière le sapin, un avion tirait son trait de craie sur le tableau bleu du ciel, le rendant palpable et surface. Les contreforts de la montagne étaient bleus, de ce bleu des matins d'automne. La grue du chantier voisin tournait sur elle-même, transportant une grande grille qui semblait si fragile au bout du câble, autre toile d'araignée. Le monde était en route, ma journée pouvait commencer.  De bonne heure...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3056824528540774744?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3056824528540774744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3056824528540774744&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3056824528540774744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3056824528540774744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/moment-de-bonheur-bonheur-du-moment.html' title='Moment de bonheur, bonheur du moment'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4711667065228591149</id><published>2007-09-19T19:35:00.001+01:00</published><updated>2007-09-19T19:43:25.989+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><title type='text'>Le retour du Guide des Convenances!</title><content type='html'>Et hop, me voici de retour, tadam!!!! Bon, d'accord, ça fait presque un mois que je n'ai rien posté sur ce blog, rapport au fournisseur d'accès qui disait des trucs comme quoi, faute d'avoir été payé, il faisait la tête... J'vous jure!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci n'est que mauvais souvenir à partir d'aujourd'hui et voici donc la suite du Guide des convenances avec le mariage. Oyez braves gens!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les fiançailles, le trousseau de la future mariée. Je vous épargne la description des différents trousseaux, de 300 à 6 000 francs (pour donner une idée des prix, une paire de draps de toiles coûte 23 francs dans la liste de base, une paire de draps à jours à marque brodée coûte 58 francs pour la liste la plus onéreuse). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Comment marquer son trousseau:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le linge de corps de la jeune fille se marque des initiales de son prénom et de son nom de femme, le linge de la maison aux initiales des deux familles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par exemple, si Mlle Berthe André épouse M. Jean Durand, le linge de corps de la femme sera marqué BD (Berthe Durand), le linge de corps du mari sera marqué JD (Jean Durand), le linge de maison sera marqué AD (André Durand). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les initiales brodées se placent toujours dans un endroit très apparent, les marques au fil rouge se mettent dans un endroit peu visible &lt;/span&gt;(à quoi correspondent ces marques au fil rouge?&lt;span style="font-style: italic;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La marque doit se mettre de façon à avoir la lisière de l'objet à gauche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les draps sont marqués au pied, avec la lisière à gauche; les mouchoirs, les nappes, &lt;/span&gt;(suit la liste des emplacements pour chaque élément du trousseau)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. Les initiales brodées se placent sur les draps, au milieu, à 15 ou 20 cm au-dessous de l'un des ourlets. Pour les initiales des taies d'oreiller, on les place à 10 ou 20 cm au-dessous du sommet, selon la longueur qu'ils auront. Quelques personnes placent les initiales de biais sur le côté gauche de la taie d'oreiller &lt;/span&gt;(soyons fous!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La corbeille:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voici la composition d'une corbeille riche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Collet de zibeline ou jaquette de loutre ou d'astrakan&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Robes en pièce, une en velours, l'autre en soie, satin, brocart, faille, damas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Dentelles anciennes et modernes: Chantilly, Alençon, Bruxelles, Malines, Bruges, etc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Éventails de bal et de soirée: un ancien et deux modernes, l'un en dentelle, l'autre en plumes noires ou blanches, monté sur écaille avec ses initiales futures en or ou en diamants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une jumelle de théâtre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une ombrelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un écrin contenant un porte-cartes et un porte-monnaie &lt;/span&gt;(parce que la mariée aura le droit d'utiliser de l'argent pour payer quelque chose??? Mais c'est répugnant!)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une longue chaîne sautoir en or avec perles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Des bagues anciennes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une parure en brillants composée d'une paire de boucles d'oreilles, d'une broche, d'un bracelet, d'une branche de corsage, d'une aigrette pour les cheveux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une montre mignonne &lt;/span&gt;(beurkkkk)&lt;span style="font-style: italic;"&gt; avec les initiales de la future mariée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un rang de perles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une trousse en or, dont la bourse à mailles contient des pièces neuves &lt;/span&gt;(le détail qui fait la différence…)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un joli sac de voyage avec nécessaire de toilette&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une pièce de mariage en or avec dessins allégoriques spéciaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un missel enluminé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Composition d'une corbeille modeste:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une paire de boucles d'oreilles avec brillants&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une chaîne sautoir et une montre en or&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une broche et un bracelet en or&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une robe de satin et une robe de drap&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une parure et un manchon en astrakan, en loutre, en mongolie, en castor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Une pièce de guipure noire et une pièce de valenciennes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un éventail en satin pailleté monté sur écaille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Un sac de voyage en maroquin, un porte-cartes et un porte-monnaie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;• Deux pièces neuves pour le mariage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Cadeaux que la jeune fille peut offrir à son fiancé:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils sont peu nombreux et peu variés. Autrefois l'usage voulait que la jeune fille offrit la chemise et la cravate de noce, cette coutume nous semble actuellement risible et surannée! &lt;/span&gt;(Hu hu hu…) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les cadeaux qu'elle peut offrir sont: un gilet, une cravate, des mouchoirs brodés de ses blanches mains, des boutons de manchette, une épingle de cravate, une parure de chemise. La jeune fille peut aussi offrir un livre avec une dédicace &lt;/span&gt;(si elle a appris à lire et à écrire en prévision de l'émotion qu'elle ressentira en suivant les progrès des futurs héritiers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Comment on partage les frais:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le fiancé fournit la corbeille, achète les meubles, tapis, tentures, chevaux et voitures. La mère de la jeune fille fournit le trousseau, c'est-à-dire la literie, le linge de maison, des gens de maison et le linge personnel de sa fille. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Cadeaux de mariage:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les amis intimes, les témoins, les parents des fiancés, tous les invités de la noce doivent faire un cadeau. À son envoi, le donateur épingle sa carte; lorsqu'il y a plusieurs donateurs cotisés pour un seul objet, on écrit les noms sur une seule carte. L'argenterie domine dans ces cadeaux: plats en argent, réchaud, couverts de table, couverts à poisson, à entremets, petites cuillers, cuiller à verre d'eau (?????), couteaux de dessert, etc. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour chiffrer ces objets d'argenterie, on met simplement les initiales du jeune ménage; s'il y a des armoiries, on mettra les armoiries ou le blason des deux maisons en les accolant. On pourra également mettre soit le chiffre, soit la couronne. On ne peut pas mettre les deux ensemble. &lt;/span&gt;(Et puis quoi encore, j'vous jure… Les deux ensemble… J'en ris encore!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'exposition des cadeaux se fait sur de longues tables. Des domestiques sont chargés de la garde des cadeaux car il est difficile au milieu des allées et venues de la foule, de ceux qui palpent, examinent les objets, de distinguer les vrais invités de ceux qui s'introduisent avec des intentions malveillantes. Le trousseau est souvent étalé à côté des cadeaux offerts, je trouve ce procédé vraiment un peu sans gêne et, à mon avis, il est bon de s'en abstenir. &lt;/span&gt;(Bien la peine de s'escagasser les yeux à broder les initiales à 10 cm du bord des draps!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le trousseau et la corbeille de mariage s'exposent dans la soirée de la signature du contrat. Ils restent exposés jusqu'au jour du mariage et sont visités pendant le lunch. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans beaucoup de familles aristocratiques on a aboli l'exposition de la corbeille. On s'en dédommage en envoyant aux journaux la liste des cadeaux offerts et le nom des donateurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le contrat:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La signature du contrat se fait quelques jours avant la célébration du mariage, elle a lieu chez le notaire ou chez les parents de la fiancée. En réalité il n'y a que les signatures à apposer, la lecture est une simple formalité car les clauses du contrat ont été débattues et mûrement étudiées à l'avance. Les deux fiancés n'auront jamais pris part directement à ces discussions, ils doivent feindre même de les ignorer &lt;/span&gt;(qui a prononcé le terme d'hypocrisie?)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mode qui supprime de plus en plus les fêtes pompeuses le jour du mariage les reporte à la signature du contrat; on donne un grand bal. Il y a certainement une idée heureuse dans cette innovation: la fiancée est plus libre d'esprit que le jour du mariage et ces réjouissances ne précèdent pas de quelques heures seulement la séparation d'avec sa famille. Elle sera plus gaie, plus en possession de son sang-froid, s'occupera de tous sans arrière-pensée; sa toilette, blanche ou rose, sera déjà un peu "dame" sans affectation, avec un décolletage à peine indiqué; elle ne se parera pas encore des bijoux de sa corbeille, seule sa bague de fiançailles brillera au quatrième doigt de la main gauche. Elle pourra aussi porter ses petits bijoux de jeune fille et les distribuer gracieusement à ses demoiselles d'honneur à la fin de la soirée. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est la fiancée qui ouvre le bal avec son fiancé; sa deuxième danse revient au notaire et les suivantes aux garçons d'honneur successifs. Mais il ne convient pas que la fiancée danse beaucoup; elle doit se tenir avec une réserve digne, gracieuse pour tous les invités mais à l'écart des distractions trop bruyantes; que les jeunes filles et jeunes gens s'en donnent à cœur joie, cela est permis, la future mariée n'en fait plus partie désormais. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les lettres de faire-part ne sont pas cachetées. Elles doivent être très nombreuses; toutes les relations, les fournisseurs, les domestiques même doivent en recevoir &lt;/span&gt;(sont-y gâtés!)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Formalités légales du mariage:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour que le mariage civil puisse être célébré, il doit y avoir consentement des deux conjoints. Le fils et la fille qui n'ont pas vingt et un ans révolus ne peuvent contracter mariage sans le consentement des pères et mères. S'il y a conflit entre le père et mère, le consentement du père est suffisant mais la mère doit être consultée. Si l'un des parents est mort, le consentement de l'autre suffit &lt;/span&gt;(sic)&lt;span style="font-style: italic;"&gt; mais l'acte de décès doit être présenté. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bien que les enfants aient atteint l'âge de vingt et un ans révolus, jusqu'à trente ans accomplis, ils ne peuvent se marier sans avoir demandé le consentement de leurs parents; à défaut de ce consentement, l'intéressé fera notifier l'union projetée à ses père et mère ou à celui des deux dont le consentement n'est pas obtenu. Trente jours francs écoulés, après justification de cette notification, il sera passé outre à la célébration du mariage. Cette notification doit être faite, même si les enfants ont été mariés une première fois, s'ils n'ont pas atteint l'âge de trente ans. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les enfants déposés dans un hospice ne peuvent se marier, jusqu'à vingt et un ans révolus, sans le consentement de la commission administrative de l'hospice. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les militaires doivent, outre le consentement de leurs parents, justifier de la permission de leur chef. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les pièces que l'on doit remettre à l'officier d'état-civil sont: les actes de naissance des deux conjoints, le consentement des ascendants ou l'acte constatant l'impossibilité dans laquelle ils sont d'être consultés: absence, cas de folie, d'imbécillité (pièce qui n'est pas exigée lorsque les ascendants sont présents), l'acte de décès des parents morts. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mariage civil:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le marié est en redingote, pantalon gris, chapeau haut de forme, gants clairs. La mariée en élégant costume de visite, de couleur moyenne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le marié fait chercher par des voitures ses témoins qui sont conduits directement à la mairie; lui-même, avec ses parents, se rend chez sa fiancée. La fiancée monte avec son père et sa mère dans la première voiture. Les deux dames sont au fond. Dans la seconde viennent le marié et sa famille, le marié se trouve sur le devant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est la jeune mariée qui signe l'acte la première, sur le registre de l'état-civil; elle passe la plume à son nouvel époux qui la prend en disant: "merci, Madame", lui donnant ainsi, le premier, son nouveau titre. À partir de cet instant on peut l'appeler ainsi mais il est de bon ton d'attendre la fin de la célébration du mariage religieux pour lui donner ce titre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mariage civil doit être célébré à la mairie, les portes grandes ouvertes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mariage civil est gratuit mais il est obligatoire de donner une gratification au garçon de service et de déposer dans le tronc une offrande pour les pauvres de l'arrondissement (une dragée en plâtre, un tricot couleur cachou, une image religieuse sur carton?) ou pour le bureau de bienfaisance. Cette offrande doit être au moins de vingt francs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La soirée qui suit ce dîner doit être courte; tous les invités se retirent de bonne heure, et le jeune marié se retirera avec eux  &lt;/span&gt;(s'agit quand même pas de penser qu'un simple mariage civil permet toutes les familiarités!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le mariage catholique:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Église catholique interdit le mariage du premier dimanche de l'Avent jusqu'à l'Épiphanie et du mercredi des Cendres jusqu'à l'octave de Pâques. Pour contracter mariage pendant ces deux périodes de temps prohibé, il faut une dispense spéciale qui doit être demandée à l'archevêché (bureau de l'officialité). Cette dispense coûte 6 francs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut de même, une dispense pour les mariages entre parents. Elle s'obtient par une demande au même bureau. Son prix varie selon la fortune des futurs conjoints. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les bans doivent être publiés à la messe paroissiale pendant trois dimanches consécutifs. Pour obtenir la dispense d'une ou plusieurs publications de bans, il faut indiquer des motifs et payer une rétribution. On obtient aisément la dispense de la troisième et de la seconde publication. C'est pour un motif très sérieux qu'on obtient la dispense des trois, pour éviter un scandale par exemple. Le rachat d'un ban est de 2 francs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Tarifs moyens usité dans les paroisses de Paris: de la dixième classe à 6 francs jusqu'à la première classe à 1 500 francs)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Toilette de la mariée, du marié, des invités:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout doit être blanc dans cette toilette de noce: le corset, le linge, les jupons, celui du dessus en damas blanc avec un haut volant de dentelle posé sur d'autres volants de taffetas ou de mousseline de soie blanche. Les bas sont en soie blanche, les souliers moyen âge en peau blanche. La traîne a environ 2,50 m à 3 m pour une robe de satin, 2 m pour une robe de laine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le marié porte l'habit noir, le pantalon noir, le gilet noir ou blanc, cravate blanche, gants blancs, souliers vernis, chaussettes de soie noire et claque ou chapeau haut de forme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les demoiselles d'honneur sont en robe de couleur claire, rose, bleue, mauve, paille, Pompadour, à rayures Louis XIV, en couleur changeante. Une petite bourse, assortie à la robe et garnie de fleurs et de dentelles, accompagne chaque toilette. Les demoiselles d'honneur sont en taille (?), elles ont un chapeau habillé, garni de plumes le plus souvent. Lorsqu'elles sont en deuil, les demoiselles d'honneur se mettent en blanc. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les garçons d'honneur, à partir de 16 ans, - il faut aussi tenir compte de la taille, - sont en habit, même toilette que le marié. Au-dessous de 16 ans, ils sont en smoking à revers de soie, avec chapeau melon noir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On ne se fait pas friser, c'est tout à fait commun, ni surtout pommader outre mesure. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les manteaux sont laissés en bas de l'église au bras d'une domestique.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4711667065228591149?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4711667065228591149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4711667065228591149&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4711667065228591149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4711667065228591149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/09/le-retour-du-guide-des-convenances.html' title='Le retour du Guide des Convenances!'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3774596811487899451</id><published>2007-08-22T17:02:00.000+01:00</published><updated>2007-08-22T17:08:03.579+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Les fiançailles</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Allez, vous avez été sages, je vous mets la suite du Guide des Convenances, histoire de décrasser la tuyauterie avec une bonne dose d'adrénaline. Nous avons laissé les deux tourtereaux juste après la séance de maquignonnage entre adultes. Maintenant, le parcours du combattant des &lt;b style=""&gt;fiançailles&lt;/b&gt;…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La visite du jeune homme, agréé comme fiancé, suit immédiatement celle de l'ami (qui aura présenté la demande); les parents le reçoivent amicalement, il fait déjà partie de la famille et il est d'usage de le prier à dîner pour le soir-même. Il aura eu soin de faire précéder sa visite d'un envoi de fleurs blanches disposées en gerbe, en corbeille, en panier, etc…, il n'y joindra pas sa carte. &lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La jeune fille ne doit pas assister à la première partie de la visite, les parents le reçoivent d'abord, lui tendent la main, lui disent d'affectueuses paroles. La jeune fille est appelée un peu plus tard; il est de bon ton que sa mise soit un peu recherchée, elle aura à son corsage une fleur du bouquet reçu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Elle tend la main à son fiancé car dès lors, il a droit à ce titre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Elle le remercie simplement de son bouquet &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(que d'effusions, c'en est trop!). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Lorsqu'on habite à la campagne ou un endroit éloigné, on peut offrir des rafraîchissements à celui qui fait la demande en mariage et au jeune homme lors de sa première visite. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(Si on habite en ville, il n'a pas droit à l'anis?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le jeune homme n'attend pas l'heure du dîner, il se retire et revient le soir à l'heure qu'on lui a fixée. Il est en jaquette ou en veston. La fiancée a une petite chemisette de soie claire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le fiancé doit, à partir de ce jour, venir tous les jours voir sa fiancée et lui devra un tribut fleuri. Le premier bouquet de fiançailles doit se composer de fleurs coupées, il peut être blanc, ou rosé &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(pour les plus zazous?).&lt;i style=""&gt; Les paniers garnis d'oignons, de tulipes, de jacinthes, de pieds de marguerites sont réservés pour les petits envois de &lt;st1:personname productid="la semaine. Les" st="on"&gt;la semaine. Les&lt;/st1:PersonName&gt; fleurs expédiées pour les dates officielles: fiançailles, dîner de fiançailles, jours de réception, soirée de contrat, jour de mariage, seront des fleurs à longue tige; lilas, roses, tulipes, lis et jasmins réunis en gerbes, en bouquets, en paniers aux anses arrondies, voilés de tulle blanc, noués de satin ou de moire. À ce panier le fiancé pourra faire joindre des fleurs coupées, destinées à orner les pièces dans lesquelles on reçoit, danse, lunche ce jour-là. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Si elle a des sœurs jeunes filles, le fiancé leur envoie un bouquet de temps en temps, mais petit et d'une valeur insignifiante. Il est de bon goût d'en envoyer une ou deux fois à sa future belle-mère, en fleurs de couleurs, bien entendu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Plusieurs traités de savoir-vivre prétendent que le premier bouquet donné à la promise doit être blanc, puis ensuite, par une progression habile, il doit aller en se fonçant de telle sorte qu'à la veille du mariage, il se trouve entièrement rouge. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(Quelle allégorie! Quelle poésie!)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le dîner des fiançailles: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le jour des fiançailles officielles, le jeune homme envoie à la jeune femme un bouquet composé de roses, de lilas, camélias, dahlias, muguet, tubéreuses, suivant &lt;st1:personname productid="la saison. Ce" st="on"&gt;la saison. Ce&lt;/st1:PersonName&gt; bouquet sera orné d'un très beau ruban blanc, que plus tard la jeune fille, devenue épouse et mère, retrouvera avec attendrissement dans ses trésors les plus précieux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Les fiançailles s'annoncent au dessert. Si le dîner a été remplacé par une soirée, elles s'annoncent à minuit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Bague de fiançailles: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;C'est aussi ce jour-là que le jeune homme remet la bague de fiançailles. On la prend généralement blanche, composée de perles et de diamants. Les bagues aux pierres de couleur sont réservées pour d'autres circonstances, pour marquer d'une pierre brillante les événements d'une vie de femme: la naissance d'un enfant, les anniversaires de mariage, les noces d'argent ou d'or. Ah! Nous sommes bien loin de là, vous écriez-vous, mes jeunes lectrices de dix-huit ans, tout à la joie de vos fiançailles, à l'espoir radieux de cette vie nouvelle qui s'ouvre devant vous. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le blanc, la réunion de toutes les couleurs, symbolisera pour vous la réunion de toutes les joies, de tous les bonheurs. Et, pendant que vous demandant la permission de vous baiser la main, votre fiancé passe au quatrième doigt de votre main gauche l'anneau scintillant, pliez-le vivement afin que, la bague s'arrêtant à la dernière phalange, vous soyez assurée, par ce moyen, d'être reine et maîtresse dans votre future maison. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Faire-part des fiançailles&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;: On avait essayé d'introduire, en France ,la mode allemande qui consiste à écrire sur papier enluminé les noms des deux futurs suivis de ces lignes: ont l'honneur de vous faire part de leurs fiançailles. Mais cette mode s'intronise difficilement dans notre pays où, avant le mariage, les jeunes filles ne peuvent guère faire part elles-mêmes d'un événement quelconque. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(…) Les amis intimes sont prévenus par une lettre autographe. Exemple:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;"Chère madame et amie, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je veux vous annoncer un événement de famille qui nous rend très heureux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Ma fille Hélène (sic) est fiancée à Monsieur Gontran de Gourac, lieutenant au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; bataillon de chasseurs à pied. Son avenir parait brillant et la haute valeur morale de son caractère nous est une ferme garantie de bonheur pour notre chère fille"&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(…) Le jeune homme a désormais le droit de venir voir sa fiancée chaque jour; malgré ses privautés, il sera de bon ton de ne jamais se présenter chez elle avant trois heures de l'après-midi. La mère sera présente à ces visites; elle dirigera les conversations, s'associera aux projets d'avenir et c'est surtout dans ces moments bénis de douce intimité (sic) qu'elle pourra leur verser les trésors de son expérience et de sa tendresse&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;. (En leur passant la chanson de Boris Vian, "Ne vous mariez pas les filles"?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La mère n'assistera pas constamment à l'entretien des fiancés, elle pourra leur ménager avec tact quelques moments de tête-à-tête: sous prétexte de donner un ordre, de surveiller un détail domestique, elle s'éloignera; laissant la porte entr'ouverte, elle pourra travailler dans la pièce voisine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Nous ne saurions trop recommander aux fiancés de ne se livrer à aucune familiarité; ils doivent se borner à la démonstration du shake hand et se traiter avec réserve; pas de libertés déplacées, pas d'expressions de tendresse trop vives; toutes ces douceurs charmantes doivent être réservées pour les premiers temps du mariage. Mais de toutes façons il ne convient pas que les fiancés soient trop libres l'un vis-à-vis de l'autre. &lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Les premiers jours, les fiancés se traiteront de Monsieur et de Mademoiselle, puis ils diront "Monsieur Raoul" et "Mademoiselle Jeanne" &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(une pensée pour Audiard et Franquin…), &lt;i style=""&gt;ensuite Raoul et Jeanne tout court. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Durée des fiançailles&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;: Que dirons-nous de la durée des fiançailles? Quelques esprits éminents ont tenté, tout récemment, de résoudre cette question difficile. "C'est la vraie lune de miel, disent quelques-uns, prolongez-la autant qu'il est possible", "l'esprit français est léger, ne laissez pas à ces enfants trop d'occasion de se dédire, mariez-les sans délai". Comme indication générale,disons: les fiançailles doivent être assez longues pour que les deux jeunes gens aient eu le temps de s'étudier, mais assez courtes pour que leur affection réciproque ne soit pas lasse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Autrefois, une jeune fille était presque retranchée du monde pendant la durée des fiançailles, elle ne pouvait se montrer dans aucun lieu de réunion public, les visites de son fiancé étaient ses seules distractions. Les jeunes filles actuelles s'accommoderaient mal d'une telle réclusion, l'usage leur permet de sortir comme à l'ordinaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Une fiancée peut aller au concert, au théâtre avec ses parents et son fiancé. Il l'accompagne dans ses courses, pourvu qu'une tierce personne âgée et respectable soit toujours présente. Le jeune homme ne donnera le bras ni à sa fiancée ni à la mère de sa fiancée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La jeune fille ne va cependant pas au bal, où sa position serait gênante: il serait déplacé de ne danser qu'avec son fiancé, et il n'est pas reçu qu'elle danse souvent avec d'autres. Lorsqu'une jeune fille est invitée comme demoiselle d'honneur, il est correct de lui donner son fiancé comme garçon d'honneur. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Lorsque les fiancés seront invités dans une tierce maison, ils s'y rendront séparément; ils pourront sortir ensemble &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(d'où l'expression "sortir avec quelqu'un"????)&lt;i style=""&gt;; le fiancé reconduira la jeune fille chez elle avec sa famille. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;(Dans les occasions de réception dans la famille de l'un ou de l'autre) la tenue des deux fiancés vis-à-vis l'un de l'autre doit être correcte. Il convient que leur affection mutuelle se devine mais qu'elle ne s'étale pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Si la jeune fille était orpheline, son tuteur, ses oncles et tantes devraient remplacer les parents; en ce cas les fiançailles doivent être courtes, on les abrège le plus possible. Si la jeune fille n'avait aucune relation, ni protection, elle se retirerait, après la demande faite, dans une maison de retraite, son fiancé venant la voir au parloir. Le mariage a lieu dans la plus grande intimité, si possible dans la chapelle de la maison où la jeune fille s'est retirée.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;Je ne commente même pas, je vais chercher un produit contre les remontées de bile. Heureusement qu'il y a une machine à laver toute neuve qui ronronne dans la cuisine! Jour de fête!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3774596811487899451?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3774596811487899451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3774596811487899451&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3774596811487899451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3774596811487899451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/les-fianailles.html' title='Les fiançailles'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-206697762070985685</id><published>2007-08-21T19:35:00.000+01:00</published><updated>2007-08-21T19:57:52.258+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Ours encadré</title><content type='html'>Je continue ma série d'encadrements, cette fois-ci c'est au tour de l'ours et je vous montre quelques étapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, la bestiole finie, à l'état brut, à mi-chemin entre une peluche décapitée et un trophée de chasse (il ne manque plus que les traces de pneus pour faire penser à Franska, comme le suggérait un ami...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssw5WKc7_I/AAAAAAAAAe8/8jDFUk2mIpU/s1600-h/ours6.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssw5WKc7_I/AAAAAAAAAe8/8jDFUk2mIpU/s320/ours6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101224764687314930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je commence par réaliser un boîtage avec une partie en creux qui recevra la tête en laine feutrée et les anneaux pour l'accrochage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxQWKc8AI/AAAAAAAAAfE/tpxaQW5mDBU/s1600-h/cadreours1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxQWKc8AI/AAAAAAAAAfE/tpxaQW5mDBU/s320/cadreours1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101225159824306178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxgmKc8BI/AAAAAAAAAfM/f-ORlH6QI_4/s1600-h/cadreours2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxgmKc8BI/AAAAAAAAAfM/f-ORlH6QI_4/s320/cadreours2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101225438997180434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai recouvert les bords intérieurs de la boîte interne d'un papier doré avec effet de tissage, avec un rebord qui restera visible sur le replat du carton.&lt;br /&gt;J'ai ensuite découpé une cartonnette à la dimension du grand (presque) carré extérieur (31 x 32,5 cm pour les curieux), avec une partie centrale évidée de telle façon que 0,5 cm de papier doré reste visible.&lt;br /&gt;J'en ai recouvert les bords d'une marge de papier rouge à motifs sombres, j'ai collé le tout sur la boîte et mis sous presse avec la technique bien connue des briques en terre cuite (je n'ai pas encore pris le temps de toutes les recouvrir de papier peint pour éviter qu'elles n'abîment les supports, ça va venir!). Sur la photo on voit un bout de la marge de papier rouge...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxwGKc8CI/AAAAAAAAAfU/WcAYuSmqGyY/s1600-h/cadreours3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RssxwGKc8CI/AAAAAAAAAfU/WcAYuSmqGyY/s320/cadreours3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101225705285152802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, je découpe une autre cartonnette de mêmes dimensions extérieures que la boîte, mais en évidant un carré interne encore plus grand, de telle façon qu'une marge de papier rouge de 2 cm de large reste visible. Mon but est d'obtenir un effet de profondeur qui accentue l'impression que la tête d'ours sort du cadre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssy0mKc8DI/AAAAAAAAAfc/DTWdw2iodAw/s1600-h/cadreours4.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssy0mKc8DI/AAAAAAAAAfc/DTWdw2iodAw/s320/cadreours4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101226882106191922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je colle le carré sur la boîte et je rabats sur les côtés (bien sûr il faut à ce stade là faire bien attention à juxtaposer parfaitement ce carré sur les précédents, sinon, bonjour les surprises du genre "oh, tout est fichu, il ne reste plus qu'à recommencer depuis le début!"). Et voilà, une tête d'ours prête à accrocher!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssz-2Kc8FI/AAAAAAAAAfs/vNPt7PrAL9I/s1600-h/cadreours5.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssz-2Kc8FI/AAAAAAAAAfs/vNPt7PrAL9I/s320/cadreours5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101228157711478866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et la même en situation sur un mur. Les couleurs changent selon l'usage ou pas du flash mais j'ai quand même choisi des papiers à dominante rouge, je voulais quelque chose qui ravigote le brun de la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rss0V2Kc8GI/AAAAAAAAAf0/UXnqmkaum0U/s1600-h/cadreours6.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rss0V2Kc8GI/AAAAAAAAAf0/UXnqmkaum0U/s320/cadreours6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101228552848470114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-206697762070985685?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/206697762070985685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=206697762070985685&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/206697762070985685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/206697762070985685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/ours-encadr.html' title='Ours encadré'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rssw5WKc7_I/AAAAAAAAAe8/8jDFUk2mIpU/s72-c/ours6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5207777116223825374</id><published>2007-08-19T09:00:00.000+01:00</published><updated>2007-08-19T10:40:54.904+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Guide des convenances, ça continue...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ah, je sens que ça vous manque, le Guide des Convenances. Prêts pour une petite pincée? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La première communion&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;: &lt;i style=""&gt;Ce rêve unique, ce bonheur "du plus beau jour de la vie", reste toujours comme une auréole éclatante, un souvenir embaumé, un rayon très doux, illuminant la vie, adoucissant les souvenirs poignants, les amères désillusions. Que de familles ramenées à la stricte voix du devoir par la piété et la transformation de l'enfant! (…)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La toilette de la petite fille doit être simple et de bon goût. Le grand luxe et la grande distinction consistant dans la perfection du travail de lingerie et non dans l'accumulation des dentelles et des entre-deux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(…) Une coutume très touchante consiste à faire remettre aux enfants pauvres de la première communion, par les enfants plus riches, des paquets d'images sur cartons &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(et non pas sur ivoirine ou parchemin, comme celles des enfants de bonne condition)&lt;i style=""&gt; qu'ils auront le plaisir de distribuer eux-mêmes. Ils connaîtront eux aussi, les pauvres petits, la joie de donner, bien plus douce que celle de recevoir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(…) Il faut, en ce jour, éviter à l'enfant tout sujet de distraction ou de faute; ne pas le conduire dans des lieux fréquentés, à la musique, sur les chevaux de bois, au Jardin d'Acclimatation, surtout pas au théâtre!... Mais il y a certaines visites obligatoires dont il ne peut se dispenser soit le jour soit le lendemain. Ce sont les visites à ses grands-parents, à ses oncles et tantes, parrain et marraine, supérieurs de couvent et de pension. Les parents, s'ils sont employés, conduisent les enfants à leur patron, les domestiques à leurs maîtres. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le jeune homme: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pour être à la mode, prétendent-ils, il faut être "fin de siècle", c'est-à-dire ne croire en rien, se moquer de tous les beaux sentiments, traiter l'amour de la patrie de chauvinisme, le respect de l'autorité paternelle de "vieille balançoire", la religion de chose bonne pour les marmots et les vieilles filles. Maintenant, il semble qu'un retour vers le passé se fasse: les vrais Français comprennent qu'ils ont eu tort de se laisser guider par ce rastaquouérisme à outrance, cet élément très étrange, ramassis d'aventuriers inavouables le plus souvent, qui portent des diamants faux, des cravates éclatantes et se surchargent les doigts de larges bagues. (…) &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Quelle que soit l'intimité qui existe entre deux familles, un jeune homme n'aborde jamais, dans le monde, une jeune femme ou une jeune fille, en lui donnant son prénom, malgré une habitude d'enfance, il attendra que la jeune fille l'y autorise. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Au bal, il ne doit pas quitter ses gants et encore moins danser déganté. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La jeune fille: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La jeune fille autrefois était l'être doux, timide par excellence, la vierge aux bandeaux de lin &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(parce que les brunes, hein…)&lt;i style=""&gt;, aux yeux modestement baissés, à la démarche timide et incertaine. L'éducation américaine, les tendances modernes, l'accès offert à la femme de toutes les carrières, de toutes les études, de tous les sports, lui ont donné un aplomb et une audace presque masculins. La mère pleure, le père se désole! Et lorsque l'âge arrive, que la jeune fille devient vieille fille, on reste stupéfait. Elle est charmante, pourtant, direz-vous, si instruite, si intelligente! Voilà, elle l'est trop. Elle fait peur aux hommes qui s'imaginent qu'une femme trop savante ne pourra tenir convenablement son intérieur et diriger sainement ses enfants. Hélas, d'autres l'ont dit avant moi, la femme est toujours exagérée, elle se jette sans retenue aucune dans un excès ou dans l'excès contraire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(Je reviens, je vais boire une verveine pour calmer mes nerfs exagérés) (…) &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Une jeune fille ne doit jamais sortir seule; mais si la position de ses parents ne lui permet pas d'avoir une bonne pour l'accompagner, elle fait les courses vêtue simplement, marchant vite sans regarder à droite ou à gauche et sans s'arrêter devant les étalages des magasins. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Une jeune fille ne doit pas aller avec une institutrice, ni avec sa femme de chambre sur une promenade au moment où la foule se presse pour entendre la musique militaire; elle n'y va qu'avec ses parents. Une fillette ne doit pas non plus donner le bras à sa bonne. À la promenade, une jeune fille doit marcher à côté de sa mère, elle ne restera jamais seule, devant ou derrière ses parents, avec un jeune homme. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Une jeune fille ne croise pas les jambes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Une jeune fille ne fait pas de cadeau à un jeune homme; lorsqu'elle en fait un à son fiancé, elle le donne au retour de la mairie le jour du mariage civil.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Une jeune fille ne doit pas laisser voir à un jeune homme qu'elle l'aime et désire l'épouser; elle doit montrer au contraire à son égard plus de réserve et de retenue afin de cacher ses véritables sentiments. Si le jeune homme lui fait une déclaration et lui annonce son désir de l'épouser, elle confiera immédiatement à sa mère la recherche dont elle est l'objet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;Une jeune fille ne donne jamais sa photographie à un homme à moins qu'il ne soit son fiancé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Au bal, la conversation d'une jeune fille avec son cavalier ne doit rouler que sur des banalités: la beauté de la fête, l'élégance des toilettes, la manière gracieuse de recevoir des maîtres de la maison. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;À table, elle mangera raisonnablement, boira de l'eau ou du vin très étendu d'eau, supprimera épices et café de son alimentation. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le mariage: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La mère agira prudemment en entretenant parfois sa fille de ce grave sujet qu'est le mariage; elle lui enseignera la douce et sainte mission de la femme qui est de se dévouer sans relâche et d'aimer sans bornes, elle lui parlera de la dignité du foyer, de la tâche écrasante de l'éducation des enfants &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(surtout bien leur apprendre à viser avec les dragées en plâtre!). &lt;i style=""&gt;La jeune fille, bien pénétrée des lourds devoirs qui pèsent sur l'épouse et la mère, ne montrera pas cet empressement étourdi à se marier pour le simple désir de faire comme ses amies. Et surtout elle comprendra mieux quelles qualités sérieuses, quelles vertus elle doit rechercher, avant tout, chez celui qui marchera à ses côtés dans la vie du devoir. Elle sera moins prompte à s'enthousiasmer pour un jeune danseur à la moustache soyeuse et bien relevée. Il ne convient pas qu'elles cherchent un mari; elles doivent l'attendre, voilà tout. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le choix d'un époux&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;: "Le mariage est la base de la société". C'est cette union honnête et saine qui donnera à la nation des hommes forts et des femmes vertueuses. Les mariages improvisés présentent de réels dangers. Peut-on, en si peu de temps, étudier l'âme discrète d'une jeune fille, l'âme plus complexe d'un jeune homme? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(...) Le mariage d'amour, lorsqu'il ne heurte pas les autres considérations de position, de convenances, est ce qu'il y a de meilleur. Il arrive parfois aussi qu'un jeune homme ou une jeune fille fasse un choix indigne. Dans ce cas, les parents devront déployer beaucoup de tact et surtout une immense tendresse, ils prouveront à leur enfant que s'ils lui interdisent de réaliser sa chimère, ils souffrent avec lui de ce déchirement. Tant d'affection ébranlera ce jeune cœur, il renoncera à la longue à sa folie. C'est dans la crainte de semblables accidents que les parents surveilleront étroitement leur enfant. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Les préliminaires: &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Si un jeune homme a rencontré une jeune fille qui lui paraît être l'idéal rêvé, capable de devenir la digne compagne de sa vie, (…) il n'est pas d'usage qu'il lui fasse part directement de ses intentions. Son père, à son défaut sa mère, un oncle, un vieil ami, se chargera des démarches. Cet ambassadeur ne manquera point de prendre sur la famille de la jeune fille tous les renseignements nécessaires. Ces renseignements devront être très circonstanciés, il faut s'enquérir de l'honorabilité, de la fortune, des maladies héréditaires, des antécédents. Le père de la jeune fille ne peut immédiatement donner une réponse ferme; il agira prudemment en l'ajournant, sous le prétexte poli de consulter sa famille, mais en réalité il se réserve le temps de prendre par lui-même des renseignements complémentaires. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(…) Lorsqu'il aura été reconnu que l'union entre les deux jeunes gens est possible, on suscite une rencontre, on choisit un terrain neutre, une église, un musée, un lieu de promenade. La jeune fille est avec ses parents, le jeune homme est accompagné de la personne qui s'entremet pour le mariage. On se rencontre comme par hasard, à la sortie de l'église ou pendant la promenade, et après les présentations, une conversation générale s'engage. Elle est courte et banale, il serait de mauvais ton de chercher à la prolonger indéfiniment. Il est préférable que la jeune fille ne soit pas prévenue. &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(Qui a parlé de maquignonnage?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;(…) La demande officielle est présentée par le père du jeune homme; une tenue très soignée est indispensable, redingote et gants mi-teinte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Dans le prochain épisode, je vous retranscrirai les joies des fiançailles, incroyablement codifiées. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5207777116223825374?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5207777116223825374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5207777116223825374&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5207777116223825374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5207777116223825374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/guide-des-convenances-continue.html' title='Guide des convenances, ça continue...'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8412027026327407018</id><published>2007-08-18T19:26:00.000+01:00</published><updated>2007-08-18T19:43:49.735+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bidules'/><title type='text'>Cartes</title><content type='html'>Je vous montre les deux cartes que j'ai réalisées il y a quelque temps, dont une pour l'anniversaire de ma fille aînée. C'est la même technique que sur l'oeuf d'autruchette, en collant des tout petits bouts de cartes anciennes imprimées sur du papier machine normal, avec plusieurs couches de vernis ensuite (et ponçage entre chaque couche pour supprimer les aspérités).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis trouvée face à une question grave et importante au moment de finir ces cartes. Devais-je leur donner un titre ou pas? Et je me suis gravement, comme il se doit, répondu: "peut'èt ben que oui, peut'èt ben que non". Autrement dit, j'en ai mis un sur la carte rectangulaire, en découpant parmi les titres tarabiscotés des vieilles cartes et en reconstituant un nouveau nom: "Provinces de Fratulie". Par contre je n'en ai pas mis sur la carte sur plaque aux bords arrondis. Pourquoi? me demanderez-vous, tout esbaudis. Si, si, inutile de le cacher, je le vois bien que vous êtes esbaudis. Ben, parce qu'une carte rectangulaire, c'est un morceau de quelque chose, un zoom sur une partie, un extrait. Il faut donc préciser de quoi il s'agit. Tandis qu'une carte aux bords tarabiscotés, c'est un objet plus qu'une carte, il est moins nécessaire de le désigner. Voilà, ce que je me suis dit. Et comme je suis d'un naturel obéissant, j'ai fait ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, maintenant, les images:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc9E2Kc79I/AAAAAAAAAes/Teou1twTq1I/s1600-h/cartedeuze1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc9E2Kc79I/AAAAAAAAAes/Teou1twTq1I/s320/cartedeuze1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100112256488501202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Oui, c'est fait sur une plaque qui a servi d'essai pour un dessin de chimpanzé, essai jamais poursuivi, alors hop, recyclage!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc9A2Kc78I/AAAAAAAAAek/nlD43Gjqzvk/s1600-h/cartedeuze2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc9A2Kc78I/AAAAAAAAAek/nlD43Gjqzvk/s320/cartedeuze2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100112187769024450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On voit bien comme les morceaux sont tout pitis pitis, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc882Kc77I/AAAAAAAAAec/bZf-DQI6xfg/s1600-h/cartedeuze3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc882Kc77I/AAAAAAAAAec/bZf-DQI6xfg/s320/cartedeuze3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100112119049547698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au-dessus, c'est la carte finie mais pas vernie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc85GKc76I/AAAAAAAAAeU/i0gNtGvxDDY/s1600-h/cartedeuze4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc85GKc76I/AAAAAAAAAeU/i0gNtGvxDDY/s320/cartedeuze4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100112054625038242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Là, elle est vernie. Vous noterez le tour doré à la feuille de faux-or!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc81GKc75I/AAAAAAAAAeM/FiokoVqGp6o/s1600-h/cartetroize1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc81GKc75I/AAAAAAAAAeM/FiokoVqGp6o/s320/cartetroize1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100111985905561490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc8wmKc74I/AAAAAAAAAeE/I1KfSXpqeiY/s1600-h/cartetroize2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc8wmKc74I/AAAAAAAAAeE/I1KfSXpqeiY/s320/cartetroize2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100111908596150146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8412027026327407018?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8412027026327407018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8412027026327407018&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8412027026327407018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8412027026327407018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/cartes.html' title='Cartes'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rsc9E2Kc79I/AAAAAAAAAes/Teou1twTq1I/s72-c/cartedeuze1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6315125662473180446</id><published>2007-08-17T18:33:00.000+01:00</published><updated>2007-08-17T18:55:12.937+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Cadres</title><content type='html'>Bonjoir, bonsour, euh, salut! Faut pas trop m'en demander ce soir, ou cette après-midi, je ne sais plus trop, parce qu'à midi j'ai mangé des pigeons, enfin plutôt nous avons mangé un pigeon chacun, surtout les chacunes, et que j'ai bu du vin rouge qu'il était bon, et que j'ai dû laisser quelques neurones par-ci par-là (faudra que je vérifie avant de faire la vaisselle s'il n'y en a pas quelques-uns sur les rebords). Enfin bref, je vais vous faire un post tout simple, tout tranquille, pas d'histoires de dix-neuvième siècle finissant, juste des images de bidules en laine feutrée encadrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord le zèbre dans son cadre idoine:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeiGKc70I/AAAAAAAAAdk/E1HiP_IMUOw/s1600-h/cadrezebre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeiGKc70I/AAAAAAAAAdk/E1HiP_IMUOw/s320/cadrezebre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099726830418325314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Puis le boeuf musqué enfin encadré. Je mets deux photos pour que vous puissiez voir que le cadre est en fait une sorte de boîte en cartonnage avec une partie en creux pour recevoir la bestiole, histoire qu'elle ressorte mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeomKc71I/AAAAAAAAAds/PuuPhxYXarg/s1600-h/cadreboeuf.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeomKc71I/AAAAAAAAAds/PuuPhxYXarg/s320/cadreboeuf.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099726942087475026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeumKc72I/AAAAAAAAAd0/p1yTjJpE08E/s1600-h/cadreboeuf2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeumKc72I/AAAAAAAAAd0/p1yTjJpE08E/s320/cadreboeuf2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099727045166690146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, maintenant, une petite verveine, quelque chose de pas trop fort. Ou alors juste une eau chaude, avec un sucre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah non, j'oubliais! Je rajoute une photo d'un autre zèbre fait il y a longtemps pour mes fifilles, le genre de jouet à offrir à vos pires ennemis: la tête de cheval ou autre équidé pour galoper dans l'appartement, avec le bâton qui arrache le papier peint dans les virages, qui renverse les verres et fracasse les bibelots. Quoique... ça peut être utile si vous avez des objets dont vous souhaitez vous débarrasser! Vous les disposez sur le trajet éventuel et vous êtes certain d'être enfin soulagé de la vue de la petite théière avec une tête d'éléphant ou du papillon-qui-fait-la-brasse en barbotine. Attention, ça ne marche pas avec les colliers de nouilles, les porte-crayons en fond de bouteille en plastique et autres chefs d'oeuvre rapportés de l'école, l'instinct des enfants est imparable pour ça. Ou alors il faut les soudoyer mais leurs tarifs sont devenus prohibitifs. Autant garder les oeuvres et vous venger plus tard, les occasions ne manqueront pas (pensez simplement au nombre de fois où vous pourrez leur dire: "tu as fini tes devoirs?" le dimanche soir... gniark gniark gniark!) Sur ces bonnes paroles de mère indigne, je vais me faire chauffer de l'eau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXgT2Kc73I/AAAAAAAAAd8/OSFGVzbPba8/s1600-h/tetezebre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXgT2Kc73I/AAAAAAAAAd8/OSFGVzbPba8/s320/tetezebre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099728784628445042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6315125662473180446?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6315125662473180446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6315125662473180446&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6315125662473180446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6315125662473180446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/cadres.html' title='Cadres'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsXeiGKc70I/AAAAAAAAAdk/E1HiP_IMUOw/s72-c/cadrezebre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2878964759178233913</id><published>2007-08-16T20:38:00.000+01:00</published><updated>2007-08-19T10:41:13.703+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Guide des convenances, suite</title><content type='html'>À la demande unanime d'une personne, je continue ma retranscription de ce Guide des convenances. Vous me remercierez le jour où vous serez invités dans le grand monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les accidents du jeune âge et leurs remèdes&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(…) le plus petit, à moitié guéri de sa chute, s'empare du beau cheval de bois verni en rouge, lui suce l'oreille et s'empoisonne &lt;/span&gt;(déjà les importations de jouets chinois?). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si l'on avale une guêpe en mordant dans un fruit ou en buvant, il suffit de mâcher un oignon cru et d'en avaler le jus. Pour calmer la douleur d'une brûlure, on emploiera de la vaseline mélangée de chlorhydrate de cocaïne dont l'action anesthésique est assurée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment élever les enfants: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce&lt;/span&gt; (les garçons) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ne sont plus des enfants, mais de petits sauvageons (…) guidés uniquement par leur besoin d'activité animale. Que le petit garçon gardé au salon (peu d'instants seulement) sache se contenir; qu'il tende la main, qu'il réponde gentiment aux questions qu'on lui pose, sans réclamer sa trompette ou sa toupie&lt;/span&gt; (ou sa dose de chlorhydrate de cocaïne). Maintenant les filles: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle a peur de tous les nouveaux visages, se cache dans la jupe de sa mère, comme un petit animal sauvage, lorsqu'on veut s'en approcher et si, par hasard, on y parvient, s'enfuit en poussant des cris de désespoir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La bonne d'enfant: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les domestiques doivent dire en parlant des enfants de la maison: "le potage de mademoiselle est servi. – Le professeur de Monsieur Pierre est arrivé. – Monsieur le baron est attendu. – Madame fait demander mademoiselle Fernande." Ils devront parler aux enfants à la troisième personne. Ils ne leur remettront rien de la main à la main; une tartine de confiture, un morceau de pain, un verre de lait, seront présentés sur un plateau. Si la bonne appartient à une province dont le costume est pittoresque et attrayant, on lui conserve son costume national &lt;/span&gt;(?)&lt;span style="font-style: italic;"&gt; avec le tablier inhérent à ce costume. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Instituteurs, institutrices, professeurs, gouvernantes:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On ne remet pas au professeur l'argent de la main à la main, on le lui remet sous enveloppe fermée. Il est de toute convenance que la mère assiste aux leçons données à sa fille lorsque le professeur est un homme; elle peut assister à quelques-unes des leçons données à son fils, pour s'instruire. Rien de plus beau qu'une mère de famille apprenant péniblement les déclinaisons latines pour pouvoir être utile à son enfant. (…) S'il s'agit d'une maîtresse de piano, on pourra réclamer son aide dans un concert, un bal; mais il faudra avoir soin de rémunérer ses services. Elle s'habillera de la même manière que les autres invités, mais avec une note discrète et sobre. Au bal, si on l'invite à danser, elle refusera. L'institutrice attachée complètement à une famille (…) est tout à fait en dehors du train ordinaire de la maison. Pour que les domestiques ne la confondent point avec l'un d'eux, il suffit qu'elle s'en distingue nettement par sa tenue et sa discrétion; on se met plus sûrement au-dessus d'eux par la réserve et la douceur que par une morgue insolente. Il leur serait d'ailleurs trop facile de faire sentir à l'institutrice qu'elle est une gagée comme eux. L'institutrice qui est jeune, de bon monde, éprouve le besoin de faire une seconde famille et elle est tentée d'oublier vite qu'on la paie, elle risque de se le voir rappeler un jour. Elle ne doit pas être obséquieuse ni servile, simplement complaisante et effacée; elle ne cherchera point à briller par une conversation spirituelle, à rire, à se mettre en avant. Elle attendra patiemment qu'on l'interroge, qu'on lui offre d'un plat, qu'on la prie de lire, de jouer, de chanter, et elle s'excusera avec douceur. Elle fera bien de se retirer dans sa chambre chaque fois que le devoir ou la politesse le lui permettront. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrête là pour aujourd'hui, je vais crier un peu par la fenêtre et desceller quelques pavés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2878964759178233913?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2878964759178233913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2878964759178233913&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2878964759178233913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2878964759178233913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/guide-des-convenances-suite.html' title='Guide des convenances, suite'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5734543887469688596</id><published>2007-08-16T07:00:00.000+01:00</published><updated>2007-08-19T10:41:35.708+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guide des convenances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Guide des convenances</title><content type='html'>J'ai fini de relier ce "Guide des convenances", je peux enfin le feuilleter sans devoir reconstituer l'ordre des cahiers auparavant. Il vaut son pesant de gratons, comme on dit dans la région (région lyonnaise, d'accord, mais "il vaut son pesant de gratin dauphinois", ça marche moins bien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPoymKc7xI/AAAAAAAAAdM/xNIKnv58aU0/s1600-h/maniere1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPoymKc7xI/AAAAAAAAAdM/xNIKnv58aU0/s320/maniere1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099175159049023250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPo7WKc7yI/AAAAAAAAAdU/yppjz73tHok/s1600-h/maniere3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPo7WKc7yI/AAAAAAAAAdU/yppjz73tHok/s320/maniere3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099175309372878626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPoW2Kc7uI/AAAAAAAAAc0/X0Qqkee19oM/s1600-h/guidefini.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPoW2Kc7uI/AAAAAAAAAc0/X0Qqkee19oM/s320/guidefini.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099174682307653346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPonWKc7wI/AAAAAAAAAdE/uzTziVV9p6k/s1600-h/guidepage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPonWKc7wI/AAAAAAAAAdE/uzTziVV9p6k/s320/guidepage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099174965775494914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je sens que vous brûlez d'impatience d'en lire quelques extraits aussi dans ma grande mansuétude je vous en livre quelques-uns. Accrochez-vous, c'est du lourd!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPod2Kc7vI/AAAAAAAAAc8/RvBehlTty14/s1600-h/guideintro.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPod2Kc7vI/AAAAAAAAAc8/RvBehlTty14/s320/guideintro.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099174802566737650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La naissance&lt;/span&gt; tout d'abord, la jeune accouchée reçoit en toute simplicité, jugez-en par vous-mêmes: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les draps sont brodés ou festonnés, l'oreiller garni de dentelle avec son chiffre au coin; la toilette de lit, en batiste blanche et souple, entourée de valenciennes, de dentelles légères et mousseuses, avec ruban de cou rose ou bleu. À son bras, ou à son doigt, brille un bijou, cadeau que le mari aimable fait d'ordinaire à la jeune maman à chaque accroissement de la famille. (…) On ne donne jamais d'objets en laine rouge, grise ou cachou. Ces couleurs, très peu salissantes, sont réservées aux layettes des enfants pauvres. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La déclaration à l'état-civil&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le déclarant, accompagné de deux témoins majeurs, se rendra à la mairie (…). Les femmes, depuis une loi récente, peuvent servir de témoins dans les actes civils. La plupart reculent, dans la crainte puérile d'être obligées de dire leur âge. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le faire-part:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Naissance d'un gros garçon ou d'une petite fille".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les relevailles:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La jeune mère les fait seule accompagnée de la bonne de l'enfant, quelquefois d'une amie intime; elle se rend à l'église, assiste à une messe. C'est en général sa première sortie. Son mari l'accompagne s'il partage ses sentiments religieux mais sa présence n'est pas obligatoire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le baptême:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n'est plus guère d'usage, à Paris et dans les grandes villes, de jeter des dragées à la sortie de l'église. Mais à la campagne, c'est une mode presque obligatoire. Les gamins, groupés, attendent à la sortie les dragées mélangées à des pièces de monnaie qu'on leur lance à la volée. Bien entendu, ces dragées sont de qualité inférieure et ne ressemblent en rien à celles contenues dans les boîtes de baptême. Je trouve de très mauvais ton cette plaisanterie qui consiste à tromper l'attente des enfants en leur jetant des dragées de plâtre.&lt;/span&gt; (Je vous jure que je n'invente rien, je ne fais que recopier!) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(…) Plus tard, lorsque le bébé sera grand, on lui parlera de son baptême, du dîner dont il a été le héros, des toasts portés sur cette tête fragile. C'est un souvenir doux au cœur de la mère et qui émeut l'enfant lorsque ses parents le lui racontent&lt;/span&gt; (et il rit tellement quand on lui parle des dragées en plâtre!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vient ensuite un chapitre assez étonnant, celui du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;baptême d'une cloche&lt;/span&gt;, avec la description des différentes manière de la vêtir, par exemple &lt;span style="font-style: italic;"&gt;avec une toilette très simple, en tulle ou en mousseline, serrée dans le haut à l'aide d'un large ruban formant coques laitonnées; au milieu de la cloche on coud le nom de la nouvelle baptisée à l'aide de lettres gigantesques faites en fleurs.&lt;/span&gt; Simple et de bon goût, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsQkw2Kc7zI/AAAAAAAAAdc/k3wabC7fF3Q/s1600-h/cloche.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsQkw2Kc7zI/AAAAAAAAAdc/k3wabC7fF3Q/s320/cloche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099241099681918770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une variante, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le baptême de barque&lt;/span&gt; qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;crée pour le parrain et la marraine l'obligation d'être utiles aux braves gens qui les ont choisis. Ils font des cadeaux aux enfants du patron, offrent des bonbons, du vin à discrétion aux pêcheurs, à leurs femmes et doivent participer aux plaisirs de la journée sans montrer ni ennui ni fatigue. &lt;/span&gt;(Marrant, je commence à avoir l'Internationale qui passe en boucle dans mes neurones…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viennent ensuite &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;les premiers jours de l'enfant&lt;/span&gt; (après la cloche et la barque…), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;avec le lavage de la tête sur laquelle il ne faut pas laisser accumuler la crasse ou les croûtes. Rejeter tout bandage qui comprime la tête et qui peut produire, plus tard, des désordres dans la santé et dans l'intelligence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La nourrice:&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bien des cas, maladie, occupations, surcharges mondaines, empêchent la jeune mère de nourrir l'enfant.&lt;/span&gt; (S'ensuit une description extrêmement précise de la tenue de la nourrice, jusqu'à la forme du bonnet et la nature des dentelles). Un fleuron maintenant, accrochez-vous: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La nourrice mange à part avec son nourrisson, pourtant dans certaines familles les parents exigent qu'elle partage le repas familial. De cette façon la surveillance est beaucoup plus facile et on évite à l'enfant des dérangements procurés par la gourmandise de la nourrice, prenant en cachette un fruit, un aliment acide défendu. Le vin, la bière doivent être ses seules boissons. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces édifiantes paroles de la toute fin du dix-neuvième siècle, je vous laisse méditer. La suite au prochain numéro si vraiment vous insistez! (Je vais aller me passer Jacques Brel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès?&lt;/span&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5734543887469688596?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5734543887469688596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5734543887469688596&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5734543887469688596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5734543887469688596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/guide-des-convenances.html' title='Guide des convenances'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsPoymKc7xI/AAAAAAAAAdM/xNIKnv58aU0/s72-c/maniere1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1779898238874449467</id><published>2007-08-15T10:02:00.000+01:00</published><updated>2007-08-15T17:57:51.796+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>15 août</title><content type='html'>Ah, le 15 août, l'autre borne des vacances! Le soir du 14 juillet, je me couchais en me disant "déjà une quinzaine de jours écoulés", le matin du 15 août je me disais "plus qu'une quinzaine de jours". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore, si j'avais été la seule à me dire ça, mais les adultes aussi nous le faisaient remarquer, même la météo s'y mettait. Je vous parle d'un temps où il faisait beau et chaud l'été, pluvieux et froid en automne. Si, si, souvenez-vous… Bref, il se trouvait toujours quelqu'un pour prédire qu'à partir de cette date fatidique, le temps ne serait plus jamais vraiment au beau fixe, que les pluies allaient s'installer. Le pire c'est que c'était vrai. Déjà il ne fallait pas être grand clerc pour remarquer que les jours avaient sournoisement raccourci, la lumière avait changé, l'air était plus… liquide et les heures devenaient fuyantes. Deux semaines à croire encore que l'on vivrait toujours ainsi, avec d'immenses plages de temps rien que pour soi, à remplir à son gré de rien ou de projets. Le corps avait pris ses habitudes avec la maison et les autres lieux, dévaler l'escalier se faisait sans réfléchir, les ruptures de niveau devant la maison étaient inscrites dans la routine, escalader le mur devant la ferme pour s'asseoir sur les grandes lauzes se faisait sans même l'aide de la grande pierre de l'angle, s'agenouiller sur les barres du bassin pour boire directement au jet d'eau se faisait d'un seul geste, mais déjà des signes avant-coureurs de la rentrée apparaissaient. Les noisettes commençaient à mûrir, les foins étaient rentrés depuis longtemps, le blé était moissonné, et, horreur suprême, les cartables étaient apparus dans les rayons des grandes surfaces (en ce temps-là, ils n'apparaissaient pas dès la mi-juillet!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit, mes parents commençaient à mettre en route le retour à la ville, les allers-retours se faisaient plus fréquents pour les achats de livres, de vêtements, les aménagements de l'appartement. Il allait bientôt falloir songer à porter des chaussures, des vraies, après deux mois les doigts de pied en éventail dans les tongs, les espadrilles ou dans rien du tout. Le port des chaussettes dans des chaussures fermées donnait une vraie sensation de contrainte (ah, les Clarks, si douces et pelucheuses au départ, vite râpées et luisantes). Par contre, devoir porter à nouveau un pull-over le soir était un plaisir, celui des retrouvailles avec les vieux chandails rangés dans un des tiroirs de la grosse commode dans la chambre de mes parents, ces tiroirs si difficiles à ouvrir parce qu'ils se coinçaient si on tirait un tant soit peu en biais. Ils sentaient un peu l'anti-mite, au départ, ces pulls, ils étaient parfois troués au coude, mais chacun avait son histoire, son odeur, sa chaleur. Il y avait le pull en "peau de loup", gris chiné, souple et long. Le pull en jacquard bleu et blanc, tricoté serré, que je trouvais très élégant. Il y a eu les pulls informes et trop longs que je me tricotais ou crochetais, ceux dans lesquels je pouvais m'asseoir en repliant les genoux contre mon torse, comme dans une petite tente portative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que le sentiment de sécurité que j'éprouvais dans ce hameau venait aussi de cette totale absence de contrainte vestimentaire. Nous pouvions nous habiller comme nous l'entendions, ça ne provoquait aucun sarcasme, et être à la mode ou pas n'était pas un facteur de rejet. Oh, bien sûr, je bavais devant les tenues de Solange, la fille des fermiers, qui portait les jeans qu'il fallait, qui était bronzée à grand renfort de "graisse à traire" dès les premiers beaux jours, qui allait chez le coiffeur, qui était mince comme il fallait. Elle se changeait plusieurs fois par jour et ses parents ne lui refusaient rien en terme d'habillement. Je me souviens notamment d'un jeans pattes d'éléphant faussement multi-rapiécé qui me paraissait le top du top. Et de ses grosses bottes poilues, gigantesques au bout de ses jambes longues et filiformes. La classe, quoi… Solange, c'était ma copine depuis toute petite, on s'aimait bien, vraiment, mais elle me paraissait toujours un peu inaccessible, enroulée dans son silence et ses habits de minette qui tombaient sur son corps sans chair, jolie mais muette. Un gouffre de solitude en fait, je suis toujours un peu triste quand je pense à elle, à la vie qu'elle s'est faite mais ce n'est pas le lieu d'en parler, même si à tout prendre je crois que son cas résume un peu l'ambiance qu'il y avait dans ce hameau, ce mélange de ville toute proche et de campagne encore rurale, des codes encore ancrés mais déjà bousculés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je reviens au 15 août…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de cette date, je ressentais comme une crispation liée à ce compte à rebours, l'été n'avait pas été assez rempli, l'inquiétude de la rentrée ternissait les jours, il fallait songer à entamer le déménagement dans l'autre sens, redescendre toutes les affaires que petit à petit nous avions fait monter par nos parents depuis l'appartement. En même temps, retrouver sa chambre "à la ville", comme neuve après ce long abandon, riche de trésors oubliés, était un vrai plaisir. Si seulement il n'y avait pas eu l'école… Et le fait qu'à partir du mois de septembre, j'allais changer de statut dans le hameau, j'allais redevenir celle qui n'est là que le week-end, qui doit interrompre les jeux pour repartir à Grenoble, un peu flottante, mal à l'aise dans la micro-société d'une classe, nostalgique des week-ends à la campagne qui ne duraient jamais assez longtemps pour vraiment retrouver mes marques, à nouveau dépendante des horaires de l'école ou des parents. Retrouver aussi l'excitation de ces départs pour "monter", le trajet mille fois parcouru, la maison avec la volière vers la Buisseratte, la ligne droite de La Monta, le premier virage en épingle à cheveux avec ce bout de pelouse où trônait un cerf en ciment, et, parfois, accroché au grillage, un singe, un vrai. Un petit singe brun-roux. Que faisait-il là ce singe??? Ensuite le virage de la citerne, en pente si raide à l'intérieur que j'avais toujours peur que la voiture parte en marche arrière quand j'étais petite, ensuite cette partie ombreuse, succession de virages peu différenciés, puis le grand tournant de la Grangeotte. A partir de là les champs bordaient la route, je pouvais guetter si les chevaux-de-Jacky étaient là, si les noix commençaient à tomber. Ensuite le bout de route jusqu'au hameau, cette excitation qui montait en retrouvant les lieux familiers, l'accueil des chiens venus nous dire un bonjour frétillant, l'ouverture de la grande porte en planches vermoulues en bas, puis de la petite porte vitrée et grinçante, vite poser le sac avec les devoirs qui ne seraient jamais faits sur place et filer dehors faire le tour des lieux et des gens. Ensuite, beurk, le retour en voiture avec la perspective des devoirs qui cette fois seraient inéluctables… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que je ne suis plus une petite fille, j'ai appris à apprécier le mois de Septembre, notamment dans la maison de mes parents, il y a comme un apaisement dans l'air, une respiration différente, la lumière est belle et les cris des enfants dans la cour de récréation de l'école voisine sont devenus synonymes de jeux, du simple retour à une vie rythmée différemment. C'est à ça qu'on voit qu'on a quitté l'enfance définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il doit pourtant bien en rester un bon morceau de cette enfance car ce week-end je me suis gavée de noisettes cueillies pas encore mûres, donc juste comme il faut, quand elles sont encore un peu laiteuses. Cette année a été exceptionnelle dans ce domaine, des noisettes par centaines, très peu de véreuses, de quoi aller enfin jusqu'au bout de l'envie. Et je dois bien avouer que je suis allée jusqu'en butée, jusqu'à ne plus pouvoir en manger une seule aujourd'hui et les mois à venir sans doute. J'ai fait mes stocks de magnésium jusqu'à l'hiver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsLBTHu64FI/AAAAAAAAAcs/4wH4IcfSxZQ/s1600-h/noisettes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsLBTHu64FI/AAAAAAAAAcs/4wH4IcfSxZQ/s320/noisettes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098850262374342738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1779898238874449467?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1779898238874449467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1779898238874449467&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1779898238874449467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1779898238874449467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/15-aot.html' title='15 août'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsLBTHu64FI/AAAAAAAAAcs/4wH4IcfSxZQ/s72-c/noisettes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1747010335166894015</id><published>2007-08-14T15:03:00.000+01:00</published><updated>2007-08-14T15:14:22.193+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Zèbre</title><content type='html'>Je viens de finir une tête de zèbre en bas-relief, elle est (normalement) destinée à une association qui propose des services aux animaux familiers ou sauvages, taxi ambulance, dressage, gardiennage. Si la personne qui s'en occupe est satisfait de cette tête en laine feutrée, il s'en servira comme image d'accroche sur ses stands avec en contrepartie distribution de mes coordonnées. Après tout, mes bestioles en relief d'après photos peuvent aussi intéresser des personnes qui souhaitent garder une image de leur animal favori...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc la bête:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG4G3u64EI/AAAAAAAAAck/bnEUOqkUc_I/s1600-h/zebre1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG4G3u64EI/AAAAAAAAAck/bnEUOqkUc_I/s320/zebre1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098558681339584578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG4CHu64DI/AAAAAAAAAcc/-sRi1XTCf-Q/s1600-h/zebre2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG4CHu64DI/AAAAAAAAAcc/-sRi1XTCf-Q/s320/zebre2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098558599735205938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG38nu64CI/AAAAAAAAAcU/bumLMNIvKkI/s1600-h/zebre3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG38nu64CI/AAAAAAAAAcU/bumLMNIvKkI/s320/zebre3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098558505245925410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG33nu64BI/AAAAAAAAAcM/Z7qGZeyY2Cs/s1600-h/zebre4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG33nu64BI/AAAAAAAAAcM/Z7qGZeyY2Cs/s320/zebre4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098558419346579474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, il me reste à l'encadrer. J'ai préparé le cadre en bois peint façon zèbre, il me faut faire un petit boitage en carton pour accentuer l'effet de relief de la tête qui va en dépasser et insérer le tout dans une sorte de Marie-Louise (avec  majuscules ou pas?), bon dans une marge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1747010335166894015?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1747010335166894015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1747010335166894015&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1747010335166894015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1747010335166894015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/zbre.html' title='Zèbre'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RsG4G3u64EI/AAAAAAAAAck/bnEUOqkUc_I/s72-c/zebre1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-443092141263901291</id><published>2007-08-11T10:07:00.000+01:00</published><updated>2007-08-11T10:08:32.841+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Nuit</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Je viens de terminer &lt;i style=""&gt;Voyage au bout de la nuit de Céline&lt;/i&gt;. Quel choc que cette écriture! Je ne vais pas vous faire une tartine là-dessus mais simplement, à force de lire le mot nuit disséminé dans presque chaque paragraphe (ou tous? Je n'ai pas vérifié), je me suis posé des questions sur ma manière enfantine de vivre &lt;st1:personname productid="la nuit. Ce" st="on"&gt;la nuit. Ce&lt;/st1:PersonName&gt; sera bien plus léger dans tous les sens du terme que ce livre, en qualité comme en propos!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Quand la nuit tombait, il fallait être à la maison, c'était &lt;st1:personname productid="la règle. Sinon" st="on"&gt;la règle. Sinon&lt;/st1:PersonName&gt; ma mère venait nous chercher ou sonnait la cloche qui servait à rassembler la fratrie éparpillée pour les repas. C'était bien d'être au chaud dans la maison, avec la nuit qui se pressait compacte derrière les vitres sans volets. C'était moins bien de devoir l'entamer à la lampe de poche pour aller dans les cabinets au fond du jardin. Il y avait toujours une bestiole pour faire du bruit dans le massif d'hortensias, un escargot égaré qui craquait sous le pied, avec ce petit bruit terrible de papier froissé définitivement puis le mou, ou le cri d'un oiseau de nuit qui abolissait les distances de la journée en faisant ressentir que la forêt était vraiment proche, un peu trop proche pour un imaginaire encore nourri de loups en goguette. Les quelques mètres franchis d'un seul élan, avec les pieds qui connaissent tout seuls le parcours pour enchaîner les quelques marches, celle du palier en ciment devant la porte de la maison, celle avec le rebord en bois devant l'hortensia à l'angle de la cabane, la petite partie plate, puis veiller au rebord de la plaque en béton en pente devant l'autre cabane et enfin atteindre les cabinets. Vite tourner le loquet en bois pour ne pas faire durer le moment où on tourne le dos à la nuit, ne pas respirer tout de suite et s'installer. Le jeu pouvait commencer. Le jeu de la lampe de poche. Tout d'abord l'enfermer entre les doigts pour les voir devenir d'un rouge orangé, translucides, essayer de deviner les os et le craindre un peu, jouer avec l'idée de son propre squelette, petit jeu morbide pour braver la peur du noir. Ensuite, prudemment, la promener sur les murs du réduit pour dénicher la limace trop proche, l'inévitable limace couleur brique, fouiller dans le creux des toiles d'araignées. Surtout, jouer avec les contrastes de lumière. Braquer le rond lumineux sur les planches de la porte, très disjointes, vérifier une fois encore la projection sur ce support des cercles inscrits dans le verre de la lampe, planches grises aux reliefs écrasés et interstices sombres, velours impénétrable. Puis éteindre la lampe, planches sombres, ombres chinoises et la nuit devenue bleue, laiteuse, la silhouette des arbres, du toit de la grange, qui se reconstitue de bandes en bandes. Dedans, dehors. Sombre, clair. Répulsion, attirance. Le tout au gré de la volonté et du maniement de l'interrupteur. Démiurge, à tout le moins. Démiurge assis sur une planche trouée au fond du jardin mais démiurge quand même. Et après nos parents s'étonnaient de la faible durée de vie des piles de la lampe de poche…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La nuit, c'était aussi à la fin de l'été celle qui rendait inquiétant le moment d'aller chercher le lait à &lt;st1:personname productid="la ferme. Je" st="on"&gt;la  ferme. Je&lt;/st1:PersonName&gt; descendais en courant le bout de route, accompagnée par le clap-clap des tongs ou des espadrilles (elles se portaient patinées, avec le talon replié et presque fondu dans la semelle de corde) et je remontais plus lentement pour ne pas renverser le lait (bon, d'accord, je le faisais tournoyer au bout du bras pour vérifier la bonne tenue de la force centrifuge, mais qui n'a pas fait ça avec un pot de lait?). Et là, je sentais très précisément la peau de mon dos, le creux entre les omoplates, là où devait venir se planter le regard des prédateurs de tout poil, mais les prédateurs les plus redoutés se tenaient sur la fin du parcours, au moment de prendre le petit bout d'allée entre deux granges, au niveau du recoin envahi d'herbes. Ils n'avaient ni crocs ni griffes mais des intentions moqueuses et malines. En effet, quoi de plus amusant pour des grands frères que de surprendre leur petite sœur avec un Bouh sonore au moment où elle l'appréhende le plus? Bah, j'en ai fait autant plus tard et même pire. Je me souviens du jour où j'ai demandé à ma copine Sylvie de m'accompagner chez les voisins propriétaires d'Oural, il faisait nuit et c'était l'heure de lui préparer sa pâtée, mélange de viande mise à décongeler le matin et de brisures de riz. Elle m'attendait dehors pendant que je malaxais la mixture à mains nues avant de la donner au chien qui restait la nuit dans ce réduit au rez-de-chaussée. Nous étions parties sans lampe, nous fiant à notre connaissance des lieux pour trouver notre chemin sans trop de difficultés mais la route était en pente forte et quand j'ai rejoint Sylvie, je lui ai demandé de me donner la main pour m'éviter de tomber. Elle aurait dû se méfier parce que j'avais sûrement un ton goguenard dans la voix et la main que je lui ai tendue, qu'elle a si gentiment attrapée&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et que j'avais soigneusement omis de nettoyer était gluante de riz froid et de viande crue. Elle a poussé un grand cri et je dois bien avouer que j'ai ri, sadisme amical. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Grandir, c'est en partie apprivoiser la nuit. Ça commence par apprendre à ne plus redouter l'endormissement, ne plus imaginer que les ronflements paternels qui passent à travers les cloisons sont le signe irréfutable d'une bête tapie qui ronge les barreaux du lit. Plus ça passe par l'association de la nuit avec des moments hors du ronron, feux du quatorze juillet par exemple, chasse aux escargots attirés par la fraîcheur nocturne, puis par les promenades entre amis. Mon petit frère, Manu, arrivant tardif dans le hameau et moi allions ainsi faire le "grand-tour" vers minuit, longue promenade d'un côté à l'autre de la vallée, deux heures de marche dans un univers aux sons modifiés, sur une route oubliée momentanément des voitures et dont on peut s'approprier le milieu sans crainte puisque phares et bruit nous préviendrons. C'est aussi partir camper dans les prés au-dessus du hameau, en prenant bêtement la précaution d'emmener les chiens pour veiller sur notre sommeil. Erreur grossière car les chiens faisaient du zèle et nous réveillaient en fanfare d'aboiements au moindre bruit dans les taillis, nous créant ainsi de grandes frayeurs pour finalement nous abandonner et repartir dormir au chaud à la ferme. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;À la fin de l'adolescence, la nuit est devenue une fête, le temps des réunions entre filles et garçons, des premières bringues organisées ou plutôt peu organisées autour d'un char à foin pour poser les cannettes, un autoradio pour toute sono, un feu de camp pour &lt;st1:personname productid="la lumière. Le" st="on"&gt;la lumière. Le&lt;/st1:PersonName&gt; temps hors celui des adultes, ce qui impliquait aussi parfois de trouver porte close au retour trop tardif. Il m'est arrivé ainsi de dormir sur une chaise longue dans une cabane en attendant l'heure du lever parental. L'accueil était un peu froid pour le retour de Pomponette…!&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Mais il s'agissait là de nuits partagées. Petit à petit je l'ai voulue pour moi seule la nuit, l'explorer un peu, voir ce qu'elle avait dans le ventre et moi aussi par la même occasion. Alors je suis allée me balader seule à travers les champs, sans lampe, histoire de tordre le cou à mes craintes, de m'accoutumer à sa texture mouvante et d'apprendre que cette forme qui bouge, là, dans ce buisson, ce n'est justement qu'un buisson, un peu de vent ou un effet de la vision nocturne et pas un violeur en série mâtiné d'un sanglier furieux. Bon, une fois je crois que c'était vraiment un sanglier qui ronchonnait devant moi en bousculant les feuilles et je n'ai pas joué les bravaches, j'ai sagement fait demi-tour. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;J'ai gardé de ces histoires de nuit une grande sympathie pour les lampes de poche, elles m'apparaissent encore comme un petit trésor, un luxe dans le tiroir, même si je ne veille pas toujours à les alimenter en piles!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-443092141263901291?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/443092141263901291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=443092141263901291&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/443092141263901291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/443092141263901291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/nuit.html' title='Nuit'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-350986610062415205</id><published>2007-08-10T20:29:00.000+01:00</published><updated>2007-08-10T20:40:44.498+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Ours</title><content type='html'>Ma connexion Internet est très capricieuse en ce moment, ça explique en partie la raréfaction des posts, pourtant j'ai beaucoup de bidules en cours de finition, de quoi poster tranquillement pour les jours qui viennent même si tout n'est pas passionnant. Repeindre les portes du couloir, installer une lampe murale, je vous en fais grâce. Mais je vous montre la tête d'ours finie avec ses étapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m'a pris beaucoup plus de temps que la tête de jaguar, pourtant elle n'est guère plus grande mais du fait de l'aspect presque monochrome j'ai dû apporter beaucoup plus d'attention à l'aspect modelage de la laine cardée. Et un ours, ce n'est pas très expressif en fait, j'ai dû veiller à ne pas en faire un gros chien aux oreilles rondes, tandis que pour un jaguar, dès qu'on fait les taches et le nez froncé, on a le gros de l'expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait les yeux avec des perles que j'ai enchâssées dans des paupières ajoutées ensuite. Le flash les rend particulièrement brillantes et plus claires qu'en réalité mais ajoute à l'aspect vivant inquiétant du rendu final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-oHu64AI/AAAAAAAAAcE/nQmf2GXaghU/s1600-h/ours1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-oHu64AI/AAAAAAAAAcE/nQmf2GXaghU/s320/ours1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097158474756448258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-jHu63_I/AAAAAAAAAb8/A_T-iPBEELw/s1600-h/ours2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-jHu63_I/AAAAAAAAAb8/A_T-iPBEELw/s320/ours2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097158388857102322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-U3u639I/AAAAAAAAAbs/j4ENpXoAEXg/s1600-h/ours4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-U3u639I/AAAAAAAAAbs/j4ENpXoAEXg/s320/ours4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097158144043966418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-RHu638I/AAAAAAAAAbk/K_RisWOUigk/s1600-h/ours5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-RHu638I/AAAAAAAAAbk/K_RisWOUigk/s320/ours5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097158079619456962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-M3u637I/AAAAAAAAAbc/vmHr5icWmZY/s1600-h/ours6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-M3u637I/AAAAAAAAAbc/vmHr5icWmZY/s320/ours6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097158006605012914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-350986610062415205?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/350986610062415205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=350986610062415205&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/350986610062415205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/350986610062415205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/ours.html' title='Ours'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rry-oHu64AI/AAAAAAAAAcE/nQmf2GXaghU/s72-c/ours1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3958540389219324904</id><published>2007-08-07T11:21:00.000+01:00</published><updated>2007-08-08T07:45:35.632+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Vélos</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;"T'as de beaux os, tu sais?"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Non, non, je n'ai pas rencontré de prétendant nécrophile (enfin si, j'ai rencontré un prétendant, mais pas nécrophile, juste un soupçon gérontophile au vu de son âge et du mien mais je m'égare là, je reviens à ma chronique), je n'ai pas été dévorée par un lion en vadrouille, bavard et esthète, je ne fréquente pas de serial-killers, ou alors en toute ignorance de leur passe-temps. Il s'agit simplement du compliment que me fit, en me vouvoyant d'ailleurs, le kiné qui s'est occupé de ma cheville suite à l'entorse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Vous voulez savoir ce que c'est que de beaux os? Et bien voici:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrhH8nu632I/AAAAAAAAAa0/RmTlFmaCArQ/s1600-h/os.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrhH8nu632I/AAAAAAAAAa0/RmTlFmaCArQ/s320/os.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5095902085153218402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Oui, je sais, c'est impressionnant, une telle esthétique osseuse… Et je tiens d'ailleurs à remercier ici ma mère de qui je tiens cette ossature solide de dauphinoise, du genre qui résiste aux chocs, même si ce n'était pas forcément nécessaire d'adjoindre au lot les mollets qui vont avec. Ni la faculté d'enrober le tout dès que je bois un verre d'eau ou regarde une assiette de pâtes. Bah, tant pis, c'est sans doute ce qui amortit les chocs et fait que je ne me suis jamais rien cassé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pourtant, quand nous étions petits nous goûtions "raisonnablement" des risques, avec le plaisir qui va avec et l'inconscience de l'enfance. Quand nous allions camper en Bretagne, je me souviens de ce jeu enivrant consistant à me laisser porter dans les vagues hautes pour me faire rabattre sur les rochers de &lt;st1:personname productid="la côte. C'est" st="on"&gt;la côte. C'est&lt;/st1:personname&gt; devenu de la science-fiction pour moi désormais tellement mes problèmes d'oreilles me font considérer l'eau comme une ennemie en puissance dès qu'elle s'approche de ma tête. Même quand elle s'écoule du pommeau de &lt;st1:personname productid="la douche. Juste" st="on"&gt;la douche. Juste&lt;/st1:personname&gt; bonne à faire du thé ou à troubler l'anis… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;À la campagne, les risques étaient autres, tout d'abord nous étions beaucoup plus livrés à nous-même qu'en camping où les activités étaient bien plus familiales (je ne sais plus si j'ai participé aux séances d'explosion de pétards dans tous supports, depuis les touffes d'algues jusqu'aux pinces de crabes et méduses échouées que pratiquaient mes frères et cousins ou si ce sont des souvenirs recomposés). Nous étions casse-cou en grimpant aux arbres, en dévalant les prés, en nous promenant la nuit dans les sentiers fréquentés par les sangliers, mais il ne s'agissait là que de dangers éventuels, qu'une simple prudence élémentaire pouvait et a pu tenir à distance. La pratique de la luge était plus casse-cou du fait des fils de fer barbelés qui délimitaient certaines parcelles et correspondaient à la fin des trajets, et parce que les grosses luges à patins de fer n'étaient pas très légères (ni très rapides) et qu'on les sentaient passer quand elles poursuivaient leur course par-dessus têtes ou jambes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il y avait les risques d'équilibristes, pris en marchant sur les murets de la route ou en grimpant quelques instants sur cette étrange pierre qui dépassait à l'horizontale du talus du chemin du dessus, en jouant au cochon pendu sous le tronc qui servait de barrière au pré de la Jourdenas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Mais en fait, les vrais moments où nous aurions pu nous casser quelque chose, c'était ceux que nous passions à vélo. J'ai appris à tenir en équilibre dans la Jourdenas, à l'époque où ce pré était vierge de toute maison (il y en a trois maintenant), en équilibre car il ne s'agissait pas encore de pédaler mais simplement de se laisser porter sur la pente relativement douce sur ces tout petits vélos à grosses roues, bleus et rouges, ceux des grands frères. Ensuite il y avait l'apprentissage du pédalage sur le bout de route à plat qui allait du début des châtaigniers jusqu'au portail de la ferme. Ça faisait quoi, vingt, trente, cinquante mètres? Alors pour varier le trajet et nous donner des émotions de vitesse, nous faisions le tour de la grange, partie dans l'herbe, partie sur le bitume, sans cesse, nous appelions ça nos vingt-quatre heures du Mans, et le frisson était de passer dans la tranchée qui restait de je ne sais quels travaux tout en évitant le pommier à cochons sur la trajectoire (un pommier à cochons, c'est un de ces petits arbres qui donnent pléthore de fruits mais verts et durs, acides, juste bons à faire des projectiles ou à engraisser le ou les porcs). Il n'y avait guère de voitures et nous les entendions de loin, heureusement, car nous déboulions sans visibilité sur la route et les freins de nos vélos étaient souvent du genre paresseux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La phase suivante consistait à aborder la pente qui conduisait à la Grand-Route, en freinant méticuleusement ou en se ralentissant en roulant dans le bas-côté, quitte à mordre sur le talus pour ralentir &lt;st1:personname productid="la machine. Ensuite" st="on"&gt;la machine. Ensuite&lt;/st1:personname&gt; il y avait une seconde zone de plat, bien dégagée, qui me paraissait… luxueuse? Le mot peut paraître étrange comme il est étrange que ces mêmes parties du chemin aient des textures différentes selon qu'il s'agissait de l'aller ou du retour. À l'aller, avant d'arriver au hameau, elle me paraissait interminable cette petite ligne droite, inutile, une petite mesquinerie du trajet avant d'atteindre enfin le bout de route sous les châtaigniers, là où l'odeur et la fraîcheur annonçaient l'atmosphère de "chez moi". Au retour, c'était une zone apaisante, la dernière marque de connivence avant d'atteindre la Grand-Route à tout le monde. À vélo, cette partie était celle dédiée à la vitesse, pas d'obstacles, pas de pièges. Ah si… Les gravillons… Chaque année au printemps les routes en étaient recouvertes par endroits. Une couche de goudron longtemps collante, de quoi enliser les espadrilles qui restaient engluées dans la couche fondue du bord du chemin, définitivement collantes et généreusement noirâtres, une couche de gravillons laissés tels quels, au bon soin des voitures pour les enfoncer ou les disperser, rien de tel pour faire déraper les vélos. Ces gravillons apparaissaient de façon aléatoire, tantôt dans tel virage, tantôt à l'entrée de tel chemin, comme l'apparition d'un vouloir malveillant et inévitable, un peu comme dans la mythologie grecque et romaine ces facéties de dieux qui s'ennuient et cherchent noise aux humains pour se distraire. Y avait-il des cantonniers hilares cachés derrière les noisetiers? Toujours est-il que nous avons souvent dérapé sur ces saletés et que nous avions souvent les genoux couronnés et incrustés de petits cailloux. Ensuite nous étions bons pour le mercurochrome, celui qui pique… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Je retrouve encore la sensation de la chute, réactivée récemment par celle que j'ai fait et qui m'a valu une entorse, ce moment infiniment long où on sent que ça y est, le phénomène est enclenché et que l'on ne peut qu'attendre la suite, encore dans l'instant où on n'a pas mal, où tout fonctionne. Ensuite, vient le moment où on se retrouve au sol, étourdi, ridicule, râpé, rassemblant ses esprits et tâtonnant pour faire le décompte des dégâts. Je me souviens de belles gamelles, d'avoir été emmenée saignante et hurlante par la fermière pour des premiers soins (tournée générale de mercurochrome!). Je sais que mon frère aîné s'était sérieusement ouvert le genou dans une chute, que je me suis coupée l'arrière du pied en le laissant malencontreusement trainer parmi les rayons de la roue arrière du vélo de la copine qui me portait, mais rien ne nous valait le plaisir de ces descentes à vélo et la fierté que l'on éprouvait à petit à petit, effort après effort, parvenir à faire la remontée sans poser pied à terre, sur nos vélos sans vitesses, sans confort (les selles en cuir bouilli, aïe…). Pédaler sur le chemin du dessus était un autre plaisir, tressautant, brinquebalant, la sonnette chantait toute seule sous les soubresauts infligés par les cailloux, la délicieuse inquiétude à l'idée de tomber dans le talus en contre-bas, l'orgueil de contrôler la descente finale, ne surtout pas freiner pour ne pas déraper, faire confiance en sa maitrise de l'engin, sourire, un peu blanche, et recommencer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Ensuite, plus grands, nous avons fait le "grand tour" à vélo, celui qui allait jusqu'au bout de la vallée, là où un petit pont enjambe le torrent pour revenir par l'autre côté, en frôlant le village d'en face, par une série de virages en épingles à cheveux et finir par la remontée qui casse les jambes. Nous avions désormais des vélos à vitesses, auxquelles je ne comprenais rien au départ, avec les plateaux et la petite manette casse-gueule à manipuler tout en pédalant, et même deux manettes pour mon dernier vélo, celui qu'on m'a volé dans le garage à poussettes. Maintenant je me contente de mon vélo "spécial plat", trois vitesses au guidon, selle rembourrée, panier pour les courses, dents qui s'entrechoquent au moindre relief sur la piste cyclable, autres temps autres mœurs!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3958540389219324904?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3958540389219324904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3958540389219324904&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3958540389219324904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3958540389219324904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/tas-de-beaux-os-tu-sais-non-non-je-nai.html' title='Vélos'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrhH8nu632I/AAAAAAAAAa0/RmTlFmaCArQ/s72-c/os.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5850912141533918721</id><published>2007-08-03T19:14:00.000+01:00</published><updated>2007-08-04T21:54:27.049+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Oural</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edit&lt;/span&gt;, comme on dit dans les blogs, à lire en fin du texte mais je le signale ici parce que j'en ai envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens sur la thématique "bestioles" de ces chroniques d'enfance. Quoique le terme bestiole soit assez peu approprié pour parler d'Oural. À partir d'un certain volume de chien, on ne parle plus ainsi, on respecte. En effet, Oural faisait partie de la race des Montagnes des Pyrénées, un gros, très gros Montagne des Pyrénées. Mais comme j'avais fait sa connaissance alors qu'il n'avait que deux mois environ, il ne savait pas vraiment qu'il était bien plus fort que moi et il m'obéissait à peu près. Je dis bien à peu près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant ce n'était pas mon chien mais celui d'une voisine, Québécoise d'origine et habituée aux chiens d'envergure. Dans son enfance, elle et sa pléthore de frères et sœurs avaient été élevés avec deux Saint-Bernard, elle avait sans doute souhaité recréer un peu de cette ambiance pour sa toute petite fille qui n'avait guère que huit ou dix mois à l'époque (et marchait déjà! Pas étonnant qu'elle soit devenue acrobate au Cirque du Soleil…). Elle avait donc acheté ce jeune chiot à l'air parfaitement débonnaire sous son poil laineux. Quand Xavier, un ami de mon petit frère en visite chez nous, avait annoncé avoir vu ce tout jeune chien, je n'avais tout d'abord pas voulu le croire. Je connaissais suffisamment toute la gent canine du coin pour savoir qu'il n'y avait aucun exemplaire de ce genre de chiens à des kilomètres à la ronde! Et pourtant c'était vrai. Il faut dire que ces voisins étaient des nouveaux venus, ils avaient totalement transformé une grange plus ou moins abandonnée dans le haut du hameau en une très originale maison lumineuse avec une vue imprenable sur la vallée. Des nouveaux… Fi! Bon, d'accord, eux n'avaient pas saccagé un de nos  terrains de jeux pour construire une maison forcément ridicule, mais quand même, de là à adresser la parole à des inconnus, il y avait un pas qui n'était pas encore franchi. Et puis tout d'abord, moi, quoique de la ville, je ne faisais pas partie des "nouveaux", non non, puisque mes grand-parents, ma mère, avaient déjà passé moult vacances dans le hameau voisin pendant des années, j'y avais quand même déjà des racines. Et pour ma "première fois", je n'avais guère que deux ans (et d'ailleurs je m'en souviens encore), donc, hein, bon, moi je n'étais pas une nouvelle, un point c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNw0Hu63zI/AAAAAAAAAac/AtUVFU1Awuo/s1600-h/oural-chiot.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNw0Hu63zI/AAAAAAAAAac/AtUVFU1Awuo/s320/oural-chiot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094539644217515826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Attirée par l'idée de ce chiot comme une guêpe par un pot de miel, je rôdais autour de leur maison. Pas difficile puisqu'elle donnait directement sur le chemin qui montait au Plagirou, cette série de grands champs en pente qui surplomblaient le replat où se nichaient les maisons. En même temps, ces champs, je n'avais guère à y faire mais bon, j'ai réussi à être là à un moment où Diane, sa maîtresse, sortait ce tout "petit" chiot et dévorée par la curiosité j'ai engagé la conversation et j'ai obtenu l'autorisation d'aller promener Oural un moment. Un grand moment! J'ai toujours eu l'instinct maternel dévoyé diront les mauvaises langues (dont mes filles) mais un "chiot de gros chien poilu" est particulièrement attendrissant avec ses grosses pattes pataudes et la truffe en bouton de bottines fiché dans la peluche. J'ai emmené ce chiot sur le "chemin du dessus" en le portant fréquemment car il se fatiguait vite et pour qu'il ne se pique pas sur les bogues de châtaignes, il paraissait tellement… neuf. Je lui ai parlé, je lui ai montré les lieux puis je l'ai ramené avec un mélange de fierté et de regret, heureuse qu'il y ait un chien de ce genre dans les environs, regrettant qu'il ne soit pas autant en "libre service" que les chiens de la ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Oural et moi sommes devenus très amis, je jouais avec lui comme je jouais avec les autres chiens, c'est-à-dire à me laisser mordiller tout en maintenant fermement la mâchoire quand la pression devenait trop forte, à le rouler sur le dos tout en le malaxant. Quand il est devenu plus grand, bien plus grand, ces jeux sont devenus problématiques car quand il prenait son élan depuis le haut d'un pré et sautait pour attraper ma main ou mon bras, son poids m'entraînait par terre et un chien de soixante kilos qui veut faire le jeune chiot fou dans une maison, ça fait des dégâts… et quand il veut jouer au tout petit qui veut se faire câliner sur les genoux, ça pose quelques problèmes. Quand nous mangions (la maison de mes parents était un peu sa deuxième maison) il posait sa grosse tête sur la table en faisant les yeux tristes pour obtenir un bout de quelque chose, pourtant très vite il n'a pas eu besoin de grandir plus ! Il était aussi un peu possessif et si son grand plaisir était de grimper sur le lit pour s'allonger de tout son long entre ma copine Sylvie et moi, il n'aimait pas trop me voir avec un petit copain et un jour où j'embrassais mon copain Olivier, il a mis sa tête entre nous, histoire de rappeler sa présence. Très efficace comme chaperon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNw_3u630I/AAAAAAAAAak/i706pa-ca_8/s1600-h/Oural.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNw_3u630I/AAAAAAAAAak/i706pa-ca_8/s400/Oural.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094539846080978754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il s'est très bien intégré dans la meute locale mais assez vite des problèmes se sont présentés. Un promeneur qui avait eu le toupet de passer devant "sa" maison a été pris à parti par Oural et il y avait de quoi avoir peur. Il faut dire que comme le chemin passait sur le pas de la porte, le chien pouvait prendre ça comme une incursion dans son territoire et il n'était guère dressé, voire pas du tout. Bref, Oural a sauté sur l'épaule du quidam qui lui a donné un coup de bâton. L'histoire s'est arrêté là sur le coup mais Oural en a conçu une méfiance pour les passants et de brave bête débonnaire qu'il était il est devenu un chien dont il fallait malgré tout surveiller les réactions. Il avait par exemple l'habitude de poursuivre les rares mobylettes qui s'aventuraient sur la route en cul-de-sac en aboyant et sautant au ras du guidon et je n'aurais pas aimé être à la place du conducteur. Il faisait aussi un brin de conduite aux voitures étrangères ce qui n'incitait pas à ouvrir les portières une fois à l'arrêt. Tant et si bien qu'il a fallu se résoudre à le maintenir à l'attache une partie du temps, quand il n'y avait personne pour veiller à sa conduite. Petit à petit tous les chiens du hameau ont dû ainsi être maintenus enfermés ou attachés du fait de plaintes répétées et j'en voulais beaucoup à ces "estrangiers" qui venaient réglementer la vie locale pour pouvoir se promener tranquillement. Pfff, est-ce que j'allais chez eux, moi, hein? Même si maintenant j'apprécie dans mes promenades de ne pas tomber sur des chiens défendant leur territoire ou alors derrière les grilles de leur maison. Mais ceci est une autre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oural a grandi donc et Boule &lt;a href="http://animaregard.blogspot.com/2007_06_01_archive.html"&gt;(pour savoir qui est Boule, vous pouvez lire la chronique du premier juin, en cliquant sur cette phrase)&lt;/a&gt; s'est rendu compte que le petit chiot laineux était devenu un grand et beau chien. Il est devenu en quelque sorte son amant officiel, ce qui signifie que dans une de ses portées (elle n'en a eu que deux avant d'être stérilisée) nous avons pu voir l'inévitable petit chien noir, fruit de ses amours laborieuses avec le chien de la ferme, son vieux mari autrement dit (Dick est mort à presque vingt ans), quelques bâtards divers et variés, fruits de rencontres de hasard, et un énorme chiot tout blanc avec une ou deux taches grises, c'était Titan qui a fini par devenir presque aussi grand que son père. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Sur la photo il n'a guère que quinze jours...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNxI3u631I/AAAAAAAAAas/qEGYdYWtBts/s1600-h/titan.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNxI3u631I/AAAAAAAAAas/qEGYdYWtBts/s320/titan.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5094540000699801426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Boule aimait vraiment beaucoup Oural, ça se voyait à sa manière de sourire quand elle était avec lui et elle a été très triste quand il est parti (le couple des maîtres du chien s'est défait, Nadine est repartie vivre au Québec et son mari n'a pas voulu garder le chien qui ne lui obéissait pas du tout et était trop encombrant, il l'a vendu à un couple je ne sais plus où, je ne sais pas comment s'est passé l'adaptation entre eux mais je ne suis pas très optimiste sur la suite de l'histoire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai souvent gardé Oural pendant les absences de sa maîtresse, de quelques heures à un mois complet. Ce n'était pas une sinécure parce que c'était un chien fugueur et quand il partait il partait loin, histoire de rentabiliser son évasion. Il entraînait parfois son fils avec lui et les deux mastodontes en vadrouille ne passaient pas inaperçus. Promener les deux monstres en laisse n'était pas non plus très simple, la vue de tout autre chien mettait Oural hors de lui (c'est Boule qui lui avait appris ça…) et il m'est arrivé plus d'une fois de le maintenir difficilement, lui debout, moi cramponnée au collier. Heureusement il n'avait pas vraiment compris qu'il était bien plus fort que moi et je parvenais à le calmer en haussant le ton. Bon, en criant après lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allée une fois ou deux me promener en ville avec lui. Quelle frime! J'entendais derrière moi le brouhaha des "tu as vu le chien?", "qu'est-ce qu'il est grand, qu'est-ce qu'il est beau!" et les glapissements des roquets qui ne supportent jamais la vue de ce genre de bête. J'étais fière, oui, je dois bien l'admettre, mais un peu inquiète à l'idée d'un possible incident si quelqu'un s'était trop approché par surprise de lui. Quand j'arrivais à un passage pour piétons, je lui intimais d'un ton très convaincu l'ordre de s'asseoir et il s'asseyait. Moi je savais bien qu'il le faisait parce que c'était un grand fainéant qui ne perdait pas une occasion de reposer sa masse mais vu de l'extérieur, ça en jetait et je me sentais dans la peau de la dompteuse qui tire négligemment les moustaches du tigre (la mode n'était pas encore aux molosses à gueule de brute promenée par des jeunes filles fluettes, de toutes façons il n'avait pas une gueule de brute et je n'ai jamais été fluette, ou alors pas longtemps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oural est resté trois, quatre, cinq ans dans le hameau, je ne sais plus. Quand sa maîtresse a décidé de quitter la France elle a voulu me le donner mais je ne pouvais pas accepter, j'habitais encore chez mes parents, un tel chien dans un appartement était impossible à envisager (et le nourrir n'était pas rien non plus). J'ai toujours regretté que cette histoire s'arrête ainsi, sur un abandon que je ressentais comme une trahison, le rappel des contingences du quotidien. Un couple qui se défait, une enfance qui se termine, les réalités qui rattrapent les visions idylliques d'un joli coin de campagne où les petits nianimaux kromeugnons gambadaient en liberté. Je sais maintenant que je n'aurai jamais de cheval "à moi", jamais de gros chien "à moi", sauf chamboulement total dans mon existence, mais j'ai encore dans l'escarcelle de ma tête plein de souvenirs goûteux de poney et de gros chiens (et ma foi, ça tient moins de place dans un appartement dans une grande ville car oui, Grenoble EST une grande ville) et c'est bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edit donc:&lt;/span&gt; Ma maman me fait dire par ma fille, voir commentaires, que j'ai oublié de parler du caractère facétieux de ce chien. enfin, quand je dis facétieux... son sens de l'humour n'était pas du goût de tout le monde, et surtout pas de cette Marocaine qui était femme de ménage dans une famille du hameau voisin et qui venait tous les soirs chercher le lait à la ferme. La pauvre... Oural lui faisait un brin de conduite systématique, c'est-à-dire qu'il la raccompagnait en lui aboyant après et en sautant autour d'elle (autant dire qu'il devait arriver à hauteur de ses épaules!) pendant qu'elle pressait le pas, livide de terreur. Je pense qu'elle doit encore en faire des cauchemars! Quand elle arrivait dans la cour, les chiens se précipitaient vers elle en aboyant, sentant sa terreur, et elle tentait de se fondre dans les murs dont elle prenait effectivement la couleur. C'était des chiens de garde en fait, mais le problème était qu'ils ne défendaient pas que leur maison mais l'ensemble du territoire du hameau. Et ils le défendaient avec un certain zèle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect du côté "facétieux "des chiens et des humains du coin me revient en mémoire. Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé mais tant pis si c'est le cas, j'en ris encore. Un jour où j'étais sous la charmille avec les chiens, c'est-à-dire Boule, Oural et Teddy (fils de Boule) je les ai vus partir comme des flèches vers le Plantay en aboyant comme des furies. Il s'agissait d'une brave femme de promeneuse qui montait le chemin, naïve et confiante. Quand je suis arrivée sur les lieux à sa rescousse, la femme a éclaté en récriminations contre ces chiens, ce qui était compréhensible étant donné la peur qu'elle avait dû avoir. Mais ça ne m'a pas plu, après tout ce n'était pas les miens et je venais justement les récupérer pour la sortir de ce mauvais pas. J'ai alors attrapé Oural par le cou et je me suis penchée vers lui pour lui demander s'il n'avait pas eu peur de la méchante femme qui lui criait dessus. Là je crois que c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et la promeneuse a commencé à m'insulter. Grand mal lui en a pris car alors c'est Monique, la fille aînée des fermiers qui est arrivée, gonflée comme une poule dont on menace les poussins, ergots en avant, et elle a commencé à traiter la promeneuse de tous les noms pendant que je rassemblais la petite meute. La femme a fini par battre en retraite en se demandant dans quel pays de fous elle s'était aventurée. Je ris mais je n'aurais pas aimé être à sa place...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5850912141533918721?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5850912141533918721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5850912141533918721&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5850912141533918721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5850912141533918721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/oural.html' title='Oural'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrNw0Hu63zI/AAAAAAAAAac/AtUVFU1Awuo/s72-c/oural-chiot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8117579197227647646</id><published>2007-08-02T10:43:00.000+01:00</published><updated>2007-08-02T10:46:06.933+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Taguée</title><content type='html'>Taguée par &lt;a href="http://surmaplaneth.over-blog.com/"&gt;Aneth&lt;/a&gt;, me voici sommée de faire sept révélations sur ma personne. Bon, c'est comme quand on joue à touche-touche, c'est moi le chat donc je m'y colle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 – J'arrive à toucher le bout de mon nez avec ma langue. C'est un talent de société totalement inutile sauf en cas de démangeaison subite alors que je suis en train de dessiner et que si je relâche l'attention, à coup sûr, l'aquarelle va filer dans un recoin du dessin où je ne veux pas qu'elle aille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 – Je sais ronronner. J'ai lu un jour qu'il s'agissait d'une histoire de contraction du larynx (maintenant on explique ça autrement mais tant pis), du coup j'ai essayé et ça a donné un bruit qui évoque effectivement un ronronnement, indépendamment de la respiration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 – Toujours dans le domaine félin, je sais imiter le cri du pull en chaleur. Si si. Éloignez les enfants que je vous explique. Quand j'étais petiote je m'amusais à reproduire le miaulement que poussait la maman chat (vous avez vu la ruse pour éviter les noms qui font venir les visiteurs incongrus sur le blog?), le cri de la maman chat donc pour faire venir ses petits. J'étais très fière de l'exactitude avec laquelle j'imitais ce Méééérouuuuiiiiinnnn. Mais le jour où j'ai voulu le faire entendre au chat de la maison, celui-ci est effectivement venu à pattes rabattues mais pour attraper un pull qui traînait par là pour lui faire subir les derniers outrages. À partir de là, le pli était pris et pull ou pelotes, ce chat réagissait systématiquement ainsi à ce cri. Inutile d'appeler la SPA, ils sont déjà au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh, quelles autres révélations fracassantes puis-je bien faire…?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 – Quand j'ai de la fièvre, événement rarissime, j'ai l'impression d'avoir des crayons entre la base des doigts ou de tenir une boule trop grosse et molle. J'ai la même impression quand je vois des trous dans les crêpes, ou que j'imagine une feuille blanche avec des traits noirs qui descendent et s'entortillent en bas. C'est grave, docteur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 – Je fais du vélo en jupe longue et en talons hauts, c'est très pratique pour remonter la pédale au moment de démarrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 – Je n'ai pas de télé depuis des années et je n'ai jamais vu les images vidéo de l'attentat du 11 septembre 2001 alors que j'ai suivi l'événement à la radio tout en prévenant par téléphone les personnes de mon entourage. Il doit y avoir quelques ermites dans le même cas, ainsi qu'un inuit ou deux, peut-être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 – Je confonds encore les prénoms de mes deux filles, alors qu'elles ont 19 et 15 ans et des prénoms radicalement différents. Mais c'est héréditaire, ma mère est dans le même cas, elle nous appelle même parfois du nom des chats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà voilà. Maintenant il me reste à taguer quelqu'un d'autre. Comme je suis fort peu sociable en terme de blogosphère, je vais donc taguer le blog collectif de ma fille et ses copines, ça en fera plusieurs d'un coup d'un seul! Hé hé… A vous &lt;a href="http://thedefouloireuh.blogspot.com/"&gt;"The défouloireuh"&lt;/a&gt;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8117579197227647646?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8117579197227647646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8117579197227647646&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8117579197227647646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8117579197227647646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/tague.html' title='Taguée'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3305583969453009121</id><published>2007-08-01T16:02:00.000+01:00</published><updated>2007-08-01T21:32:37.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Grignoter</title><content type='html'>Il est bientôt midi et la faim se fait sentir. Au vu du contenu de mes placards et de ma flemme d'aller faire des courses, je vais sublimer par l'écriture en cherchant à me rappeler nos pratiques alimentaires de gamins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait les plats mitonnés par ma mère, les poulets et les lapins de la ferme, les gratins, les tomates farcies. Qu'ils étaient bons ces lapins!!! J'aimais par-dessus tout manger la peau du ventre mais je n'étais pas la seule, hélas… Cette petite bande de viande fibreuse et tendre, goûteuse, quel délice!. Je ne sais pas si c'était la recette maternelle ou la nourriture de ces bestioles mais ce goût je ne l'ai jamais retrouvé par la suite. Et puis les lapins tout vidés n'ont plus de "peau du ventre", alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matin nous buvions du chocolat chaud dans des bols bretons à "oreilles", avec notre prénom inscrit dessus. Le meilleur était de grappiller dans le bocal en plastique les gros granulés de chocolat (du Benco ©, ça existe encore?) qui remontaient à la surface quand on remuait la boite. Ils étaient bien meilleurs que les autres! Le désagrément au moment de boire le mélange était de veiller à ce que la peau du lait reste bien sur le bord du bol. La peau du lait, le gras du jambon, tout ce que nous détestions et qui était pourtant "le meilleur" au dire de notre grand-père. "Huit jours sous une benne et on verra si tu ne manges pas le gras du jambon!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait les nourritures officielles et les nourritures officieuses, tous ces grignotages de n'importe quoi au gré des promenades, des humeurs et des saisons. Les asperges sauvages à la Pentecôte par exemple. Elles poussaient sous les châtaigniers, au bord des brûlis de l'hiver qui avaient supprimés les bogues parsemant le pré, sur les talus. Bien évidemment en même temps qu'elles poussaient une autre plante très ressemblante et je pestais de voir ma mère rassembler de beaux bouquets d'asperges alors que je restais bredouille, ne distinguant pas le bon du mauvais. Petit à petit j'ai fini par accoutumer mon regard à la recherche et je repérais rapidement le vert tendre de ces pousses. Il n'y en avait jamais beaucoup et le temps que je remonte à la maison avec ma petite botte d'asperges, j'en avais déjà grignoté la moitié et tant pis pour les petites bestioles rouges qui nichaient souvent entre les grains, après tout ça faisait des protéines! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tout début du printemps, à la fin de l'hiver plutôt, il y avait les pissenlits. Là encore il ne fallait pas confondre avec les saramejous qui leur ressemblent mais sont beaucoup plus amers et coriaces. L'étymologie des deux termes est parlante, "pissenlit" se passe de commentaires, "saramejou" signifie "serre les joues (du bas)". Des plantes pour le nettoyage de printemps en quelque sorte! Ramasser les pissenlits est hypnotique. Au départ on ne voit rien, petit à petit on distingue les gros exemplaires, déjà munis de boutons presque fleuris et à dédaigner, et puis ça commence, on repère ce joli, là, tout frais et tentant. Un coup d'Opinel pour couper la racine, du vieil Opinel ébréché indispensable tout autant que rituel pour la récolte et hop, dans le sac ou le panier. Ah, un autre! Oh, et celui-ci, il serait dommage de ne pas le ramasser! Et c'est ainsi qu'on se retrouve à l'autre bout du champ avec une quantité déraisonnable de verdure qu'il faudra ensuite laver, nettoyer, séparer de l'inévitable récolte annexe de petites limaces, chenilles, bestioles et mousses alors que finalement, il n'y avait guère que ma mère et moi pour apprécier cette herbe à brouter. Tant pis, l'exaltation de la récolte était la plus forte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était aussi l'époque des premières primevères, des premiers coucous. La première touffe de primevères est l'occasion de chercher LA fleur qui voudra bien faire un petit bruit de sifflet quand on siffle dedans en tenant le bout du calice entre les lèvres. Et quand on dépiaute une fleur de coucou, il y a à la base un pistil dodu qui, avec un peu de concentration, a un petit goût anisé assez agréable. Discret, certes, mais quand même… On pouvait me suivre à la trace quand je me promenais avec un bouquet de coucous que je grignotais tranquillement, rejetant derrière moi les fleurs mâchonnées. Le trèfle aussi était une gourmandise, le bas de chaque toute petite fleur mauve est légèrement sucré, tout comme la base de certaines herbes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrC6mnu63wI/AAAAAAAAAaE/8ByIomynb00/s1600-h/coucou.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrC6mnu63wI/AAAAAAAAAaE/8ByIomynb00/s320/coucou.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093776351219605250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans la série des déviances alimentaires, il y avait le plaisir de racler avec les dents un bâton de noisetier que l'on vient juste d'écorcer, le bois est si lisse, si tentant, et la sève juste un peu goûteuse. Manger les mousserons crus, ce n'est pas une déviance, c'est juste bon. Le blé pas encore mûr, c'était un péché puisque c'était attenter aux sacro-saintes récoltes mais bon, juste quelques épis, à la lisière, sous les piquets, là où ils ne seraient pas fauchés. Ça n'a pas de goût ou presque, c'est interminable à dépiauter mais c'est frais, ça fait comme de petits bonbons pleins de suc. Quand le maïs était coupé, il restait parfois tout en haut des tiges de jeunes épis pas mûrs, pas finis, encore verts, autre délice. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrDts3u63yI/AAAAAAAAAaU/vTfKUlpiPa0/s1600-h/mousseron.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrDts3u63yI/AAAAAAAAAaU/vTfKUlpiPa0/s320/mousseron.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093832533686804258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chaparder du "blé des poules", poussiéreux, dur comme bois, j'en ai déjà parlé. Le son pour les canards, c'était du vice, aucun goût, juste une pâte fade dans la bouche, de quoi alimenter la curiosité pour tout ce qui pouvait se manger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus… "normalement" dirais-je, il y avait les fruits, les vrais. Les châtaignes, crues au début, pas encore totalement mûres, qui assèchent toute l'eau de l'organisme et vous tapissent la bouche de papier de verre. Puis les châtaignes grillées à emmener en promenade au fond de la poche pour tenir chaud et occuper les doigts et l'estomac. Mais il fallait mériter ces calories car au bout d'un moment les doigts étaient noirs de cendre et il y avait toujours une petite peau dure qui venait douloureusement se nicher sous un ongle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre aliment qui fait dépenser plus d'énergie qu'il n'en apporte (ou presque…): les noix fraîches. Tout d'abord il fallait séparer le brou de la noix, de préférence en calant le tout entre deux pieds pour éviter de se teindre irrémédiablement les doigts en marron, ensuite ouvrir la coque, idéalement à la force du poing serré, façon viking, dans les faits avec un caillou ou un couteau, parfois avec les dents faute de mieux. Si le tout n'était pas malencontreusement broyé, il restait à ôter la petite peau jaune qui recouvre le cerneau et qui sait très bien, même à l'état de résidu, gâcher le goût de l'écale. Au bout d'un moment, bien sûr, la patience s'amenuisait et les dernières noix étaient mangées presque telles quelles, tant pis pour le goût amer et astringent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes fruits préférés restaient les noisettes et maintenant encore j'ai l'œil pour les repérer dans un buisson, même au passage pendant que je pédale au bord de l'Isère. C'étaient de petites noisettes sauvages ou presque, que nous mangions à peine mûres, encore toutes tendres et à la coque verte, légèrement ombrées de brun à la base. De toutes façons, il était illusoire de croire qu'elles auraient pu mûrir si nous leur en avions laissé le temps, un autre enfant de la bande les aurait cueillies entre temps! Nous pouvions faire de vraies acrobaties dans les branches pour atteindre le maximum de fruits et pendant longtemps j'ai considéré la valeur d'un pantalon au nombre de ses poches et à leur profondeur car les noisettes ne se ramassent pas avec un panier, ce serait une hérésie! Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi les cerises, les grosses Reverchon souvent véreuses, les toutes petites cerises noires, presque confites des vieux cerisiers retournés à l'état sauvage en bas du "parc-aux-chevaux". Celles-ci, nous en faisions des ventrées pourtant elles n'avaient pas beaucoup de chair autour de leur noyau mais ces quelques arbres énormes étaient généreux et faciles à escalader. J'ai le souvenir d'heures entières passées debout dans leur ramure, appuyée à une branche, la bouche emplie de noyaux accumulés car il était trop long de les cracher un à un. C'était évidemment bien plus amusant de faire cette cueillette à plusieurs car les noyaux devenaient ainsi des projectiles fauteurs de taches presque indélébiles… Une grande frustration à la fin de la saison des cerises était l'existence de merisiers ou de griottiers, je n'ai jamais vraiment su faire la différence. Les fruits en étaient très beaux, tentants, d'un rouge clair un peu translucide mais quel goût affreux qui vous retrousse les gencives! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En contrebas du hameau, dans les vignes, il y avait des arbres fruitiers, des vrais, des "pour vendre". Je n'en mangeais que les fruits tombés au sol, à disputer aux guêpes qui avaient le chic pour les vider par en-dessous. Oh, la belle pêche! Même pas abîmée! Mais ce n'était qu'un leurre car si la partie supérieure était intacte, la partie cachée se révélait creusée d'une petite caverne dont s'échappaient en vrombissant une demi-douzaine de guêpes furieuses d'avoir été dérangées, trop lourdes de suc et de sucre pour être agressives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les raisins étaient immangeables me semble-t-il, des raisins pour le vin, pas pour la table, acides, aigrelets. Ou trop verts et bons pour des goujats. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin qui menait à ces vignes, il y avait des buissons de mûres, et les mûres, j'aime ça. J'ai été très déçue quand j'ai tenté d'en cultiver dans le potager de mes parents d'obtenir des grosses grappes de fruits énormes mais au goût de flotte très prononcé. Pouaaah!!!! Tandis que celles-ci étaient bonnes, ensoleillées, et puis, quand on brave les piquants et les vipères pour cueillir sa provende, elle ne peut qu'être excellente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agrippés aux grillages des petits jardins potagers en face de la ferme, il y avait des buissons de ce qu'on appelait des "pétavins". Je n'ai jamais retrouvé ce terme nulle part et personne ne semble comprendre à quoi je fais allusion quand je parle de ça. Je vais tenter une fois encore d'expliquer la chose… ça ressemble à des mûres à la fois dégénérées et améliorées, les grains sont beaucoup plus gros, il n'y en a guère que cinq ou six à la fois, rarement mûrs en même temps, allant donc du rose vinasse au noir profond, avec un petit goût discret, acidulé, fleuri. Nous les grignotions au passage en passant sur la route mais sans systématisme, plutôt parce que délaisser un fruit comestible ainsi offert allait à l'encontre du sens du grappillage inné chez les enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, on pouvait trouver des fraises des bois. Pas beaucoup, dans certains endroits assez précis, sur les talus vers les châtaigniers, sous les frênes le long du chemin du Plantay. Mais quel goût explosif!!! Une fois j'en ai vu un véritable tapis, bien au dessus du hameau, dans le coin nommé "le Scialet" mais je n'ai pas osé en manger, déjà à l'époque on nous disait qu'il fallait se méfier des maladies transmises par les renards. Pourtant ils devaient bien venir vers la ferme, ces fameux renards, mais dans ce cas ce n'était pas pareil, ça devenait "nos" renards et leurs déjections ne pouvaient donc pas transmettre de maladie, cela aurait été trop injuste! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrC6x3u63xI/AAAAAAAAAaM/HxucHufXfb4/s1600-h/fraise.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrC6x3u63xI/AAAAAAAAAaM/HxucHufXfb4/s320/fraise.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093776544493133586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un autre fruit plus rare était la nèfle, il y en avait sur un arbuste (un néflier donc, en toute logique) dans le champ du poney, à l'abri donc de toute convoitise hormis la sienne et la mienne J'en grignotais quelques-unes l'hiver une fois qu'elles avaient gelé, quand je me rappelais leur présence, de même que quelques gros "gratte-culs" dans les gros buissons d'aubépine (ou d'églantier, j'oublie toujours la différence). C'était magique de trouver encore des fruits en plein hiver, même s'il s'agissait de fruits austères. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions aussi d'autres gourmandises bien plus civilisées quand le crémier ou le boulanger montaient faire leur tournée à jour fixe: un chocolat liégeois ou un pain au chocolat. Le premier s'arrêtait au tournant avant la montée dans le village, sous la charmille, l'autre s'arrêtait bien plus haut. Bizarrement je trouvais bien plus solennel l'atmosphère autour du crémier. Il y avait plus de place autour de la camionnette, ça amenait les personnes à respecter des distances entre elle selon les affinités ou les timidités tandis que nous étions groupés autour de celle du boulanger. De plus le premier ouvrait un grand auvent pour montrer sa marchandise alors que le second passait le pain par une porte ouverte sur le côté. Cet homme avait une maladie étrange, il avait "les os qui poussaient", ses mains, ses coudes étaient déformés et ça me mettait mal à l'aise, partagée entre la curiosité de regarder et la gêne de regarder, un peu mortifiée à l'idée que le pain passait entre ses mains. Pruderie d'enfant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y avait les bonbons quand nous allions apporter du lait chez telle ou telle personne, la Marthe ou Mme Poncet. Cette dernière nous offrait aussi des biscuits sortis d'une grande boîte métallique où ils devaient attendre longtemps qu'on aille les piocher car ils étaient souvent mous, de ces biscuits qui étaient vendus dans de grands sachets, en vrac, avec des morceaux de phrases écrits dessus. C'était frustrant parce que ça donnait terriblement envie de vider la boite pour enfin reconstituer une phrase complète mais je repartais avec simplement ce bout de mystère dans l'estomac, une histoire pas finie. Mon goût pour l'écriture viendrait-il de là et des nouilles alphabet qui glissaient sur le bord de l'assiette avant qu'on ait eu le temps de former des mots?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3305583969453009121?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3305583969453009121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3305583969453009121&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3305583969453009121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3305583969453009121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/08/grignoter.html' title='Grignoter'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RrC6mnu63wI/AAAAAAAAAaE/8ByIomynb00/s72-c/coucou.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6583315547456514343</id><published>2007-07-30T12:29:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T12:57:25.225+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Public et privé</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Depuis quelques temps déjà j'essaie d'écrire ce texte sur la notion du public et du privé dans mon enfance à la campagne. Je patine dans cette écriture parce que cette réflexion est encore récente, parce qu'elle nécessite de regrouper différentes sensations au lieu de me concentrer sur un domaine restreint et anecdotique et parce que c'est un sujet un peu glissant, que j'aimerais aborder de façon correcte. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une vraie vie de hameau, et qui plus est de hameau particulièrement replié sur lui-même puisqu'il était et est toujours situé au bout d'une route en cul-de-sac, dans un repli de terrain, avec la forêt derrière, les flancs du Néron devant, montagnette totalement inhabitée sur cette face. Autant dire que la vue sur l'extérieur était limitée, d'un point de vue tant imagé que réel. Même aller au hameau voisin à deux cent mètres était se rendre "ailleurs", pas les mêmes odeurs, pas les mêmes coutumes, pas la même végétation, pas la même lumière presque. Les limites étaient très nettes: la plaque Pont-à-Mousson sur le chemin du dessus, le replat sous les châtaigniers sur la route du dessous.  À partir de là, comment dire… nous changions de juridiction. Nos faits et gestes pouvaient toujours être rapportés à la communauté mais je dirais que je me sentais alors comme une ambassadrice, il ne fallait pas commettre d'impair. Mais ceci est peut-être plus du domaine de ma crainte de l'illégitimité dans mes actes que d'une réelle pression sociale locale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des maisons étaient groupées autour de la ferme et nous entrions dans la salle commune comme dans un moulin. Un peu trop d'ailleurs peut-être… Disons qu'il y avait des heures "portes ouvertes" et des heures plus réservées à l'intimité de la famille. Dans mon souvenir, la porte restait presque toujours ouverte, un simple portillon limitait certaines années l'accès des animaux à l'intérieur. Dans les faits, l'accès était libre ou presque à la salle commune, avec sa grande table-pétrin, la cheminée occupée par un poêle à bois en fonte (ceux où il faut ôter les cercles concentriques avec un pique-feu pour mettre les bûches, tout un apprentissage pour les remettre dans le bon ordre sans les faire tomber à l'intérieur mais quelle fierté quand on y arrive!), les chaises le long du mur, le buffet en formica blanc et orange et les deux fauteuils, celui pour Maurice et celui pour Odette, souvent occupé par le chien chéri du moment (je parle des dernières années). Cette pièce sentait le café, le lait et l'eau de Javel. Odette lavait très souvent son plancher à grandes eaux, il était presque blanc de récurage. Pour discuter elle se tenait sur une jambe, adossée contre le chambranle de la porte qui donnait sur l'arrière-cuisine, zone privée à laquelle nous avions accès rarement et qui pourtant contenait le Graal: de véritables WC et non pas une cabane au fond du jardin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres pièces étaient mystérieuses, même si en tant que copine de Solange, la fille des fermiers, j'y ai eu accès plusieurs fois (et même au grenier où nichaient les pigeons et d'où l'on voyait presque loin). La salle commune était le haut lieu social du hameau, l'endroit où les gens s'installaient pour bavarder ou… pour se taire. Je me souviens de ces séances de silence intense, ponctués de quelques "moui, faut bien" et autres "enfin" lourds de je ne sais quel sens. Mais peut-être aussi que la présence d'une enfant interrompait la discussion des adultes? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Odette était très friande de toutes nouvelles concernant tout et tout le monde ("friande", un des mots du vocabulaire local avec "languir": "tu te languis de tes parents, hein?") et toute anecdote était bonne à prendre. Il fallait juste savoir qu'elle serait colportée, déformée, que le tempérament moqueur des gens du coin trouverait à s'y faire les dents et qu'une fois que le récit tombé dans le domaine public, il était totalement vain de tenter de rétablir les faits dans leur vérité, ça ne servirait qu'à prêter à rire encore plus. Et les légendes avaient la vie dure, était ressassées d'années en années, amenant les mêmes rires au même moment. Pourtant, à tout prendre, je crois que ça tenait plus d'une connivence et d'une façon de remplir le vide des conversations que d'une réelle volonté de nuire, même si la dent était souvent dure. Mais il ne fallait pas être du côté des "ennemis"…!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait donc deux vies, celle à l'extérieur, où tout était susceptible d'être rapporté et commenté et la vie dans les maisons, très étanche. En vingt années de fréquentation assidue de cet endroit, je ne suis que rarement entrée dans une maison autre que la ferme. Les jeux des enfants avaient lieu à l'extérieur ou dans les granges, dans nos endroits à nous, il y avait peu d'invitations de maisons à maisons que ce soit entre enfants ou entre adultes puisqu'il y avait la salle commune et les séances devant les camionnettes de marchands ambulants pour tenir lieu de cœur de la vie sociale.  Ça n'empêchait pas la curiosité d'être alimentée par les éclats de voix qui pouvaient franchir les limites des jardins, et ce qu'on ne savait pas, on l'imaginait et les rumeurs allaient bon train. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant je n'ai jamais eu l'impression de malveillance et lors de l'enterrement de Maurice, au printemps, en revoyant toutes ces personnes j'ai eu la sensation très forte d'un lien affectif encore vivace, inchangé. Dire du mal était un sport, pas un jugement. Enfin je ne crois pas. Il y avait un sentiment de solidarité et de faire partie du même univers qui allait au-delà des éventuelles divergences. Je dois bien dire que j'ai toujours gardé l'impression d'être en exil depuis que mes parents ont cessé de louer la petite maison pour aller habiter dans la maison fraîchement héritée de mon grand-père. Chaque fois que je retourne dans cette vallée, l'impression de retrouver mes marques est là, intacte, même s'il est difficile d'admettre que rien ne sera plus pareil, que la ville a grignoté la campagne devenue banlieue. Pourtant il reste les personnes que j'ai aimées et que je retrouve avec le même plaisir, comme un fil qui ne s'est pas vraiment interrompu. Certains partages créent des liens pérennes et je crois que nous aimions tous et toutes cet endroit de façon viscérale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je vivais ce lien d'une façon que j'ai ressenti de plus en plus ambivalente avec le temps. Il était à la fois très rassurant, fait de visages familiers, de rites très forts, dans les gestes, les paroles, les actes; en même temps cette impression d'être susceptible de se faire épingler par la moquerie empêchait une totale confiance, surtout que susceptible, je l'étais… (Oui, bon, je sais, je le suis encore mais un tout petit peu moins, sinon ça sert à quoi de grandir? Hein? À vieillir? Ah…) La vie là-bas était confortable comme dormir sur un matelas de foin, avec de bonnes odeurs, une douce chaleur et des piquants disséminés par-ci par-là, histoire de ne pas s'endormir tout à fait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rq3SEXu63vI/AAAAAAAAAZ8/CoRmDZzpxSg/s1600-h/vallee.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rq3SEXu63vI/AAAAAAAAAZ8/CoRmDZzpxSg/s320/vallee.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092957726158020338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6583315547456514343?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6583315547456514343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6583315547456514343&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6583315547456514343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6583315547456514343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/public-et-priv.html' title='Public et privé'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rq3SEXu63vI/AAAAAAAAAZ8/CoRmDZzpxSg/s72-c/vallee.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1934797484780945309</id><published>2007-07-26T11:02:00.000+01:00</published><updated>2007-07-26T11:04:06.664+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='portraits'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Portrait 3</title><content type='html'>Je me suis livrée à un exercice que je n'avais pas pratiqué depuis longtemps: l'autoportrait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas facile parce qu'en fait dans ce cas je ne sais jamais si la ressemblance est là ou pas et j'ai dû demander à ma fille cadette si elle reconnaissait sa Mooman. Devant son air dubitatif, j'ai pensé que j'avais tout raté mais il semblerait que je me soie surtout vieillie sur le dessin. Merci Alex qui me voit plus jeune que je ne suis ! (Ça me contrebalance ce jour de fête des Mères où elle m'a offert une rose en me disant: "je t'offre cette fleur car tu es comme elle, tu vas te faner". Les enfants ont un sens du raccourci saisissant!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écouté sa remarque et j'ai alors effacé certains traits de crayon qui durcissaient trop le visage mais j'avais alors perdu toute expression. Jeunette, certes, mais benête aussi… J'ai opté pour un moyen terme en gardant les poches sous les yeux de la dessinatrice qui passe trop de temps devant son ordinateur mais en fondant un peu plus les teintes. Mais il reste que moi, je ne me vois pas comme ça parce que je sais bien que les grains de beauté sont de l'autre côté, mon miroir me le dit tous les matins, il ne peut pas se tromper depuis 46 ans…!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rqhxg3u63uI/AAAAAAAAAZ0/glelj35kMHs/s1600-h/helene.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rqhxg3u63uI/AAAAAAAAAZ0/glelj35kMHs/s320/helene.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5091444188272844514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1934797484780945309?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1934797484780945309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1934797484780945309&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1934797484780945309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1934797484780945309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/portrait-3.html' title='Portrait 3'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rqhxg3u63uI/AAAAAAAAAZ0/glelj35kMHs/s72-c/helene.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5766602381137472835</id><published>2007-07-24T20:11:00.000+01:00</published><updated>2007-07-24T20:13:52.816+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Désordre</title><content type='html'>J'ai trente-six choses sur le feu en ce moment, une nouvelle tête en laine feutrée (un ours, voir ci-dessous), un troisième portrait, une autre carte fictive, la réparation d'un vieux canapé, le chamboulement du salon-atelier pour récupérer un peu de place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ça bouge! Je vous tiens au courant dès que tout ceci a pris forme, ce qui ne saurait trop tarder! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqZPLnu63tI/AAAAAAAAAZs/A05NLihq36c/s1600-h/ours.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqZPLnu63tI/AAAAAAAAAZs/A05NLihq36c/s320/ours.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090843489851858642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5766602381137472835?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5766602381137472835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5766602381137472835&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5766602381137472835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5766602381137472835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/dsordre.html' title='Désordre'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqZPLnu63tI/AAAAAAAAAZs/A05NLihq36c/s72-c/ours.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3993815527821812688</id><published>2007-07-23T22:49:00.000+01:00</published><updated>2007-07-26T11:04:51.579+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='portraits'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Portrait 2</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqUip3u63sI/AAAAAAAAAZk/5CerbfD1My4/s1600-h/minerve8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqUip3u63sI/AAAAAAAAAZk/5CerbfD1My4/s320/minerve8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090513056542940866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici un deuxième portrait de cette série, réalisé cette fois à partir d'une photo de mon stock personnel. Je ne le laisserai pas longtemps sur le blog parce que je ne sais pas encore si la personne représentée est d'accord ou pas. J'ai rajouté mon logo perso sur le dessin (merci Aneth de m'avoir rappelé cette idée par ton exemple) pour qu'il ne puisse pas être réutilisé dans ce cas précis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais quand même envie de le montrer parce que je suis contente de cette technique mixte, crayons et pinceaux, qui me permet petit à petit d'évoluer vers un rendu plus lâché. Je vais sans doute en faire une série pour apprivoiser un peu mieux ce médium. &lt;br /&gt;(Mon scanner joue un peu avec les couleurs, l'arrière de la tête n'est pas violet comme sur le rendu que j'ai à mon écran!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant ce temps, une tête de bestiole en laine feutrée se prépare...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3993815527821812688?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3993815527821812688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3993815527821812688&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3993815527821812688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3993815527821812688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/portrait-2.html' title='Portrait 2'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqUip3u63sI/AAAAAAAAAZk/5CerbfD1My4/s72-c/minerve8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-986631491054424689</id><published>2007-07-20T18:15:00.000+01:00</published><updated>2007-07-26T11:05:07.947+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='portraits'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Portrait</title><content type='html'>Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de portrait!!! En attendant de futures commandes, je m'offre le luxe d'un visage pour le visage, pour son relief, pour son expression, pour son air pas commode, pour la douceur et la méfiance de son regard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, une esquisse à main levée, à la pierre noire (ce dessin est entièrement sponsorisé par Claire, merci à elle de fournir sa mère en nouveaux jouets!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDucgq8pyI/AAAAAAAAAYk/GmoNtGX5L3k/s1600-h/d1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDucgq8pyI/AAAAAAAAAYk/GmoNtGX5L3k/s320/d1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089329752502478626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je laisse poser un peu le dessin et je reviens dessus pour apporter quelques rectifications dans la bouche et le nez. Dans mon élan, de rectifications en rectifications, je suis en train de me lancer dans l'habituel traitement en noir et blanc. Flûte, moi qui rêve d'un dessin au trait unique! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDujQq8pzI/AAAAAAAAAYs/yy3F0gs-qH0/s1600-h/d2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDujQq8pzI/AAAAAAAAAYs/yy3F0gs-qH0/s320/d2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089329868466595634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, c'est parti alors je continue tout en essayant de ne pas tout boucher, de garder un peu de lumière dans ce visage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDuvAq8p0I/AAAAAAAAAY0/0xfDYRC9pZo/s1600-h/d3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDuvAq8p0I/AAAAAAAAAY0/0xfDYRC9pZo/s320/d3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089330070330058562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'applique ma technique nouvelle et personnelle dite du "pinceau à tout faire": je passe de l'eau sur les traits et les pigments libres s'étalent autour des traits. Ça augmente les contrastes mais je ne suis pas contente du résultat final, un peu mou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvEgq8p1I/AAAAAAAAAY8/wjLE-08_6-4/s1600-h/d4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvEgq8p1I/AAAAAAAAAY8/wjLE-08_6-4/s320/d4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089330439697246034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je prends donc mes craies aquarellables et je passe une couche de couleurs. À ce stade j'y vais un peu à l'aveugle parce que les nuances n'apparaissent pas encore à ce stade. Brun foncé, brun clair, ocre, ocre orangé pour la peau, vert, violet, rouge pour le fichu.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvTAq8p2I/AAAAAAAAAZE/b6DgnbheDog/s1600-h/d5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvTAq8p2I/AAAAAAAAAZE/b6DgnbheDog/s320/d5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089330688805349218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, tout se joue à la pointe du pinceau. Je dois veiller à ne pas aller trop loin, à laisser place au hasard (beurkkkk….), garder du blanc pour la respiraaaation du dessin. J'utilise un pinceau nouveau modèle, à réserve d'eau incorporée. Il est assez ferme pour l'usage auquel je le destine et l'eau qui l'alimente est ainsi toujours propre. J'essuie l'excédent de pigment sur mon avant-bras avant de passer à une autre zone, avec un mouchoir en papier si la teinte est vraiment trop dense pour mon goût. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDveAq8p3I/AAAAAAAAAZM/HCrE-t1Ivm4/s1600-h/d6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDveAq8p3I/AAAAAAAAAZM/HCrE-t1Ivm4/s320/d6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089330877783910258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Allez, un petit fond vite fait. Un passage de craies sur le fond et sur la robe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvkgq8p4I/AAAAAAAAAZU/Ya9UNoFRhqY/s1600-h/d7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvkgq8p4I/AAAAAAAAAZU/Ya9UNoFRhqY/s320/d7.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089330989453059970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un autre passage d'un pinceau plus large pour le fond et du pinceau rigide pour les motifs du tissu et voilà, le portrait est fini!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvpwq8p5I/AAAAAAAAAZc/mAoXuFLtUpY/s1600-h/d8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDvpwq8p5I/AAAAAAAAAZc/mAoXuFLtUpY/s320/d8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089331079647373202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-986631491054424689?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/986631491054424689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=986631491054424689&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/986631491054424689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/986631491054424689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/portrait.html' title='Portrait'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RqDucgq8pyI/AAAAAAAAAYk/GmoNtGX5L3k/s72-c/d1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8510807383921699238</id><published>2007-07-19T11:07:00.000+01:00</published><updated>2007-07-19T11:21:17.959+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Suite du lion</title><content type='html'>Les pattes sont modelées, le mufle aussi, les oreilles sont ajoutées, il ne me reste plus qu'à le "peindre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp86fwq8puI/AAAAAAAAAYE/OHV2JfPpo40/s1600-h/lion9.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp86fwq8puI/AAAAAAAAAYE/OHV2JfPpo40/s320/lion9.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088850421267343074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un peu d'ombre sur la cuisse, le dessus de la queue, du dos, les babines, la truffe, les yeux, du poil sombre dans les oreilles et le début de la crinière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp86pgq8pvI/AAAAAAAAAYM/YO6U4HMoc7Y/s1600-h/lion10.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp86pgq8pvI/AAAAAAAAAYM/YO6U4HMoc7Y/s320/lion10.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088850588771067634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voila, il a pris bonne tournure mais il manque encore un petit truc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp860wq8pwI/AAAAAAAAAYU/S6jBZ3jNbb0/s1600-h/lion11.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp860wq8pwI/AAAAAAAAAYU/S6jBZ3jNbb0/s320/lion11.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088850782044595970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je sais maintenant ce qui manquait: foncer l'espace entre les doigts et indiquer les griffes. Ça rééquilibre l'ensemble et le rend plus sympathique (en fait j'adore les lions, ils donnent envie de les appeler Pupuce…). Voilà, la bête est finie. Je peux retourner chercher un document pour refaire une tête-trophée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp867gq8pxI/AAAAAAAAAYc/QDRIFOkrBL8/s1600-h/lion12.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp867gq8pxI/AAAAAAAAAYc/QDRIFOkrBL8/s320/lion12.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088850898008712978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8510807383921699238?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8510807383921699238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8510807383921699238&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8510807383921699238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8510807383921699238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/suite-du-lion.html' title='Suite du lion'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rp86fwq8puI/AAAAAAAAAYE/OHV2JfPpo40/s72-c/lion9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4443120288533830241</id><published>2007-07-17T12:10:00.000+01:00</published><updated>2007-07-17T12:15:22.339+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Lion</title><content type='html'>En attendant de trouver un document de départ qui me plaise pour refaire une tête-trophée, je me lance dans un lion en miniature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le premier stade, dit de la "poignée de porte" où je modèle grossièrement la forme générale du corps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykBQq8pnI/AAAAAAAAAXM/Jd-Ke9Ejn_4/s1600-h/lion1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykBQq8pnI/AAAAAAAAAXM/Jd-Ke9Ejn_4/s320/lion1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122020583745138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je continue en préparant à part la patte repliée sous le corps. On la verra à peine mais il est important qu'elle y soit. Puis je la rattache à la masse principale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykFwq8poI/AAAAAAAAAXU/HZ9uhWeBunc/s1600-h/lion2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykFwq8poI/AAAAAAAAAXU/HZ9uhWeBunc/s320/lion2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122097893156482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykLQq8ppI/AAAAAAAAAXc/MgzjDg4pGZ8/s1600-h/lion3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykLQq8ppI/AAAAAAAAAXc/MgzjDg4pGZ8/s320/lion3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122192382437010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je fais de même pour la patte arrière visible et la queue, préparées à part et rajoutées par la suite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykRAq8pqI/AAAAAAAAAXk/PcGuSi5a4vY/s1600-h/lion4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykRAq8pqI/AAAAAAAAAXk/PcGuSi5a4vY/s320/lion4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122291166684834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une vue par en dessous pour voir les coussinets plantaires et que oui, c'est bien un monsieur lion, je respecte le document de départ et la dignité du fauve!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpyksAq8ptI/AAAAAAAAAX8/nn8yMqkPmrQ/s1600-h/lion5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpyksAq8ptI/AAAAAAAAAX8/nn8yMqkPmrQ/s320/lion5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122755023152850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai modelé la tête et l'ai incluse dans la masse de la crinière. Les pattes sont à peu près en place et pour changer un peu mes habitudes, je ne les ai pas fignolées à l'avance. Surtout parce qu'elles vont avoir une posture à bien reproduire et je préfère le faire sur place. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpykcgq8psI/AAAAAAAAAX0/SWq0ixfdIfc/s1600-h/lion6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpykcgq8psI/AAAAAAAAAX0/SWq0ixfdIfc/s320/lion6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088122488735180482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Suite au prochain numéro!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4443120288533830241?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4443120288533830241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4443120288533830241&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4443120288533830241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4443120288533830241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/lion.html' title='Lion'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpykBQq8pnI/AAAAAAAAAXM/Jd-Ke9Ejn_4/s72-c/lion1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6202639131960436581</id><published>2007-07-16T18:16:00.000+01:00</published><updated>2007-07-16T18:20:14.663+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bidules'/><title type='text'>Oeuf de Colomb</title><content type='html'>Après être revenue sur le jaguar en laine feutrée, je reviens maintenant sur "l'œuf de Colomb". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis partie de cartes anciennes trouvées sur un Cd inclus avec un livre: "The Agile Rabbit Book of Historical and Curious Maps". J'avais déjà fait quelque chose du même genre pour mon petit frère mais sur une surface plane et en dépiautant un atlas actuel. Cette fois je voulais jouer avec le côté presque globe de l'œuf et j'avais en tête une référence aux vieilles mappemondes des cabinets de curiosités, d'où l'utilisation de cartes anciennes. De plus le papier d'un atlas est trop épais et pour éviter de trop forts effets d'épaisseur j'aurais dû découper les morceaux de papier au cutter pour les faire se juxtaposer précisément. Je l'ai fait une fois et ce qui était jouable sur une surface plane me paraissait trop pénible à mettre en œuvre sur une surface courbe. J'ai donc imprimé des cartes sur du papier machine pour utiliser la faible épaisseur de ce support.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé par utiliser une carte qui me plaisait bien par son côté fouillé mais après avoir fait un continent ainsi je me suis rendue compte que ça ne rendait pas bien, trop sombre, pas lisible. De plus le tracé des méridiens et parallèles donnait un enchevêtrement de lignes dans les parties maritimes qui brouillait la lecture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoHAq8phI/AAAAAAAAAWc/v-oXrhmARBE/s1600-h/carte1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoHAq8phI/AAAAAAAAAWc/v-oXrhmARBE/s320/carte1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845042437793298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc recommencé avec d'autres cartes, moins précises et avec les pays aux frontières marquées par un trait de couleur, ce qui correspondait mieux à l'effet final recherché. Je me suis alors rendue compte qu'en passant le doigt enduit de colle d'amidon sur le papier, ça diluait un peu les couleurs et donnait un aspect vieilli à l'ensemble. Parfait! C'est ainsi que morceaux par morceaux j'ai recouvert l'œuf et l'utilisation de morceaux comprenant juste une lettre par-ci par-là pour faire les océans m'a bien plu, ça donnait un côté langage inconnu pour une carte de continents inconnus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoSAq8pjI/AAAAAAAAAWs/bR1Yt80rmFI/s1600-h/carte3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoSAq8pjI/AAAAAAAAAWs/bR1Yt80rmFI/s320/carte3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845231416354354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoNgq8piI/AAAAAAAAAWk/rl6sFEHBDlY/s1600-h/carte2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoNgq8piI/AAAAAAAAAWk/rl6sFEHBDlY/s320/carte2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845154106943010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuofAq8pkI/AAAAAAAAAW0/qLpRvIMiF88/s1600-h/oeuf2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuofAq8pkI/AAAAAAAAAW0/qLpRvIMiF88/s320/oeuf2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845454754653762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le résultat m'a alors bien plu mais ça manquait encore de patine. On voyait trop les surépaisseurs alors j'ai passé une demi-douzaine de couches de vernis, avec ponçage partiel entre chaque couche, jusqu'à obtenir un effet d'émail transparent un peu ambré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuonQq8plI/AAAAAAAAAW8/VWn3beaGYxI/s1600-h/oeuf3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuonQq8plI/AAAAAAAAAW8/VWn3beaGYxI/s320/oeuf3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845596488574546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai obtenu ma mappemonde pas ronde, de 13 cm de haut (c'est un œuf de jeune autruche, donc un petit modèle) et je l'ai posée sur un ressort de sommier et rangée dans un casier de mon meuble à Cd. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpuougq8pmI/AAAAAAAAAXE/RuVBYcoLCf0/s1600-h/oeuf1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpuougq8pmI/AAAAAAAAAXE/RuVBYcoLCf0/s320/oeuf1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087845721042626146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6202639131960436581?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6202639131960436581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6202639131960436581&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6202639131960436581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6202639131960436581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/oeuf-de-colomb.html' title='Oeuf de Colomb'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpuoHAq8phI/AAAAAAAAAWc/v-oXrhmARBE/s72-c/carte1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4829399590661487668</id><published>2007-07-15T12:03:00.000+01:00</published><updated>2007-07-15T12:13:18.674+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Jaguar</title><content type='html'>Je reviens sur mon dernier tableau en laine feutrée, le jaguar. Je dis que c'est un jaguar parce que tel est le sujet du document photographique dont je suis partie, mais quand on zoome comme ça sur la tête, entre un léopard et un jaguar, c'est taches noires et noires taches… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens donc sur ma bête en laine feutrée pour expliquer un peu comment je fais à ceux que ça peut intéresser. Les autres, vous pouvez sortir, il fait beau dehors et il faut en profiter, on ne sait pas si ça va durer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars donc d'une image qui m'intéresse et que je ne vous montre pas ici parce que ce n'est pas moi qui l'ai faite et que je ne sais pas si le photographe serait d'accord pour que je l'utilise. Et comme je n'ai pas de jaguar sous la main, là, actuellement, je dois bien m'en contenter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or donc, je prends cette photo, je la regarde bien pour réfléchir à la faisabilité du projet, je constate que ça va être galère, je m'en réjouis parce que j'aime bien les défis et je me lance. Tout d'abord, faire ce qui va être caché en partie: autrement dit le poitrail avec ses taches. Je fais tout d'abord une couche beige sur toute la surface de la plaque de feutrine épaisse, je pique une première fois les taches en couleur brune puis une deuxième fois avec du noir, pour qu'elles ne soient pas trop simplistes. Ensuite je commence à élaborer le volume de la tête, avec n'importe quelle couleur au début, de préférence une de celles que j'utilise rarement puisque de toutes façons cette sous-couche ne se verra pas par la suite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoBN9X0U2I/AAAAAAAAAWU/QNQeHMK_XPE/s1600-h/leop1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoBN9X0U2I/AAAAAAAAAWU/QNQeHMK_XPE/s320/leop1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087380068392784738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je m'occupe maintenant de la mâchoire. Sur la photo de départ on n'en voit pas le bas, je décide alors de la prolonger à ma manière pour qu'elle dépasse du cadre du rectangle de feutrine et donne ainsi plus de relief au résultat final. Je prépare une première ébauche à part et je la relie au reste de la tête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoBDtX0U1I/AAAAAAAAAWM/LkhMTlPG_lM/s1600-h/leop2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoBDtX0U1I/AAAAAAAAAWM/LkhMTlPG_lM/s320/leop2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087379892299125586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur cette base blanche, je pose un rebord noir, une plaque brune-violette que l'on ne voit pas (mais je sais qu'elle y est, on la voit si on soulève la langue, les dents et les crocs. Ensuite, je fais la langue à part et je la pique sur la mâchoire uniquement au milieu pour lui donner du relief. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que la mâchoire du bas est terminée, je continue le volume de la tête. Il faut faire preuve de patience à cette étape car il est nécessaire d'obtenir une bonne densité de la laine feutrée pour que les éléments que je vais rajouter ensuite ne s'enfoncent pas dans une masse trop molle. Donc, pic pic pic et repic tout en papotant avec ma copine Sylvie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoA9dX0U0I/AAAAAAAAAWE/IHTI_9I-pzs/s1600-h/leop3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoA9dX0U0I/AAAAAAAAAWE/IHTI_9I-pzs/s320/leop3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087379784924943170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'approche de l'état de surface final aussi j'utilise à partir de maintenant les couleurs définitives ou presque, en l'occurrence le même beige que pour le poitrail et du blanc pour le mufle. J'ai façonné ce dernier à part avant de le mettre en place. J'en arrive au stade assez effrayant de la réalisation de cette tête: je creuse l'emplacement des orbites, je prépare les yeux à part et je les pique ensuite sur place pour les maintenir. Ce qui donne pour résultat une sorte de tête de lapin écorché qui se serait pris une boule de neige dans la face…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoAt9X0UzI/AAAAAAAAAV8/rWc06BiGylg/s1600-h/leop4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoAt9X0UzI/AAAAAAAAAV8/rWc06BiGylg/s320/leop4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087379518636970802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je prépare des bandes de laine cardée beige et je les mets en place par-dessus les globes pour obtenir les paupières supérieures. Je fais de même avec des bandes noires pour obtenir le rimmel magique des fauves. Un peu de laine beige par-dessus le mufle pour faire le dégradé de couleurs, des rides froncées sur le museau. Le fauve commence à apparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoATtX0UxI/AAAAAAAAAVs/5G5ysfhA68E/s1600-h/leop5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoATtX0UxI/AAAAAAAAAVs/5G5ysfhA68E/s320/leop5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087379067665404690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette fois je m'attaque au museau plus précisément. Comme pour la mâchoire inférieure, je pose une plaque brune-violette pour faire le palais, une bordure noire pour la gencive et les dents. J'indique le relief de la truffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoACtX0UwI/AAAAAAAAAVk/YXUNBqRg1Sk/s1600-h/leop6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoACtX0UwI/AAAAAAAAAVk/YXUNBqRg1Sk/s320/leop6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087378775607628546" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Dans mes stocks de pelotes de laine cardée, je n'ai pas de teinte correspondant vraiment à celle que je vois sous les taches noires, alors je passe plusieurs couches très fines pour obtenir cette espèce d'orangé. Un autre mélange de brun terne et de violet sourd pour la truffe, du brun plus dense sur le dessus du museau, là où c'est tout froncé. Maintenant, le plaisir final ou presque: faire les taches qui transforme l'animal de lionne albinos en jaguar mécontent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_6tX0UvI/AAAAAAAAAVc/c6iOtJRBSlo/s1600-h/leop7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_6tX0UvI/AAAAAAAAAVc/c6iOtJRBSlo/s320/leop7.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087378638168675058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici, l'animal est terminé. Les taches brunes sont finies, j'ai ajouté les points noirs à la base des moustaches (faites en fil de nylon), j'ai apporté quelques nuances dans la forme des paupières, le fameux tout petit point blanc dans les pupilles pour les rendre plus expressives. J'obtiens une sorte de trophée de chasse pacifique, il me reste à l'encadrer pour le mettre en valeur (et masquer le haut de la tête qui ressemble à un mille-feuilles de plusieurs couches de laines différentes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_zdX0UuI/AAAAAAAAAVU/b3DvYnru_tc/s1600-h/leop8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_zdX0UuI/AAAAAAAAAVU/b3DvYnru_tc/s320/leop8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087378513614623458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour masquer le haut de la tête, j'ai fabriqué une sorte de boite aux dimensions de la plaque de feutrine (12 x 14 cm) que j'ai ensuite incluse dans une autre boite plus grande. L'intérieur de la petite est recouvert de papier jaune doré, le dessus de la grande est recouvert d'un papier avec des inclusions végétales qui n'est pas sans évoquer des herbes sèches. Pour accentuer l'effet de profondeur, j'ai rajouté une couche de carton recouvert d'un papier à l'aspect huilé, genre parchemin. Maintenant, une fois en place, l'animal semble sortir du mur! Et j'ai envie d'en faire d'autres… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_gdX0UtI/AAAAAAAAAVM/KH3ljrJzV74/s1600-h/leop10.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_gdX0UtI/AAAAAAAAAVM/KH3ljrJzV74/s320/leop10.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087378187197108946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_Z9X0UsI/AAAAAAAAAVE/R7ECEIoNMn4/s1600-h/leop11.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpn_Z9X0UsI/AAAAAAAAAVE/R7ECEIoNMn4/s320/leop11.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087378075527959234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4829399590661487668?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4829399590661487668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4829399590661487668&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4829399590661487668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4829399590661487668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/jaguar.html' title='Jaguar'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RpoBN9X0U2I/AAAAAAAAAWU/QNQeHMK_XPE/s72-c/leop1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2631791425805782944</id><published>2007-07-14T08:39:00.001+01:00</published><updated>2007-07-15T09:44:45.994+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Sons</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(un texte écrit la semaine dernière, par temps de pluie)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps une émission radiophonique abordait le problème des bruits de voisinage et il était dit qu'avec l'insonorisation croissante des façades d'immeubles, les sons de la rue n'étaient plus perçus et ceux provenant des appartements mitoyens devenaient intolérables. Et intolérés… Je n'ai pas le souvenir de nuisances sonores vécues comme telles dans mon enfance et si mon audition est désormais déplorable ma mémoire est bonne, alors, quels étaient les bruits dans cette vallée? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chants de coqs et les gloussements de volaille, les aboiements de chiens, les chats en quémande, les meuglements, toute la base sonore animalière était tellement familière que je ne m'en souviens plus guère que par reconstruction, le cerveau ne devait même plus traiter ces sons si fréquents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxalement, les sons qui me restent sont des sons bien plus mécaniques. Stridence de la scie circulaire qui mord le bois, moteur du tracteur, grincements et ahanements de la moissonneuse-batteuse, klaxons du boucher, du boulanger, du crémier qui avertissaient ainsi de leur arrivée pour que les ménagères (de moins de cinquante ans pour la plupart) aient le temps de se rassembler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait guère de voitures et le son de chaque moteur était reconnaissable de loin. Quand nous allions mon petit frère et moi attendre le retour de mes parents à la jonction de la grand'route, nous pouvions discerner le son de la 403 à partir du moment où elle prenait le virage de la Grangeotte (Grange-Haute?). Le but de cette attente? Nous installer sur le capot et remonter ainsi avec une délicieuse trouille au ventre les 200 mètres jusqu'à la hauteur de la ferme. J'en frémis rétrospectivement et je sais bien que jamais je n'aurais laissé mes filles s'amuser ainsi, même s'il est certain que mon père roulait extrêmement doucement pour ne pas risquer d'écraser sa portée. Je me dis maintenant qu'il ne devait guère goûter à ce genre de jeux, de même que Maurice tentait toujours de nous dissuader de nous asseoir sur le timon du char à foin ou sur les ailes des grosses roues du tracteur. Autant empêcher un écureuil de grimper aux arbres! Mon petit frère, privilège de garçon, avait même le droit de remonter le bout de route au volant de la voiture, assis sur les genoux de mon père. Et arrivés dans la maison, c'était la litanie des "kétumaachté? Kétumaachté?" piaillés comme des oisillons au bord du nid pour obtenir le paquet de bonbons ou la tablette de chocolat qui étaient la preuve que nos parents avaient pensé à nous pendant les courses et que nous allions grignoter dans une cabane ou allongés sur un lit tout en lisant un Picsou. Mhhh, lire une BD en grignotant des graines de tournesol jusqu'à en avoir les lèvres décolorées par le sel et à moitié coupées par les écorces recrachées, voilà qui me réconcilierait avec ce temps de pluie! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À propos de pluie, je me rappelle qu'entendre le bruit du train de la vallée le soir en était un présage infaillible… ça et les falaises du Néron roses le soir, les dalles du grand bassin sèches (ou humides, en fait comme toute mémorisation d'éléments binaires, elle est extrêmement foireuse chez moi). Pour savoir si la pluie allait durer, il suffisait de regarder si les abeilles volaient encore et si les poules continuaient à picorer, dans ce cas, ce ne serait qu'une ondée transitoire et nous pouvions aller nous promener.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les sons dont je me souviens, il y a ceux qui faisaient et me font toujours grincer des dents. Je peux entendre une craie crisser sur un tableau noir mais rien qu'à me les remémorer, j'en ai les poils des bras qui se hérissent: le bruit d'une fourche qui traîne sur l'asphalte et se heurte aux graviers, celui de la pierre à aiguiser sur le tranchant de la faux. D'autant plus que ce dernier est interminable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La danse des bidons de lait dans le bassin faisait par contre une musique très douce, mêlée au chant de l'eau qui s'échappait du tuyau dans le mur (une tête de lion? une tête de serpent? Il me semble qu'il était décoré, mais c'est peut-être un embellissement de ma mémoire…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi les interjections des humains: "mais c'est pôôôôô vrai, ça, dîîîîîtes!!!" de Maurice devant une difficulté imprévue, les "pitipitipitipitiiiiiiii" pour appeler les poules, les "psschhhhhhhhhh" pour les chasser du chemin, les "ta boyon, corte!" (allez, la vache, écarte-toi) pour repousser celle qui s'attarde trop au bassin au lieu de rejoindre les autres, les appels de Lucienne pour ramener ses trois filles à la maison pour le goûter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les coups de fusil dans la forêt toute proche en automne qui font sursauter et douter du respect des distances minimales par rapport aux habitations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les orages soudains et brutaux qui faisait sortir mon père à notre recherche pour rassembler sa famille sous son toit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le glapissement d'un renard à la lisière du bois, un soir pendant que je jouais toute seule à la balançoire suspendue à un vieux cerisier au milieu d'un pré, je crois que j'ai battu mon record du 100 mètres ce jour-là pour retourner à la maison! Pas fière de moi mais pas persuadée non plus qu'un renard ne puisse pas être un loup qui a oublié de grandir… Curieuse mais pas téméraire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chant du coucou au printemps, qui correspondait à l'époque où nos parents recommençaient à nous "monter" pendant le week-end après l'hiver qui nous confinait à Grenoble. Je n'ai jamais eu dans mes poches la fameuse pièce de monnaie qui allait m'assurer la richesse si je la prenais en main au moment d'entendre le premier chant de cet oiseau, un présage qui s'est révélé juste si j'en crois mon compte en banque!!!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'hiver, quand nous avons été assez grands pour monter tout seuls nous geler sévèrement dans la maison nantie d'un chauffage au fioul au fonctionnement plus qu'aléatoire, la merveille de marcher sous la neige dans un paysage aux repères chamboulés et aux sons modifiés, sa propre respiration qui prend toute la place, la buée qui semble un son matérialisé, le crissement de la neige sous les pas, les arbres qui s'ébrouent avec un schloufff qui fait sursauter (pourquoi est-ce qu'ils s'ébrouent toujours dans notre dos), le cliquetis du mors du poney à mes côtés, la présence modifiée de son propre corps, apprendre à se détendre pour ne pas avoir froid, sentir ses contours se brouiller dans la tiédeur de l'anorak, se préciser trop nettement sur les cuisses gelées sous la pelure du jeans et les doigts devenir si gourds qu'ils en disparaissent. Géographies chamboulées. Plaisir de l'hiver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(une image de neige, photo prise cet hiver dans le Vercors, juste pour rafraîchir comme un glaçon maintenant que l'été semble enfin advenu)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rph-adX0UrI/AAAAAAAAAU8/TtNoh_rjiHE/s1600-h/neige.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rph-adX0UrI/AAAAAAAAAU8/TtNoh_rjiHE/s320/neige.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086954772141200050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2631791425805782944?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2631791425805782944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2631791425805782944&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2631791425805782944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2631791425805782944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/sons.html' title='Sons'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rph-adX0UrI/AAAAAAAAAU8/TtNoh_rjiHE/s72-c/neige.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7797103791995832701</id><published>2007-07-13T18:24:00.000+01:00</published><updated>2007-07-14T08:11:35.282+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bidules'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Le retour de la connexion prodigue</title><content type='html'>"Oui, c'est bien moi. Oui, c'est pour quoi? Dépêchez-vous, je suis pressée. C'est ça, rappelez-moi. Non, je ne sais pas quand, vous verrez bien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en ces termes fort peu amènes que j'ai plusieurs fois accueilli des démarcheurs de mon fournisseur d'accès Internet, allant jusqu'à déléguer ma fille aînée pour leur aboyer dessus lors de leurs appels aux heures des repas. Jusqu'au moment où ils ont éventé ma ruse en appelant un matin vers 10 heures, période durant laquelle ma naïveté du matin est encore tout fraîche éclose. Bref, je décroche, je finis par écouter la charmante demoiselle m'expliquer qu'en raison de ma longue fidélité à leurs services (ma flemme insigne de comparer et de chercher un autre fournisseur en fait), mes pauvres tout petits 512 K vont passer à des 8 M et que comme ça je pourrais télécharger bien plus rapidement. M'en fous, je télécharge pas, mais par contre j'aime bien envoyer des photos et je suis un peu lasse de devoir les glisser une par une dans l'ADSL. Je rengaine donc ma morgue et j'accepte, ce qui en fait revient à accepter de leur rester encore un an fidèle comme pas possible mais ça convient tout à fait à ma flemme déjà citée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat de cette accord: depuis trois jours, je n'ai plus accès à Internet et apparemment il faut que j'attende encore jusqu'à mardi soir en espérant que ce soient eux qui se sont mélangés les tuyaux. Arghhhhh… Bon. Je reste zen. Internet ne fonctionne plus, je vais donc appeler les services du fournisseur en question. Tiens, si j'allais voir directement sur leur site??? Et non, benête… Bon. Et si j'en profitais pour mettre à jour mon blog??? Et non, crétine… Bon, bon, bon. Et si je mettais à jour mon courrier en retard? Stupide engeance! Ou alors, si j'écoutais les émissions de radio sur le site de France Inter? Rahhhhh, mais c'est pas vrai ça! Bon, tant pis, je vais voir si le monde continue à tourner sans moi sur les sites d'information. Et hop, le nez contre la porte claquée. Bang! Puisque c'est comme ça, je vais aller me plaindre auprès de mes amis par messagerie interposée. Et non… Alors je vais regarder sur le site de la Poste si le dossier d'inscription de ma fille aînée est bien arrivé à destination. Nuttt, erreur! C'est comme quand les plombs sautent et qu'on veut allumer le plafonnier pour chercher la lampe de poche… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je tourne en rond et je regarde d'un œil torve les lumières clignotantes du modem et la pluie au dehors qui me confine dans un intérieur muet de l'écran. Quel ennui… J'ai fini mon œuf-mappemonde et je ne peux même pas vous le montrer, alors je le recouvre de vernis soigneusement, ça fait passer le temps et je rumine des projets de chamboulement dans la chambre et le salon. Dès que ma cheville sera réparée! Et je vais entreprendre la re-reliure d'un vieux manuel des bonnes manières, complètement décousu et corné, histoire de lui redonner un peu de jeunesse et de solidité. Comme ça je vais enfin me servir de Massimo, mon massicot, pour rogner les feuilles et les mettre d'équerre, puisqu'elles ont été découpées à la va-vite par une lectrice avide d'enfin savoir si l'on doit appeler le Duc d'Orléans Monsieur ou Son Altesse Royale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe1mNX0UeI/AAAAAAAAATU/jX2ZX676-Sc/s1600-h/oeuf1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe1mNX0UeI/AAAAAAAAATU/jX2ZX676-Sc/s200/oeuf1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086733972167479778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe2DdX0UfI/AAAAAAAAATc/0jncTKMR4Wk/s1600-h/maniere1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe2DdX0UfI/AAAAAAAAATc/0jncTKMR4Wk/s200/maniere1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086734474678653426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Handicapée du pied, de la météo et d'Internet: été pourri… Heureusement qu'il y a un tout petit chat qui prend mon orthèse de cheville pour tronc d'escalade, ça me faire rire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je veux suivre l'adaptation des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Liaisons Dangereuses&lt;/span&gt; ce soir sur France Culture, avec Jeanne Moreau et Sami Frey (orthographe??? Je ne peux même pas demander à Internet…), il va falloir que je me prépare un litre de thé, sinon je vais m'endormir avant la fin. J'écouterai en faisant un nouveau bidule en laine feutrée, ça m'empêchera d'avoir les mains qui tremblent du fait du manque!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3WtX0UiI/AAAAAAAAAT0/ghf2pGrBAYQ/s1600-h/leop1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3WtX0UiI/AAAAAAAAAT0/ghf2pGrBAYQ/s200/leop1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086735904902763042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;     /…/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens d'écouter l'interprétation de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quartet&lt;/span&gt; de Muller, cette réécriture des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Liaisons Dangereuses&lt;/span&gt; et c'était un excellent moment. Le fait d'avoir lu cette œuvre il y a quelques mois, d'avoir regardé une des versions filmées, m'a sans doute aidé à suivre cette lecture à deux voix pour quatre personnages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un des plaisirs de l'été (et du célibat…): écouter tardivement du "chiant" à la radio, découvrir des musiques improbables au gré des retransmissions de festivals, vivre la nuit par les oreilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne et mauvaise nouvelle, je viens d'apprendre que je ne suis pas la seule dans la rue à être privée d'Internet. Bonne nouvelle parce que ça signifie que ce n'est pas ma connexion qui est en cause, mauvaise nouvelle parce que ça peut aussi vouloir dire que c'est un problème plus général et à résolution aléatoire. Je sens que je vais demander l'asile internétien à mes parents! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me manque le plus, c'est peut-être l'intervention de l'aléatoire dans ma journée. Me voici seule ordonnatrice de mes activités, à ne plus guetter l'apparition de mon correspondant préféré sur mon écran, à ne plus guetter un message dans ma boite aux lettres en réponse à mes courriers, à ne plus vérifier si untel ou unetelle a posté sur son blog. Je ne peux plus laisser fuir le temps dans le tuyau du modem, toutes les heures sont à moi, de moi, par moi et ce tête-à-tête m'ouvre d'autres portes longtemps négligées, m'amène à me tourner vers des activités plus génératrices de traces, moins entrecoupées, comme cette envie de retourner à la reliure, de réorganiser mon espace personnel maintenant que mon regard se détourne de l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis-je si intoxiquée que ça? Vous le saurez en suivant les aventures d'Hélène au pays du réel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     /…/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatrième jour sans Internet. Au saut du lit, j'ai appelé France Telecom pour tomber directement sur un message enregistré signalant que suite à des intempéries dans le département, le réseau téléphonique est affecté pour une durée indéterminée. Ah… L'orage monstrueux qui a réveillé tout Grenoble la nuit précédente et la pluie quasiment permanente de ces derniers jours n'a rien dû arranger. Bon… Prendre son mal en patience… Oui… D'accord… Puisque c'est ainsi, je vais changer d'intoxication et me remplir les narines de la douce odeur du vernis pour faire briller l'œuf d'autruche!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui est fait, j'en suis à la deuxième couche (par endroits) et ça commence à rendre l'effet que je recherchais puisque les surépaisseurs de papiers superposés par endroits sont fondues dans le vernis. Encore deux ou trois couches et j'aurai peut-être l'effet "vieille mappemonde" que j'aimerais obtenir, accentué par la teinte légèrement ambrée du produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe2utX0UgI/AAAAAAAAATk/he4ZTEo9IxA/s1600-h/oeuf2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe2utX0UgI/AAAAAAAAATk/he4ZTEo9IxA/s200/oeuf2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086735217707995650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je retourne à mon vieux livre à remettre en forme. J'ai ôté la vieille colle au dos des cahiers, décousu le tout, remis les pages d'équerre, recollé les pages déchirées avec un papier adhésif "spécial archives", fait les entailles au dos, il ne me reste plus qu'à recoudre le tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe7C9X0UoI/AAAAAAAAAUk/NAA8be9v80A/s1600-h/maniere3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe7C9X0UoI/AAAAAAAAAUk/NAA8be9v80A/s200/maniere3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086739963646857858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En retournant à mon nouveau projet de laine feutrée, je retrouve intact les sensations éprouvées hier soir en écoutant la radio. J'ai beau connaître ce phénomène à l'avance, ça reste une surprise, c'est comme si les émotions avaient été entremêlées en même temps que la laine. Et si je secouais chaque dessin que j'ai fait, est-ce que je retrouverais en petit tas les souvenirs qui y sont liés? Ce serait bien… ça me fait penser à mon vieux rêve d'un "stylo magique" qui contiendrait un roman inconnu déjà écrit. En le posant sur le papier, on verrait les phrases se dérouler, avec l'écriture de l'écrivain, son rythme, ses ratures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3f9X0UjI/AAAAAAAAAT8/jjAfjbjBhbI/s1600-h/leop3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3f9X0UjI/AAAAAAAAAT8/jjAfjbjBhbI/s200/leop3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086736063816553010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je pose un peu tous mes projets et je vais aller voir dehors si la vie existe: ma copine Sylvie vient me chercher tout à l'heure et je passe la journée et la soirée chez elle. Ce qui implique quelques préparatifs si je veux laine feutrer là-bas tout en papotant et peut-être même poster le début de ce feuilleton sur ce blog. Et… et… chez elle je pourrai enfin consulter mes mails!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     /…/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinquième jour sans Internet. Me voici de retour chez moi, avec un jaguar en laine feutrée bien avancé, de nouvelles plaques de feutrine pour réaliser des projets de plus grande taille. J'ai pu consulter mes mails, répondre succinctement aux plus urgents mais entre temps il a pu en arriver d'autres. La plaisanterie commence à avoir assez duré et je n'ai toujours pas pu mettre à jour ce blog, mes dix visiteurs par jour doivent être inquiets (on peut toujours rêver…). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3x9X0UkI/AAAAAAAAAUE/_wM8kL00oZQ/s1600-h/leop6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe3x9X0UkI/AAAAAAAAAUE/_wM8kL00oZQ/s200/leop6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086736373054198338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je vais finir ma couture de livre, interrompue hier par l'arrivée de Sylvie et puis essayer ma deuxième série de craies aquarellables avant d'envisager mes projets de chamboulement total de deux pièces de l'appartement. L'an dernier j'ai crépi le salon avec une épaule bloquée, cette année je déménagerai les meubles avec une cheville capricieuse, c'est tellement plus amusant comme ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe5ZtX0UnI/AAAAAAAAAUc/DeLT04v3rQY/s1600-h/maniere4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe5ZtX0UnI/AAAAAAAAAUc/DeLT04v3rQY/s200/maniere4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086738155465626226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Nous vous remercions de bien vouloir patienter, un conseiller va prendre votre appel"… Je vous épargne la litanie des répétitions de ce message pendant un quart d'heure, j'ai fini par obtenir quelqu'un en ligne et vendredi 13 (je croise les doigts) un technicien vient ausculter la bête. Pourvu qu'il trouve l'origine de cette panne!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     /…/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, au bout d'une semaine la connexion est enfin revenue. Une sombre histoire de rallonge qui aurait rendu l'âme sans prévenir semble-t-il. Très bête donc. Et me voici prise en flagrant délit de médisance sur mon fournisseur attitré de connexion, j'en bats ma coulpe (private joke inside). Je vais donc enfin pouvoir mettre ce blog à jour, il serait plus que temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y vais de ce pas! Et tout d'abord, le jaguar terminé (il a même des moustaches en fil de nylon...):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe4y9X0UlI/AAAAAAAAAUM/GFy7DKwAAPQ/s1600-h/leop8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe4y9X0UlI/AAAAAAAAAUM/GFy7DKwAAPQ/s200/leop8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086737489745695314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe49tX0UmI/AAAAAAAAAUU/TPD9r5P8BMY/s1600-h/leop9.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe49tX0UmI/AAAAAAAAAUU/TPD9r5P8BMY/s200/leop9.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086737674429289058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7797103791995832701?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7797103791995832701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7797103791995832701&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7797103791995832701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7797103791995832701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/le-retour-de-la-connexion-prodigue.html' title='Le retour de la connexion prodigue'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rpe1mNX0UeI/AAAAAAAAATU/jX2ZX676-Sc/s72-c/oeuf1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4963542672881683477</id><published>2007-07-04T19:27:00.000+01:00</published><updated>2007-07-04T19:37:31.908+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Les crayons qui dansaient avec l'oreille des loups</title><content type='html'>J'ai continué le dessin de loups avec la technique des craies aquarellables (d'où ce titre à la noix, un rien m'amuse!). J'ai alterné les couches crayonnées et les passages  d'un pinceau humide. J'aurais pu continuer encore un petit moment mais ce stade me satisfait, deux ou trois détails à revoir mais je n'ai pas envie d'y passer plus de temps, j'ai un oeuf d'autruche qui m'attend depuis quelques années et j'ai enfin une idée pour l'utiliser! (Ne vous inquiétez pas, il est vidé et tout propre... je ne risque pas de voir sortir un autruchon dans mon salon)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Images cliquables pour les voir agrandies)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovogH5p55I/AAAAAAAAATM/L5llw-ab8-o/s1600-h/loups2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovogH5p55I/AAAAAAAAATM/L5llw-ab8-o/s200/loups2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083412242992064402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovoW35p54I/AAAAAAAAATE/VzjYPUITjMY/s1600-h/loups4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovoW35p54I/AAAAAAAAATE/VzjYPUITjMY/s200/loups4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083412084078274434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovoIX5p53I/AAAAAAAAAS8/4UBvTWZHzGo/s1600-h/loups7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovoIX5p53I/AAAAAAAAAS8/4UBvTWZHzGo/s200/loups7.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083411834970171250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rovn435p52I/AAAAAAAAAS0/Jogum0BuOVA/s1600-h/loups8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rovn435p52I/AAAAAAAAAS0/Jogum0BuOVA/s320/loups8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083411568682198882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4963542672881683477?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4963542672881683477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4963542672881683477&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4963542672881683477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4963542672881683477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/les-crayons-qui-dansaient-avec-loreille.html' title='Les crayons qui dansaient avec l&apos;oreille des loups'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RovogH5p55I/AAAAAAAAATM/L5llw-ab8-o/s72-c/loups2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6998343570312953753</id><published>2007-07-03T08:15:00.001+01:00</published><updated>2007-07-03T08:16:25.651+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Rien</title><content type='html'>Je suis rentrée hier soir après trois jours passés dans la maison de mes parents, à faire office de gardienne symbolique et de distributrice de pâtée pour les chats: la chatte officielle qui occupe l'intérieur et les deux chattes officieuses qui ont élu le jardin comme terrain de repos et de ponte de chatons (il en reste deux, le troisième est actuellement sur mes genoux en train de jouer avec mes doigts pendant que je tape au clavier, ah non, il est parti dormir sur mon épaule, ah non, jouer avec mes cheveux, bref, il m'enquiquine!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux derniers jours se sont déroulés dans un Rien abyssal. Depuis bientôt soixante ans, cette maison est habitée par des retraités, mon grand-père puis mes parents et c'est le paradis de la sieste. Vous savez, ce genre de sieste dont on émerge par paliers comme d'un coma, en repassant par le stade de l'amibe, du ver blanc, de la souris nouveau-né pour aboutir à celui d'humain approximatif qui ne sait pas trop qui il est, quelle heure il est (pour la saison, c'est normal en ce moment de ne pas savoir si on est en été ou en automne…), ni ce qu'il fait allongé sur une balancelle avec la marque du tissu incrusté dans les bras et les joues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tenté de regarder la télé mais j'en ai tellement perdu l'habitude que je n'arrive plus à rester immobile devant un écran assez longtemps pour suivre une émission ni à rester enfermée alors qu'il y a un jardin juste devant (et des chats). Alors j'ai préféré explorer ce Rien qui s'offrait à moi. Pas de culpabilité puisque j'étais là pour faire acte de présence, rien de plus, et qu'avec ma patte folle, je ne pouvais guère m'adonner à des activités nécessitant son usage minimum comme le jardinage. Je me suis allongée sur la balancelle et j'ai observé comment les feuilles du chèvrefeuille se disposent bien à plat, j'ai regardé une petite araignée parcourir sa toile d'un air affairé, le vol d'une guêpe lourde, je me suis laissée enfoncer dans la torpeur jusqu'à ne plus ressentir les éléments autour de moi qu'en termes de surfaces, de volumes, de lignes, me détacher du sens et des sens, flotter, plonger dans le sommeil, devenir moi-même un point absent parmi ces mouvements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis accordé deux jours de vacance, de vacances et même de vacuité, hors du temps, des lieux et des personnes et ça m'a fait le plus grand bien. Bien sûr, j'ai quand même dessiné un peu, pour le plaisir de le faire en extérieur, avec une "vraie" lumière, mais rien de forcené, juste la suite du jeu avec les nouvelles craies aquarellables. J'ai aussi pris des photos des plantes qui ont une histoire commune avec celles de mon enfance pour le jour où j'aborderai ce sujet dans un message futur, autrement dit, je n'ai pas été totalement complètement inactive, mais à mon rythme, seule, et heureuse de me rouler dans cette solitude transitoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'ai fait comme le géant Antée qui reprenait force au contact de la terre (à mon échelle bien sûr, 1,63 cm, ça n'a rien de géant…) et me voici prête à repartir dans mes mini-combats informatiques, à mettre ce site sur pied et accueillir demain ma future cliente pour deux portraits! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Ron3q35p51I/AAAAAAAAASs/7y5Kvz290OQ/s1600-h/loups1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Ron3q35p51I/AAAAAAAAASs/7y5Kvz290OQ/s320/loups1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082865970396653394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6998343570312953753?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6998343570312953753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6998343570312953753&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6998343570312953753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6998343570312953753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/07/rien.html' title='Rien'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Ron3q35p51I/AAAAAAAAASs/7y5Kvz290OQ/s72-c/loups1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-5018811012505871395</id><published>2007-06-28T20:34:00.000+01:00</published><updated>2007-06-28T20:43:58.048+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Essai</title><content type='html'>Ma fifille à moi que j'ai qu'elle est gentille comme tout elle m'a offert aujourd'hui des craies aquarellables. Comme il ne faut surtout pas décourager les bonnes intentions j'ai vite fait un essai sur du papier pour aquarelle pour voir ce que ça donne. Pas du super papier qui me coûte un rein, du papier de base, pour un simple essai, et bien c'est plutôt agréable comme matériau! Il a une manière de diffuser quand on passe un pinceau mouillé qui me plait bien (mais ça dépend sans doute aussi du traitement de surface du papier justement), il permet un petit côté aléatoire qui correspond à ma recherche actuelle et ça me donne envie de tenter la même chose en plus grand (là, le dessin doit faire une dizaine de centimètres en hauteur). Et puis ça me permet de jouer avec les couches, alternativement sèches et humides. Affaire à suivre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoQPbH5p50I/AAAAAAAAASk/HQ9x74XS_NQ/s1600-h/loup.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoQPbH5p50I/AAAAAAAAASk/HQ9x74XS_NQ/s320/loup.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081203238232516418" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-5018811012505871395?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/5018811012505871395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=5018811012505871395&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5018811012505871395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/5018811012505871395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/essai.html' title='Essai'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoQPbH5p50I/AAAAAAAAASk/HQ9x74XS_NQ/s72-c/loup.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3698202694064202731</id><published>2007-06-28T10:16:00.001+01:00</published><updated>2007-06-28T10:29:14.462+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Odeurs</title><content type='html'>Il y a quelques mois, en ouvrant la porte de l'escalier dans la maison de mes parents j'ai été frappée de retrouver presque intacte l'odeur de la maison du temps où elle était habitée par mon grand-père. Je ne vais plus guère dans cette maison, trop loin et trop perchée pour mes déplacements à bicyclette et le téléphone a remplacé les visites plus que fréquentes d'il y a quelques années. J'emploie le terme "frapper", non pas que la sensation ait été désagréable, mais elle a été soudaine. Plouf plouf, je recommence: j'ai été interloquée de retrouver presque intacte l'odeur de la maison. C'est mieux comme ça? À propos, que veut dire précisément ce terme, "interloquer"? Vite, un dictionnaire parce qu'apparemment il y a à manger là-dedans… Inter paroles? Se retrouver entre deux mots? Je vais voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moui, il y a de ça: inter et loqui "parler, s'exprimer", et ça a pris le sens de "embarrasser, rendre interdit, décontenancer". Merci Monsieur Alain Rey. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que m'embarrasser, cette sensation avait coupé le fil de mon discours interne, elle s'était imposée comme "interlocutrice". Je pensais que cette odeur était celle de mon grand-père, de sa maison, du vieux papier peint vert d'eau qui tapissait les murs de l'escalier et du couloir des chambres, avec des décalcomanies de papillon, quelques cadres avec des chromos, de la rampe en bois peint (en vert d'eau aussi, bien sûr…). Plus que de mon grand-père, c'était surtout l'odeur qui signifiait que nous allions dormir chez lui, avoir accès à l'étage inaccessible pendant la journée, de même que l'odeur du petit salon, celui avec le billard russe et les meubles rococo et inconfortables, avec les relents de l'essence de la Simca 1000 remisée dans le garage qui donnait dans cette pièce, cette odeur-là signifiait que nous entrions dans le domaine des grands, avec ses interdictions et ses merveilles. Ne pas jouer avec le billard, juste pousser les boules avec la main, ne pas utiliser les queues pour ne pas trouer le tapis, ne pas faire rentrer de gravier dans la maison, ne pas trop s'approcher des vitrines aux bibelots précieux (hum…), ne rien déranger, "toucher avec les yeux" le petit porte-monnaie en résille d'argent, la minuscule paire de ciseaux en nacre, les jumelles de théâtre, exploser d'envie de jouer au billard, se contenter d'écouter le bruit mystérieux du chemin que les boules parcouraient dans le ventre du coffre en bois, qui s'achevait par un Clank retentissant quand elles aboutissaient dans le tiroir où nous pouvions les récupérer pour recommencer. Étonnant comme ce bruit nous ravissait autant qu'il finissait par horripiler les adultes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouver cette odeur presque inchangée alors que les habitants ne sont plus les mêmes, que le papier peint a été changé, que j'ai vécu longtemps et souvent dans cette maison jusqu'à m'y sentir parfaitement à l'aise comme un colimaçon peut se sentir à l'aise dans sa coquille, oui, ce fut un choc. Mon odorat avait perdu la cécité de l'habitude et la maison reprenait d'un coup son individualité, elle n'était plus le prolongement de nos gestes mais un objet, un très gros objet, avec son individualité et son histoire qui a commencé avant nous et continuera après nous si les termites lui laissent vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans "la vallée de mon enfance", les odeurs aussi étaient très présentes, bien sûr, mais en retournant des années après dans la maison, je n'ai rien retrouvé. Elle avait été refaite de fond en comble, le sol avait été nivelé, l'escalier vermoulu avait été remplacé, elle sentait le neuf. Le rien donc pour moi qui n'ai jamais vécu dans du neuf. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlais du grenier hier et mon petit frère m'a écrit qu'il retrouvait son odeur, prêt à éternuer. C'est vrai que ces combles étaient pour le moins odorants… Dans la première chambre de l'étage, un mur était occupé entièrement par trois portes. Celle de gauche donnait dans un cagibi que mon père avait transformé en labo-photo, celle du milieu donnait sur l'escalier pour rejoindre la salle du bas, celle de droite donnait sur le grenier. Elle s'ouvrait mal il me semble, jamais entièrement, raclait le plancher. À peine entrouverte, c'était le royaume des odeurs. Les marches étaient en bois gris, brut, plein d'échardes, purement utilitaire, un escalier de grenier autrement dit. L'espace sous le toit était partagé arbitrairement en trois parties, délimitées par les grosses poutres horizontales. La première avait été aménagée par un de mes frères aînés, elle était donc presque civilisée, j'avais annexée celle du fond, le long des planches à claires-voies, celle du milieu restait à l'état sauvage. Un amoncellement de meubles, de revues, de… choses. Ça sentait donc la poussière compacte, les crottes de souris, les pipis de matous en maraude, les vieux livres, les tuiles chauffées, le bois sec mais aussi le foin de la grange adjacente, un peu le fumier qui séchait dans l'arrière-cour de la ferme, le lisier des poules, l'essence mal brûlée quand le fermier mettait en marche sa scie circulaire, par-dessus tout ça, les châtaigniers en fleurs à la fin du printemps, la cuisine de ma mère à l'heure des repas. Tous ces parfums se mélangeaient pour donner ce résultat ineffable (que l'on ne peut raconter, même si ça fait des lignes que j'essaie justement de le décrire…) que l'on pouvait presque percevoir en volutes soulevées dans notre sillage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre sensation olfactive très forte, une expérience sensorielle plutôt, avait lieu quand nous allions chercher le lait le soir. Normalement, on déposait le pot à lait en aluminium je ne sais quand dans la journée et on pouvait le récupérer le soir mis au frais dans le bassin avec ceux des autres habitants mais parfois nous allions le faire remplir directement dans l'écurie (je rappelle que le terme écurie désigne tout local destiné aux bêtes, on peut même parler d'écurie des lapins…) par Odette en train de traire les vaches. Entrer dans l'écurie était… comment dire… il faut l'avoir vécu je crois pour comprendre ce qu'est vraiment une odeur, sa puissance, sa présence physique. Rien d'évanescent dans ces effluves mais plutôt un mur compact qu'il fallait presque aborder épaule en avant pour se frayer un chemin. Un choc dans les narines, une suffocation, les yeux qui pleurent, la tentation du recul. Mais avec un peu de courage, on s'y fait relativement vite. Un peu d'habitude aussi… Odeurs de paille, foin, corps des vaches, poil, sueur, lait chaud formaient la base de ce mélange, mais la note de tête, la palpable, enveloppante, suffocante, était l'odeur de fumier chaud, encore vivant ai-je envie d'écrire. Nous nous retrouvions pétris dans cette masse odorante, dans la chaleur des animaux, dans la pénombre à laquelle il fallait s'habituer. Et quand Odette remplissait notre bidon, c'était cette odeur fade et sucrée du lait, suivie de celle de la boite de sardines vide qui servait de gamelle aux chats qui attendaient leur tour, blottis dans une niche du mur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous ressortions de l'écurie, la notion d'air frais prenait tout son sens! Les poumons se redépliaient, la nuit paraissait douce, l'image parait trop forte mais je pense qu'il y avait quelque chose d'assez proche d'une nouvelle naissance, en quittant cet antre quasi-utérin où se déroulaient toutes les phases de la vie, nourriture, déjection et mort et naissance des veaux pour retrouver le plein air (pour la première fois de ma vie, je saisis vraiment le sens de cette formule: l'air que l'on peut respirer "en plein"…), même si nous gardions longtemps comme une pellicule d'odeur sur nos vêtements et nos mains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que je suis adulte, que je ne vais plus "chercher le lait", j'aime quand certains fromages sentent "l'entre-sabots", c'est comme me faire une tartine de souvenirs sur du pain!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3698202694064202731?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3698202694064202731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3698202694064202731&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3698202694064202731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3698202694064202731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/odeurs.html' title='Odeurs'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-1392792461304186873</id><published>2007-06-27T20:50:00.000+01:00</published><updated>2007-06-27T20:57:22.673+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Pluie</title><content type='html'>Je suis allée tout à l'heure en clopinant chercher des clopes. Oui, bon, je sais, fumer c'est mal, mais il faut bien que je rééduque cette cheville et puis, clopiner et clope, c'est euphonique, donc c'est tout bon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démonstration étant faite, je voulais parler du temps qu'il fait. Pourri, certes, on pourrait le résumer ainsi mais n'allons pas si vite, car c'est de la pourriture d'été, et on fait un très bon vin avec les raisins touchés par la pourriture noble, alors!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, j'ai les idées qui partent dans tous les sens, c'est à cause de ma cheville, non pas qu'elle soit le siège préféré de mon intelligence foudroyante mais je l'ai à nouveau molestée hier soir en voulant sauver un minuscule chaton qui se précipitait vers le rebord du balcon. N'écoutant que mon dévouement, je n'ai pas écouté mon entorse et je crois bien que j'ai annulé cinq jours de sagesse et j'ai bien plus mal qu'au début. Cherchez l'erreur! Ou la bêtise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je marchais donc, tout en pestant et boitillant, quand au détour d'un jardin une saute de vent frisquet m'a remis en mémoire toutes ces journées d'étés gâchées par un temps maussade. Ces journées que nous passions en bottes en caoutchouc au cas où nous aurions voulu sortir quand même, le frottement du rebord de la botte sur le mollet qui finit par être brûlé puis coupé, les herbes hautes, froides et mouillées, qui frottent les jambes, le dégoût en trouvant ensuite ces minuscules limaces marbrées entre la chaussure et le pied. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pluie nous rabattait dans ce bout de maison où nous habitions à six dont quatre enfants dans finalement assez peu de mètres carrés. Une chambre pour les parents, une chambre pour les deux grands, une chambre pour les deux petits, chambre qu'il fallait traverser pour atteindre la précédente, une pièce à tout où se tenaient le chauffage, la cuisinière, la grande table avec un banc et des tabourets, le poste de télévision et l'évier, creusé dans l'épaisseur du mur, avec un simple robinet d'eau froide. C'était succinct mais ça nous convenait parfaitement, du moins à nous les enfants. D'autant plus que si la maison était petite, elle présentait l'avantage ineffable d'être un ancien bout de corps de ferme et donc, face à elle, sous le même toit, se trouvaient un vieux four à pain au plafond effondré, deux cabanes (anciennement soue à cochons et écurie à chèvres sans doute) et un cagibi qui devait servir de poulailler. Autant dire que nous devions passer autant de temps dans ces cabanes que dans la maison! En grandissant les aînés ont investi la cave puis le grenier de la maison, laissant à nous les petits l'usage de ce qui devenait nos vrais lieux à nous, espaces privés où nous pouvions laisser libre cours à nos envies d'organisation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebuts de bricolages, vieux tissus, chutes de bouts de bois, tout nous était bon pour aménager nos cabanes où nous rangions nos trésors divers et parfois avariés. Le chic du chic était de pouvoir mettre un crochet pour fermer les grosses portes en bois vermoulu. Enfin un chez soi! Un "cric-crac" pour reprendre notre terminologie enfantine qui servait à désigner un coin imaginaire où nous ne pouvions plus être atteints en cas de bagarre. Un peu comme "pouce" ou "quine" (pour ceux qui connaissent) mais avec une petite notion en plus, c'était une manière à peu près élégante de mettre fin au combat mais avec l'idée que nous y retournerions une fois le souffle recouvré. Un bouton "pause" en quelque sorte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir avant de nous endormir, nous discutions mon petit frère et moi de nos projets d'aménagement des cabanes et je me souviens qu'un matin je l'ai vu revenir dans la chambre avec la cuisse brûlée: il était passé à travers le trou dans le plancher du poulailler, au dessus de ma cabane et la peau était toute rougie par le frottement du ciment. Il a fini plus tard par aménager complètement ce poulailler pour s'en faire une vraie chambre à lui, en ajoutant une cloison, posant une porte, des vitres, des lambris. Le luxe! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté j'avais investi le grenier, avec un lit remisé dans ce fourre-tout, une table, des étagères en planches posées en travers d'un escabeau. J'accrochais mes mobiles faits de bric et de broc et surtout de n'importe quoi aux poutres, j'ai même installé un hamac crocheté de mes blanches mains avec de la ficelle. Et bien, je peux vous dire que j'avais dû mal choisir la ficelle car à mon premier essai, le hamac a craqué sous moi et je me suis retrouvée par-terre, interloquée et douloureusement surprise! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un grenier sous un demi-toit en pente, avec deux fenêtres au ras du sol, plutôt que des fenêtre de simples ouvertures qui donnaient directement sur la façade, sans vitre ni appui, au dessus d'un vide relativement important puisque ça représentait un troisième étage (le décrochement amenant à la cave, le rez-de-chaussée, l'étage puis le grenier). Fermé sur deux côtés par les murs de séparation avec les maisons mitoyennes, la dernière paroi était constituée d'un muret de pierres puis de grandes planches espacées. Autant dire que cette "chambre" était ouverte à tous les vents et à tous les bruits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y ai dormi parfois et c'était une expérience étonnante que celle d'être à la fois dehors et dedans. Sous un toit certes mais sans le côté cocon rassurant que peut présenter une tente (sauf en cas d'orage…). Les bruits du bois qui craquent, les chats en maraude qui viennent réinvestir leur terrain de chasse nocturne, les hululements des chouettes dans la forêt proche et surtout ce cri que pousse un oiseau inconnu, peut-être un engoulevent, cri déchirant qui réveille en sursaut avec le cœur qui bat la chamade et la certitude soudaine d'être mortel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces longues, interminables périodes de pluie étaient aussi l'occasion de partir à la chasse aux escargots, les gros dits de Bourgogne. Nous en ramassions ainsi au petit matin ou en début de soirée des quantités assez considérables que nous donnions ensuite au père d'un copain qui savait les préparer. Pour nous, les escargots ça ne se mangeait que début juin, lors du repas d'anniversaire de notre grand-père, avec la sauce au beurre, ail et persil, pendant ces interminables agapes d'adultes où je m'ennuyais à cent sous de l'heure, hermétique encore aux plaisirs des discussions pendant un apéritif sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoK_4X5p5zI/AAAAAAAAASc/69NKgqTFI2Q/s1600-h/escargot.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoK_4X5p5zI/AAAAAAAAASc/69NKgqTFI2Q/s320/escargot.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080834304836757298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La pluie, c'était aussi l'occasion de jouer à l'école dans cette pièce toujours fermée de la ferme où trônait un énorme meuble en bois verni, sombre, funéraire, état neuf, meuble d'apparat pour une pièce inutilisée ou plutôt dans laquelle étaient stockés des habits en vrac, des corbeilles débordantes de médicaments et je ne sais plus quoi. Dans un angle démarrait cet étrange second escalier, parallèle à celui du couloir, qui menait dans ce qui s'appelait la chambre du blé et qui était auparavant la chambre de la grand-mère. Pourquoi deux escaliers dans cette maison? Encore un de ces mystères que nous ne cherchions pas à résoudre. C'était comme ça, un point c'est tout, connaître les coins à escargots était bien plus important!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(et pour illustrer ce propos, un dessin aux crayons de couleurs, exhumé pendant mes explorations d'archives pour mon site...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-1392792461304186873?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/1392792461304186873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=1392792461304186873&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1392792461304186873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/1392792461304186873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/pluie.html' title='Pluie'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoK_4X5p5zI/AAAAAAAAASc/69NKgqTFI2Q/s72-c/escargot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8598296918433410516</id><published>2007-06-26T13:26:00.000+01:00</published><updated>2007-06-26T13:31:07.758+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Bidule, c'est fini et dire que c'était la laine feutrée de mon premier essai (de non animalier)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoEF74-gmbI/AAAAAAAAASU/FEiYnf4A0OQ/s1600-h/bidule-6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoEF74-gmbI/AAAAAAAAASU/FEiYnf4A0OQ/s320/bidule-6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080348381115619762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;(image cliquable pour voir les détails)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez hop, on va dire que c'est fini, hein? Des petits rondibis en laine sur le côté, quelques rajouts dans la presque-végétation pour que l'on ne voie plus le fond blanc et c'est fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour pallier l'aspect par trop paysager du résultat, j'ai trouvé une super parade: je retourne l'objet et hop, ça devient plus équilibré et plus sympathique, je trouve. Du coup je ne rajoute pas de perles de rocaille, je laisse comme ça et je vais pouvoir passer à autre chose. Tiens, ça fait longtemps que je ne vous ai pas raconté de petites chroniques d'enfance...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8598296918433410516?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8598296918433410516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8598296918433410516&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8598296918433410516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8598296918433410516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/bidule-cest-fini-et-dire-que-ctait-la.html' title='Bidule, c&apos;est fini et dire que c&apos;était la laine feutrée de mon premier essai (de non animalier)'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoEF74-gmbI/AAAAAAAAASU/FEiYnf4A0OQ/s72-c/bidule-6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6645822043542035184</id><published>2007-06-26T08:02:00.000+01:00</published><updated>2007-06-26T08:03:09.897+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Bidule, ça continue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoC6HI-gmaI/AAAAAAAAASM/tDQgken3DpY/s1600-h/bidule-5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoC6HI-gmaI/AAAAAAAAASM/tDQgken3DpY/s320/bidule-5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080265011505437090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'option paysage est plus que confirmée, me voilà donc avec une sorte de palette de textures. Pour le bas, j'ai appliqué la laine cardée effilochée verticalement et je n'ai piqué que la partie inférieure, laissant la partie haute libre, ce qui donne une idée de végétation (peut-être pas très lisible quand l'image est scannée, certes…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant j'ai envie de continuer à nourrir un peu le bas de l'image et de coudre des perles dans le "ciel". Et de me lancer un jour plus tard qui sait dans un grand format (là c'est tout petit, 15 x 12 cm), dès que j'aurai trouvé un grand morceau de feutrine pour le fond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6645822043542035184?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6645822043542035184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6645822043542035184&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6645822043542035184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6645822043542035184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/bidule-continue.html' title='Bidule, ça continue'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RoC6HI-gmaI/AAAAAAAAASM/tDQgken3DpY/s72-c/bidule-5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6142958997200776009</id><published>2007-06-25T07:50:00.000+01:00</published><updated>2007-06-25T07:53:10.564+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>La suite du bidule</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mUI-gmZI/AAAAAAAAASE/ho-LR5cBz08/s1600-h/bidule2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mUI-gmZI/AAAAAAAAASE/ho-LR5cBz08/s320/bidule2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079891400890292626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mNo-gmYI/AAAAAAAAAR8/YaqsVp9fV8Q/s1600-h/bidule3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mNo-gmYI/AAAAAAAAAR8/YaqsVp9fV8Q/s320/bidule3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079891289221142914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mII-gmXI/AAAAAAAAAR0/cu5eOgU7Yek/s1600-h/bidule-4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mII-gmXI/AAAAAAAAAR0/cu5eOgU7Yek/s320/bidule-4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079891194731862386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça avance, ça avance! J'essaie de varier les textures pour ne pas obtenir un résultat trop figé. J'ai commencé par coudre des perles pour pouvoir ensuite les inclure dans les torsades de fil. Petit à petit, à quoi bon le nier, une notion de paysage est en train de s'imposer à moi, je ne dois pas être mûre pour l'abstraction… J'en arrive à une sorte de soleil sur une mer étale avec des nuages boursouflés. Un orage rouge-orange? Mais chacun peut y voir ce qu'il veut. En retournant l'objet peut-être?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quand même "pris sur moi" pour contrer mes penchants à une trop grande régularité en laissant un décrochage à gauche du "soleil" et j'ai fait partir de ce point une série de bandes de laine en les découpant de telle manière qu'elles commencent toutes par le même rouge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la suite, je vais chercher une autre texture pour faire un premier plan contrasté. Peut-être des petites boules de laine, même si ça promet d'être long mais ça me permettra d'utiliser toutes ces petites chutes. Une sorte de cohérence interne, quoââââ…!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6142958997200776009?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6142958997200776009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6142958997200776009&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6142958997200776009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6142958997200776009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/la-suite-du-bidule.html' title='La suite du bidule'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn9mUI-gmZI/AAAAAAAAASE/ho-LR5cBz08/s72-c/bidule2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4724654904844781742</id><published>2007-06-23T19:13:00.001+01:00</published><updated>2007-06-23T19:15:06.594+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='laine feutrée'/><title type='text'>Bidule</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn1jHo-gmWI/AAAAAAAAARs/RUXH2aWmgTI/s1600-h/bidule1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn1jHo-gmWI/AAAAAAAAARs/RUXH2aWmgTI/s320/bidule1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079324937653623138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn1jAI-gmVI/AAAAAAAAARk/OreU8cbUKBg/s1600-h/bidule.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn1jAI-gmVI/AAAAAAAAARk/OreU8cbUKBg/s320/bidule.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079324808804604242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me lance, depuis le temps que je veux faire quelque chose avec cette grosse pelote de laine cardée… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris un rectangle de laine feutrée blanche, des perles en vrac, le support à piquer et la pelote et hop, je me suis lancée au hasard. Je ne sais pas trop où je vais, j'ai juste envie de jouer avec cette matière, de varier les textures, de coudre, coller, piquer, essayer quoi. On verra bien ce que ça donne et je vous tiens au courant, promis (enfin, sauf si ça foire lamentablement, auquel cas ce sera silence radio, merci de votre compréhension!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et puis c'est une activité impeccable pour peaufiner mon bronzage-zèbre en piquant la laine, assise dans un fauteuil sur le balcon, la jambe affreusement blessée posée sur un tabouret avec son orthèse bleu-roi. Quand je vais ôter ce machin insupportable, dans un mois donc apparemment, le résultat vaudra le coup d'œil. Du moins si je résiste jusque là…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4724654904844781742?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4724654904844781742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4724654904844781742&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4724654904844781742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4724654904844781742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/bidule.html' title='Bidule'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rn1jHo-gmWI/AAAAAAAAARs/RUXH2aWmgTI/s72-c/bidule1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-7033272624754592889</id><published>2007-06-22T10:46:00.000+01:00</published><updated>2007-06-22T10:47:22.529+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Accident de jupe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rnuan4-gmUI/AAAAAAAAARc/wEtGKi_IZd4/s1600-h/canne.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rnuan4-gmUI/AAAAAAAAARc/wEtGKi_IZd4/s320/canne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078823014890510658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai retrouvé cette canne chez moi, accrochée au porte-manteaux sous les vestes d'hiver qu'il serait judicieux que je range jusqu'au mois d'août (s'il est aussi chaleureux que celui de l'an dernier…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'une canne en noisetier que j'avais faite pour ma fille aînée il y a une bonne dizaine d'années, pendant des vacances à la campagne dans le Vercors; elle est vraiment faite sur le modèle des bâtons à vache de mon enfance, avec le principe de la spirale sur la longueur, même si l'écorce découpée en formes d'initiales sur la poignée a fini par se détacher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été très contente de la retrouver car elle me sert beaucoup depuis deux jours car j'ai été victime d'un accident de jupe mercredi après-midi. Oui oui, vous avez bien lu, un accident de jupe… Je mène une vie trépidante et dangereuse, vous allez pouvoir vous en rendre compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais au téléphone avec ma Moooman à moi et nous bavardions de choses essentielles, à savoir déterminer son arbre fétiche. Quand je dis que j'ai une vie trépidante! Je me dirige donc d'un pas altier et léger vers le bac en osier où je range les revues de gonzesses, pêle-mêle avec un tigre et un singe en peluche dépiautés, des boules de Noël décrochées tardivement et un cutter pour finir de racler la peinture sur la fenêtre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'empare de la revue, je fais demi-tour dans l'espace ridiculement restreint entre une chaise et une boîte à chats et je me dirige vers le milieu de la pièce ou plutôt je tente de le faire car je me suis retrouvée bloquée par ma jupe restée accrochée à une palette bois stockée dans le salon (oui, je sais, c'est le souk chez moi…). Stoppée net dans mon élan, je me suis lamentablement cassé la margoulette sur le sol et ma Moooman a eu la surprise de m'entendre pousser une série de jurons que la décence m'interdit de reproduire ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan des courses: une entorse de la cheville droite. Pas de fracture d'après les radios. Et la pose d'une attelle d'un bleu délicat maintenue par des scratchs qui grattent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi j'ai vécu des retrouvailles émouvantes avec le principe de la canne en noisetier…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-7033272624754592889?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/7033272624754592889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=7033272624754592889&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7033272624754592889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/7033272624754592889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/accident-de-jupe.html' title='Accident de jupe'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rnuan4-gmUI/AAAAAAAAARc/wEtGKi_IZd4/s72-c/canne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-3262345049372014448</id><published>2007-06-20T11:37:00.000+01:00</published><updated>2007-06-20T11:39:31.301+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Les châtaigniers</title><content type='html'>Amusant: ce week-end je parlais avec une amie des arbres, de leur présence, de notre rapport à eux. C'était au bord du lac Léman, à Thonon, et elle me montrait des parcs somptueux mais mon regard se portait toujours sur les châtaigniers des bords de route, d'autant plus qu'ils étaient en fleurs et que cette odeur est envoûtante. Ce qui est amusant donc c'est que de retour chez moi je feuillette une revue pour gonzesses (ben oui, c'est mon péché mignon, une excellente lecture de fond de couloir, si vous voyez ce que je veux dire), j'ai ainsi appris que mon arbre dédié est justement le châtaignier. Comme quoi, ils ne disent pas que des bêtises! Si? Ah bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces arbres, c'est toute mon enfance, ils font partie de ma trilogie arborée avec les charmes et les noisetiers. Tout d'abord, c'est un arbre prodigue, on peut jouer avec ses feuilles d'un vert magnifique, un vert juste vert, pas jaunasse, pas délavé, un vert total. Si vous pincez l'intervalle entre deux nervures et que vous tirez, vous obtenez un accordéon de… comment appelle-t-on ça? Un accordéon de matière de feuille, et il reste les nervures. Vous avez ainsi obtenu au choix: des arêtes de poisson (pratique pour jouer à la dînette), un peigne mou (pas pratique du tout par contre), un outil à faire des guilis sur les bras. Merveilleux, non? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a les fleurs, à l'odeur déjà évoquée. Elles ne sont pas belles, des grappes d'inflorescence verdâtres, pas de quoi s'extasier à les voir de près, mais quand elles forment une houppe au sommet des branches qu'elles couronnent de clair, c'est autre chose! On repère ainsi de loin tous les châtaigniers dans les talus et les forêts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi les fruits, bien sûr… Il faut attraper le coup de main ou plutôt le coup de pied pour ouvrir les bogues sans les toucher. On en cale une sous le pied maladroit et de l'autre, le plus dégourdi, on applique une pression pour ouvrir le "hérisson". Il faut évidemment tout d'abord le placer de la façon adéquate, avec la couture sur le dessus. Et là, c'est toujours un émerveillement de voir apparaître les trois fruits, le beau et ses deux compagnons tordus. Leur couleur est tellement parfaite, riche, soutenue, la peau tendue sous la pression de la maturité, les petites stries plus claires pour éviter la monotonie. Et puis c'est un fruit solide, que l'on peut garder sans qu'il s'abîme pendant un certain temps. Pas un fruit déprimant comme ceux qui se talent tout de suite, demandent à être transportés avec des précautions de jeune mariée. Non, du vrai fruit pour gamins, du fruit de chapardage, du fruit à garder au fond des poches. D'ailleurs, je me souviens que quand j'étais petite, un bon pantalon était un pantalon aux poches multiples et pratiques. Peu importait qu'il soit à la mode, moulant ici, flou ailleurs, l'idéal était qu'il permette d'emmener avec soi, y compris dans nos escalades arboricoles, des noisettes, des noix, des châtaignes et un couteau, sans les déverser au premier geste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi ce qu'on appelait les "bobues". Ce sont ces fruits "regrignés", au derrière pincé, souvent mal coloriées, blanchâtres, et au goût inintéressant. Celles-là, je les donnais au poney. À la fin de la récolte, les bogues étaient rassemblées en un grand tas et brûlées dans un grand feu. C'est sur le bord de ces cercles noircis que l'on trouvait à la Pentecôte les asperges sauvages que je mangeais crues en me forçant à ignorer qu'elles étaient souvent infestées de toutes petites bestioles rouges, des larves de je ne sais quels insectes. Bah, ça rajoutait des protéines…!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'automne, j'aimais me promener seule avec les chiens avec, au fond de la poche de l'anorak, un stock de châtaignes bouillies, encore chaudes de préférence. En appuyant avec les dents sur la base plus tendre, on pouvait les "décapsuler" et en grignoter l'intérieur comme une pâte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'étions pas les seuls à apprécier ces fruits d'automne et les "gens de la vallée" avaient eux aussi repérés ces énormes châtaigniers. C'était à chaque automne l'occasion d'une guéguerre parfois source d'invectives. En effet, les châtaignes tombées sur la route sont libres d'accès pour tout le monde, c'est la loi (réelle ou coutumière? Je ne sais pas) mais ces intrus culottés n'hésitaient pas à venir les ramasser dans les champs privés et à grands renforts de sac à patates!!! Et là, ce n'était plus tolérable car elles étaient la propriété des fermiers et une source de revenus pour eux, c'était donc du vol pur et simple. Aller le faire remarquer aux maraudeurs était souvent le meilleur moyen de se faire insulter. Je me souviens qu'une fois nous avons attendus qu'ils se soient un peu éloignés de leur sac pour aller le chiper à notre tour et ils n'ont pas osé venir le récupérer dans la cour de la ferme… Bien fait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci ne nous aidait pas à voir d'un bon œil l'intrusion de ces "étrangers", ça et les remarques condescendantes, sans parler des poules, des chiens ou des chats écrasés. Mais ça m'a rendue tout aussi réticente à la notion de tourisme, que ce soit dans un pays étranger ou dans les campagnes françaises, je suis mal à l'aise dans un endroit dont je ne connais pas les us et coutumes, j'ai toujours peur de faire une gaffe, d'être grossière et illégitime dans mes comportements. Et finalement, après une enfance plutôt campagnarde, je me sens presque mieux à la ville où je ne me pose pas ce genre de questions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les châtaigniers, c'était aussi ces troncs énormes, noueux, penchés, cette écorce crevassée qui rendait leur escalade relativement aisée. Je parle là des très vieux arbres qu'il y avait autour du hameau. L'un d'eux est même sensé dater d'Henri IV, c'est vous dire… Je vous montre les photos où on voit ma fille devant et sur l'arbre. Comment ne pas se sentir protégée par une telle masse de bois et de feuillage?!? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnkDzY-gmTI/AAAAAAAAARU/VUdT-bHRpmI/s1600-h/chataignier-Henri-IV.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnkDzY-gmTI/AAAAAAAAARU/VUdT-bHRpmI/s320/chataignier-Henri-IV.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078094236249790770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnkDuY-gmSI/AAAAAAAAARM/MnL8jKFOBeI/s1600-h/alex-chataignier-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnkDuY-gmSI/AAAAAAAAARM/MnL8jKFOBeI/s320/alex-chataignier-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078094150350444834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quand plusieurs de ces arbres centenaires ont été abattus pour faire place à une maison individuelle, j'en ai conçu un vrai chagrin, j'assistai au massacre au bulldozer depuis le grenier de la maison de mes parents, j'entends encore le grincement déchirant du bois qui cédait, c'était leur fin et la fin d'un de nos terrains de jeux favoris, celui où étaient entreposés les chars à foin, où nous avions fait une cabane adossée à un tronc, le pré où nous organisions nos tours de vélo, le début de la fin de l'enfance aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-3262345049372014448?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/3262345049372014448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=3262345049372014448&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3262345049372014448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/3262345049372014448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/les-chtaigniers.html' title='Les châtaigniers'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnkDzY-gmTI/AAAAAAAAARU/VUdT-bHRpmI/s72-c/chataignier-Henri-IV.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-2220141059063660243</id><published>2007-06-19T18:17:00.001+01:00</published><updated>2007-06-20T07:45:28.120+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Le Ruisseau</title><content type='html'>Le hameau où nous habitions était distant d'une paire de kilomètres du village proprement dit. Enfin, disons plutôt du regroupement un peu plus important de maisons autour de l'église, de l'école et de deux cafés-restaurants. Le reste des maisons est réparti en hameaux plus ou moins importants le long de la vallée étroite où coule le Tenaison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps en temps nous allions au Ruisseau. Nous ne l'appelions pas par son nom, après tout, il n'y en avait pas d'autres alors à quoi bon se casser la tête... S'agissait-il d'un ruisseau? D'un torrent? Disons un petit torrent de basse montagne au fond d'un ravin, très ombragé, avec ses deux rives parcourues par des chemins de pêcheurs. Je ne connais qu'un seul itinéraire pour y accéder, je sais qu'il en existe un autre qui part sous l'église et qui aboutit à un pont à partir duquel on peut remonter sur l'autre versant et aborder le village voisin (et rival, bien sûr) mais je ne l'ai jamais pris. En fait nous vivions vraiment en vase clos, assez cantonnés aux terrains de "notre" hameau. Il n'y avait pas beaucoup d'enfants de notre âge et je ne connaissais pas les amies d'école de mes copines. Bref, tout nouveau chemin prenait des allures de découverte richissime. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour accéder au torrent, il fallait passer près de la maison des S. et c'était déjà un goût d'aventure, car pour de sombres raisons que je n'ai jamais cherché à éclaircir, il faisait partie des ennemis. Je dis "il" car je n'ai aucun souvenir de sa femme, mais lui était vraiment désagréable. Il nous faisait des réflexions quand nous passions en vélo devant chez lui et quand nous avons atteint l'âge de faire des fêtes entre copains, il venait espionner dans les buissons et rapportait ensuite des propos extravagants sur nos habitudes de consommation et nos mœurs, il était même allé jusqu'à déposer une plainte pour tapage nocturne (précisons qu'il habitait à presque 300 m du hameau, il devait avoir l'ouie fine!). Il fallait donc longer sa clôture de la démarche assurée de celles qui savent où elles vont et qu'elles sont dans leur bon droit. Ce n'était pas évident car cela signifiait dans les faits entrer dans un buisson de ronces pour retrouver la partie mieux tracée du chemin… Et quand je dis "chemin", je devrais plutôt dire sente, un vague tracé où la terre glaiseuse était un peu plus tassée, où l'herbe et la mousse poussaient moins drues. Parfois le tracé disparaissait et il fallait savoir qu'en traversant la ravine en biais on pouvait le retrouver plus loin mais Martine nous servait de guide et elle avait l'habitude d'accompagner son père dans ses déambulations de chasseur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pente était raide et ça explique que nous n'y allions pas très souvent, la remontée était ardue et notre flemme parfois conséquente. Nous finissions par déboucher sur le ruisseau. Oh, il n'était pas bien large, deux mètres? Trois mètres? Et il était facile de le traverser de rochers en rochers. Toutefois, il était possible de se baigner dans certains creux et même de nager sur quelques mètres. Il fallait en avoir très envie car sa température devait avoisiner les dix degrés et le soleil était rare à travers les frondaisons mais c'était quand même une fête. L'eau courante rend toujours joyeux, rêveur mais joyeux. Du moins ça me fait cet effet-là… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens avoir passé un long moment immobile sur une grosse roche de la rive, allongée. Immobile à tel point qu'une souris est venue emprunter son itinéraire habituel et m'a tranquillement franchie comme un tas de mousse un peu plus conséquent que d'habitude. J'ai été vexée, autant le dire carrément… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où la rive était en pente douce, ménageant ainsi de minuscules plages, on pouvait voir sur le fond ces intrigantes constructions des larves de phrygane, des petits tubes faits de matériaux divers, coquilles, débris ligneux, pailles rouies, ou simples fourreaux semblables à du cuir mouillé. Ça m'intriguait au plus haut point. Il était visible que c'était le fait d'un animal, il y en avait trop pour que ce soit un simple amoncellement dû au courant et avec beaucoup de patience, je pouvais voir qu'ils se déplaçaient sur le fond. J'en ai attrapé quelques uns mais les bestioles qui les habitaient avaient dû fuir pendant que je les sortais de l'eau et je n'ai à l'époque pas pu résoudre ce mystère. C'est plus tard, en lisant les souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre que ma curiosité a été satisfaite et encore plus tard, en entendant parler des œuvres de &lt;a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://colleges.ac-rouen.fr/nonancourt/images/phrygane.jpg&amp;imgrefurl=http://colleges.ac-rouen.fr/nonancourt/eau/duprat.htm&amp;h=274&amp;w=766&amp;sz=34&amp;hl=fr&amp;start=3&amp;um=1&amp;tbnid=fi3Wel7V8NkFWM:&amp;tbnh=51&amp;tbnw=142&amp;prev=/images%3Fq%3Dphrygane%26svnum%3D10%26um%3D1%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hubert Duprat&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (vous pouvez cliquer sur son nom pour en savoir plus) que j'ai encore plus apprécié l'ingéniosité du travail de bâtisseur de ces larves d'éphémères. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RngQeY-gmRI/AAAAAAAAARE/kSP7CQxmPjw/s1600-h/phrygane4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RngQeY-gmRI/AAAAAAAAARE/kSP7CQxmPjw/s320/phrygane4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077826694146988306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RngQQo-gmQI/AAAAAAAAAQ8/qiYZdOq1jyg/s1600-h/Duprat.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RngQQo-gmQI/AAAAAAAAAQ8/qiYZdOq1jyg/s320/Duprat.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077826457923787010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;À l'époque on pouvait aussi trouver sur les berges du ruisseau des cincles plongeurs, sortes de merles qui arrivent à marcher sous l'eau pour capturer des insectes et autres bestioles, mais je n'en ai jamais vus, ils sont trop timides et nous étions trop bruyantes pour une telle approche. La présence de ces larves et de ces oiseaux signifiait que l'eau était pure. Maintenant je ne sais pas ce qu'il en est avec la densité de la population qui est allée croissante. Pourtant à l'époque je ne pense pas qu'il y avait beaucoup d'efforts d'épuration des déchets…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre rencontre, ou presque, animalière a eu lieu sur le chemin du retour. Je marchais en avant du groupe et j'ai trouvé sur le chemin une queue d'écureuil. Toute seule si je puis dire… Un abandon par un prédateur dérangé par notre arrivée? En tous cas je l'ai ramassée, elle était encore souple, douce et je l'ai longtemps portée en pendentif. D'un goût douteux, certes, mais c'était pour moi un gri-gri qui me permettait de garder une présence de ma vie dans cette vallée alors que j'étais en cours à Grenoble. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que j'y pense, je ne me souviens pas avoir vu d'écureuils en liberté dans les arbres autour du hameau. Ils n'apparaissaient en quelque sorte que comme "fruits d'automne", jetés négligemment sur la table de la ferme par des chasseurs qui ne voulaient pas revenir bredouilles. Autant dire que ces personnes ne m'étaient guère sympathiques et que je refusais obstinément de leur dire bonjour, avec l'entêtement dont sont capables les enfants et même les adolescents et dont j'étais largement pourvue. (Certaines mauvaises langues diront peut-être que j'ai de beaux restes dans ce domaine…!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je saurais encore retrouver ce chemin dans le fouillis des ronces? Il faudrait que j'essaie, même si je n'ai plus les mollets de mes quinze ans pour la remontée abrupte!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-2220141059063660243?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/2220141059063660243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=2220141059063660243&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2220141059063660243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/2220141059063660243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/le-ruisseau.html' title='Le Ruisseau'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RngQeY-gmRI/AAAAAAAAARE/kSP7CQxmPjw/s72-c/phrygane4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-4937411510845204842</id><published>2007-06-19T08:38:00.001+01:00</published><updated>2007-06-19T08:44:54.114+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photos'/><title type='text'>Plein vol</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneIIo-gmMI/AAAAAAAAAQc/p4Rvkkc_0n4/s1600-h/table.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneIIo-gmMI/AAAAAAAAAQc/p4Rvkkc_0n4/s320/table.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077676786903455938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ma qué vooooilà, yé voulais vous mountrer cette photo, qué c'est la substantifiiiiiique quaaalité dou temps. Yé l'ai appelée: "L'innnnstanteee de l'envoooool", car si vous né voyéééééé pas l'oizo, pourtant, l'oizo il est làààà, zouste dans la prézenssse de la mietttttttte, qu'elle est làààà pour rappppeler quéééé l'oizoooo, il est oune houmain comme oune autre, qu'il a faim loui ausssi, qu'il manzzzzze loui ausssi, et même il essssscrémente loui aussi, dans le grrrrrand viiiiide blanc interrrsidéral qui habite l'espaaaace à la gauche de la photo, làààà où il devrait être, l'oizooooo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, en fait, autant l'avouer tout de suite, mon appareil numérique est mou de la comprenette et à cause du temps qu'il met à réagir, j'ai toute une série de photos de coins de table. Seul le plus déplumé de la bande a bien voulu se laisser saisir en plein vol. Flou, certes, mais en plein vol quand même ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneITI-gmNI/AAAAAAAAAQk/VtEiIJmOhws/s1600-h/piaf.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneITI-gmNI/AAAAAAAAAQk/VtEiIJmOhws/s320/piaf.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077676967292082386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneI74-gmOI/AAAAAAAAAQs/IN7-zZRWbc8/s1600-h/piaf3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneI74-gmOI/AAAAAAAAAQs/IN7-zZRWbc8/s320/piaf3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077677667371751650" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon, d'accord, il faut que je m'entraîne encore un peu avant d'envisager de photographier à l'affût les grands fauves...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-4937411510845204842?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/4937411510845204842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=4937411510845204842&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4937411510845204842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/4937411510845204842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/plein-vol.html' title='Plein vol'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RneIIo-gmMI/AAAAAAAAAQc/p4Rvkkc_0n4/s72-c/table.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6164463782029599025</id><published>2007-06-16T12:13:00.000+01:00</published><updated>2007-06-16T12:25:59.303+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>14 juillet</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnPGGY-gmLI/AAAAAAAAAQU/BCh-7Ayh3YE/s1600-h/grange.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnPGGY-gmLI/AAAAAAAAAQU/BCh-7Ayh3YE/s320/grange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076619018062829746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce printemps est du genre facétieux mais bon, aujourd'hui il fait beau (oups, le temps que j'écrive cette phrase et le soleil s'est voilé!). Je peux commencer à songer à l'été puisque mercredi dernier j'ai sorti le maillot de bain pour papoter au bord d'un lac avec ma copine. Et comme chaque année, de même qu'à chaque automne je me demande si je verrai le printemps suivant, je commence à me dire que les jours vont raccourcir. Ce serait sans doute trop simple de se réjouir simplement de l'instant présent… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me remet en mémoire les feux du 14 juillet dans "la vallée de mon enfance". Bien sûr la commune était trop minuscule pour s'offrir son propre spectacle alors le soir du 13 juillet nous montions sur Plagirou (de très grands champs en pente d'où on peut voir une bonne partie de la vallée) pour regarder les feux d'artifice des villes de banlieue grenobloise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était l'occasion de nous réunir pour une activité commune, rituelle et vespérale qui plus est, ce qui donnait un air de fête à cette soirée. Oh, nous ne voyions guère que les bouquets finaux et les grillons et les courtilières faisaient plus de bruit que les détonations lointaines mais c'était le 14 juillet (on ne va pas chipoter pour un jour…), ça signifiait que les vacances étaient vraiment là, nous avions déjà pris le rythme de la vie dans la maison, retrouvé le rythme pour dévaler l'escalier en colimaçon sans manquer une marche, oublié la notion d'école, de devoirs du dimanche soir, les retours à la vie grenobloise, les projets interrompus faute de temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le cœur de l'été, avec ses odeurs de foin, de terre, de soleil, les orages rapides et brutaux du soir, les retrouvailles avec les gestes et les lieux; en même temps c'était le soir où on pouvait réaliser que quinze jours s'étaient déjà écoulés et que les vacances ne dureraient pas éternellement. Cette soirée marquait en quelque sorte le moment de bascule entre l'émerveillement de la fin de la routine de l'école et la crainte d'une routine de vacances vides, pas assez emplies. Car si ces souvenirs d'enfance m'attendrissent, il me faut bien admettre que nous nous ennuyions souvent à cent sous de l'heure, passant des heures assis sur la barrière d'un champ, à chercher que faire pour passer ce temps si prodigalement offert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, l'apparition des premières colchiques à partir de la fin août était le signal de la fin et nous les écrasions rageusement, systématiquement, soigneusement, une à une, dans l'espoir de bloquer le temps, ennui ou pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(la photo a été prise samedi dernier, dans le haut de la vallée. Pour moi elle représente l'essence même de cet endroit, ce mélange entre forêt, champs, foin et grange, et la brume bleue...)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6164463782029599025?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6164463782029599025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6164463782029599025&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6164463782029599025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6164463782029599025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/14-juillet.html' title='14 juillet'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnPGGY-gmLI/AAAAAAAAAQU/BCh-7Ayh3YE/s72-c/grange.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-6148831385941759400</id><published>2007-06-15T22:10:00.000+01:00</published><updated>2007-06-15T22:28:02.066+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photos'/><title type='text'>Dans une fleur...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnMAdY-gmJI/AAAAAAAAAQE/OmR1ouNQ8o8/s1600-h/fleur.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnMAdY-gmJI/AAAAAAAAAQE/OmR1ouNQ8o8/s320/fleur.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076401709897521298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnMAhI-gmKI/AAAAAAAAAQM/Ezo338KfmhI/s1600-h/bestiole.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnMAhI-gmKI/AAAAAAAAAQM/Ezo338KfmhI/s320/bestiole.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076401774322030754" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une fleur, savez-vous ce qu'il y a...? Parfois un habitant aux yeux brillants. (Si si, regardez bien la fleur du haut, on voit les antennes qui dépassent!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici qui me rappelle un conte de mon enfance, Poucette je crois, où une toute petite fille était enlevée par un crapaud, ou un rat, je ne sais plus, en tous cas une bestiole mal famée. Elle était si petite qu'elle était vêtue en pétales de fleurs et dormait dans une coquille de noix. Cette idée me faisait rêver... Non! Pas l'idée d'être enlevée par un crapaud ou un rat! Voyons! Mais d'être vêtue en pétales de fleurs. Et puis toutes les aventures qui lui arrivaient, voguer sur une feuille de nénuphar, recueillir une hirondelle blessée, tout ceci était du merveilleux à la portée de mon imaginaire axé sur les animaux et la nature qui m'environnait. Sans compter qu'à la fin elle rencontrait un prince minuscule lui aussi et qu'il lui offrait une paire d'ailes pour qu'elle l'accompagne dans son royaume. Donc tout était bien qui finissait bien. Cette histoire m'était complètement sortie de la tête et je viens de la retrouver toute fraîche au détour d'une image, merveille de la mémoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme cette photo a été prise dans la vallée de mon enfance, il est après tout normal d'y retrouver les images et les sensations rêvées des contes de cette même enfance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Merci Internet: j'ai retrouvé cette histoire, il s'agit d'un conte d'Andersen que je crois avoir lu dans une version illustrée avec des gravures genre "à la Doré", ce qui explique le mélange d'émerveillement et de trouille qui m'en reste. Cliquez sur le mot &lt;a href="http://www.andersenstories.com/fr/andersen_contes/la_petite_poucette"&gt;Andersen&lt;/a&gt; pour en lire le texte si ça vous tente!)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-6148831385941759400?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/6148831385941759400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=6148831385941759400&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6148831385941759400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/6148831385941759400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/dans-une-fleur.html' title='Dans une fleur...'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnMAdY-gmJI/AAAAAAAAAQE/OmR1ouNQ8o8/s72-c/fleur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8323196415311928981</id><published>2007-06-14T11:49:00.000+01:00</published><updated>2007-06-14T11:58:15.909+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans la rue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Lions</title><content type='html'>Et voilà, on se fatigue, on dessine, on grabote, on cherche à reproduire les poils, les textures et hop, un coup d'œil dans la rue et on trouve un lion sur un mur, résultat d'un lancer de ciment, d'une chute de pot de peinture? Mystère. En tous cas il est là et je le trouve très sympathique! Il a même un peu de barbiche sous le menton…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'en profite pour montrer un lot de dessins de lions (et une lionne, parce que hein, quand même…). Et merci à Lionel pour sa collection de photos de fauves à crinières, promis j'en ferai un recueil avec une zoulie couverture en laine feutrée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEe64-gmII/AAAAAAAAAP8/CkvuBMXoFAc/s1600-h/lion-dans-la-rue.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEe64-gmII/AAAAAAAAAP8/CkvuBMXoFAc/s320/lion-dans-la-rue.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075872252099074178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEetI-gmHI/AAAAAAAAAP0/XC3lxm5ztWE/s1600-h/lion1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEetI-gmHI/AAAAAAAAAP0/XC3lxm5ztWE/s320/lion1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075872015875872882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEehY-gmGI/AAAAAAAAAPs/jga9krlmtMQ/s1600-h/lion2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEehY-gmGI/AAAAAAAAAPs/jga9krlmtMQ/s320/lion2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075871814012409954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEeYI-gmFI/AAAAAAAAAPk/bCUIb0UKqjw/s1600-h/lion3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEeYI-gmFI/AAAAAAAAAPk/bCUIb0UKqjw/s320/lion3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075871655098619986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEeMo-gmEI/AAAAAAAAAPc/7onCXWGYWZM/s1600-h/lion4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEeMo-gmEI/AAAAAAAAAPc/7onCXWGYWZM/s320/lion4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075871457530124354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEdzo-gmDI/AAAAAAAAAPU/V09OinpQIqY/s1600-h/lionne.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEdzo-gmDI/AAAAAAAAAPU/V09OinpQIqY/s320/lionne.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075871028033394738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8323196415311928981?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8323196415311928981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8323196415311928981&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8323196415311928981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8323196415311928981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/lions.html' title='Lions'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/RnEe64-gmII/AAAAAAAAAP8/CkvuBMXoFAc/s72-c/lion-dans-la-rue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-8017251618519155111</id><published>2007-06-13T14:52:00.001+01:00</published><updated>2007-06-13T15:01:11.042+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><title type='text'>Fourmi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm_2rY-gmBI/AAAAAAAAAPE/BKMsrQvjCAo/s1600-h/fourmi.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm_2rY-gmBI/AAAAAAAAAPE/BKMsrQvjCAo/s200/fourmi.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075546530369280018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Telle la fourmi industrieuse, me voici amassant et stockant de quoi refaire mon site perso. Ce qui veut dire que je farfouille dans mes boites de CD d'archivages pour retrouver mes dessins répartis au gré des sauvegardes, que je les recadre, redimensionne, prépare des zooms, bref tout l'interminable tintouin nécessaire à ce genre de choses. Autant dire que je ne dessine pas beaucoup et comme en plus il fait beau, je pars tout à l'heure me dorer au bord d'un lac avec ma copine, ce qui n'aide pas à la productivité. Oui, je sais, tant de souffrances vous met les larmes aux yeux, merci de compatir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour compenser cette absence de nouveautés, je mets un vieux dessin à l'aquarelle extrait de l'imagier que j'avais préparé pour ma fille cadette. Je reviens bientôt avec un coup de soleil, ma copine est en bas de l'immeuble et elle m'attend!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-8017251618519155111?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/8017251618519155111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=8017251618519155111&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8017251618519155111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/8017251618519155111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/fourmi.html' title='Fourmi'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm_2rY-gmBI/AAAAAAAAAPE/BKMsrQvjCAo/s72-c/fourmi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-975905359473608559</id><published>2007-06-11T18:49:00.000+01:00</published><updated>2007-06-11T18:52:57.782+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bavardages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfance'/><title type='text'>Liberté</title><content type='html'>Notre enfance à la campagne était une enfance très libre. Pas à l'abandon, loin de là, mais nous étions très libres de nos mouvements dans une mesure qui était fixée par un ensemble de règles dont je ne sais plus trop comment nous en avions connaissance. Toujours est-il que nous suivions tout un code de comportements qui variait sans doute selon les "fournées" d'enfants. Mes frères aînés en ont certainement suivi d'autres, Éliane et les "petits" ont dû avoir une autre lecture du même espace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je pense qu'il y avait une base commune: ne pas marcher dans l'herbe haute pour ne pas gêner la future fenaison, ne pas abîmer les arbres fruitiers en grimpant dessus au risque de casser les branches (nous nous rattrapions sur les cerisiers abandonnés en bas du parc à chevaux), aider aux travaux des champs dans la mesure de nos moyens et de notre bonne volonté, les bases d'un respect de la propriété et du travail d'autrui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y avait les règles plus temporaires: nous pouvions à titre individuel revendiquer les fruits de tel ou tel noisetier repéré dans une haie, l'usage d'un arbre escaladé en premier (comme quand un alpiniste "ouvre une voie"), d'un raccourci à travers un talus. Nous superposions ainsi notre carte des lieux, notre cadastre à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit, nous étendions notre rayon d'action. Je me souviens du premier pique-nique improvisé avec Solange, la fille des fermiers. Nous traversions notre grande période "bottes en caoutchouc, jeans et chemise à carreaux", dans notre esprit nous étions des cow-boys, avec l'air mâle et assuré qui va avec. Nous avions pris nos tartines du quatre-heures pour aller le manger au départ du chemin du haut, ce qui devait bien représenter… une dizaine de mètres de la maison la plus proche! Mais c'était un début à tout le moins triomphal et exaltant! Si si. (Nous devions avoir huit ou dix ans…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en accompagnant nos parents en visite pour le hameau voisin, en allant "faire les foins" dans les champs alentours (ça consistait pour les enfants à tirer la râteleuse pour nettoyer le champ, tâche ingrate et qui nous faisait loucher sur le prestige envié d'un jour pouvoir manier la fourche), en allant parfois livrer des œufs ou du lait dans le village, en suivant les filles P., accoutumées à suivre leur père dans ses journées de chasse, que nous agrandissions notre terrain d'exploration qui finissait par s'étendre assez considérablement (à mon échelle, hein, je n'ai pas vocation de baroudeuse). Il incluait le torrent en bas du ravin et allait jusqu'au Scialet, promontoire qui surplombait la vallée et faisait face au Vercors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions le plus souvent hors de vue des adultes. Non pas que nous cherchions à échapper à leur surveillance mais les maisons étaient regroupées autour d'un bout de route et les champs et la forêt étaient vastes. Malgré cette liberté, à cause de cette liberté, nous étions très "sages" dans la mesure où nous ne prenions pas de risques irréfléchis. Peut-être aussi parce que nous étions principalement un groupe de filles et que la rivalité ne s'exerçait pas dans le domaine des exploits physiques?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que nous ne goûtions pas aux baies inconnues, même le sureau qui parait-il permet de faire des confitures délicieuses était rangé dans la catégories des poisons. D'ailleurs, nous nous en servions pour fabriquer ce que nous appelions du "chloroforme", sans doute le seul terme médicamenteux de notre vocabulaire (panacée générale pour nos genoux couronnés et nos coudes éraflés). Ça consistait en un mélange infâme de tout ce que nous pouvions trouver de puant ou mal famé dans notre environnement: crottes de poules, baies de sureau donc et autres trouvailles, mis en bouteille et laissé à macérer. Sous l'effet de la fermentation, le bouchon finissait par sauter et puis… c'est tout. Nous nous étions déjà désintéressés de l'expérience. Nous essayions aussi d'obtenir des eaux parfumées avec des mélanges d'eau du bassin et de pétales de roses mais le résultat final était assez proche de celui du "chloroforme": une mixture nauséabonde! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne touchions donc pas aux baies rouges qui poussaient sur les talus, on disait même que les vipères s'en nourrissaient, ce qui était la preuve irréfutable de leur nocivité! Nous ne buvions pas l'eau des ruisseaux (pourtant celle des bassins n'était peut-être pas si différente…), nous ne ramassions pas de champignons autres que les mousserons dans les ronds de sorcières et quelques rosés des prés de temps en temps. Les autres champignons, les "sérieux", étaient l'apanage des adultes, extrêmement jaloux de leurs "coins à champignons". Parfois on pouvait repérer de loin une énorme vesse-de-loup, grosse boule blanche qui pouvait aller jusqu'à un diamètre d'une trentaine de centimètres. Elles apparaissaient comme par magie, en une nuit, compactes, tendres, d'une odeur fade, avec une chair qui se laissait écraser en rendant un peu d'eau. En trouver une était un émerveillement et un dilemme. J'étais partagée entre l'envie de la laisser sur place comme la preuve d'une capacité magique de la terre à produire ses propres boules de Noël et la curiosité de la dépiauter. J'entends encore le son que faisait le pied en se rompant, ce craquement sourd, étouffé par l'herbe. Parfois nous les trouvions alors qu'elles étaient desséchées, poches brunes et flétries. Nous les éclations alors avec un bâton pour voir s'élever le nuage de spores mais là encore, il fallait faire attention: si cette poussière atteignait l'œil, nous pouvions devenir aveugle! Croix de bois croix de fer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la série des rumeurs incitant à la prudence, il y avait celles qui voulaient que manger des châtaignes crues apporte des poux, qu'il ne faille pas manger plus de deux amandes de noyaux d'abricot par jour, ni dormir à l'ombre d'un noyer sous peine "d'attraper le mal". Ça ne nous a bien sûr jamais empêchés de manger les premières châtaignes crues, histoire d'intégrer que l'automne était bien arrivé, ni de dormir à l'ombre fraîche d'un gros noyer qui bordait le pré de la Jourdenas, mais avec ce petit frisson que donne le risque bravé. (Et on ne se moque pas!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm2L4o-gmAI/AAAAAAAAAO8/jUlcTrhYzHc/s1600-h/chataignes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm2L4o-gmAI/AAAAAAAAAO8/jUlcTrhYzHc/s200/chataignes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074866160304953346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des risques réels, nous en prenions parfois quand nous faisions du vélo ou de la luge. Nos vélos n'avaient pas toujours des freins à toute épreuve et une technique pour ralentir dans la pente qui menait à la grand-route consistait à rouler dans le bas-côté ou à mordre carrément sur le talus. Et j'ai toujours sur la cheville une cicatrice qui date du jour où, assise sur le porte-bagages du vélo de Monique, je me suis pris le pied dans les rayons de la roue. Mésaventures de cycliste, rien de très grave, quelques gamelles mémorables et beaucoup de chance de ne pas avoir croisé la trajectoire d'une voiture quand nous déboulions des champs en pente directement sur la route… Mon autre cicatrice est la trace d'une séance de luge qui aurait pu plus mal tourner: nous avions choisi, mon petit frère et moi, un champ derrière la ferme, très abrupt, à tel point que je n'ai pas pu ralentir une fois arrivée en bas et que je me suis retrouvée dans les fils de fer barbelés qui délimitaient un jardin. Une pointe a déchiré mon jean, ouvert le genou, a accroché mon pull-over qui est remonté jusqu'au visage, me protégeant ainsi d'une balafre bien plus conséquente… Bah, un peu de neige pour éponger le sang (pratique totalement inefficace d'ailleurs) et c'était reparti. Nous pratiquions aussi en été la luge sur herbe: dans les parties trop pentues pour être fauchées il restait ce qu'on appelle des bauches, un tapis de longues herbes sèches et couchées par le vent, la pluie. Nous dévalions ces pentes abruptes sur un carton, un sac en toile ou en plastique et il "suffisait" de baisser la tête pour passer sous les fils de fer de la vigne plantée en bas. Parfois notre luge improvisée partait de travers et nous chutions violemment, à tel point que l'on pouvait retrouver des tiges de paille plantées dans nos mollets! Mais le pire était encore de tomber dans une bouse plus ou moins sèche…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisions attention aussi aux serpents et nos bâtons de noisetiers servaient à frapper le sol pour faire fuir les éventuelles vipères aux abords des buissons de mûres. Ça et faire du bruit en frappant le sol du pied tout en marchant. Moyennant quoi je n'ai quasiment jamais croisé de serpents dans mon enfance: une trace sinueuse qui écartait les herbes d'un champ où je cueillais des fleurs, une "nichée" de petites couleuvres à collier sur le bord d'un talus, une longue couleuvre coupée en deux par la faux et qu'un voisin facétieux m'a jetée en travers du cou. Ah si, j'oubliais!!!! Parfois une chatte ramenait un serpent au dos cassé en deux à la maison, fière de sa prouesse. Je ne suis pas certaine que mon frère aîné m'ait pardonné le réveil que je lui avais prodigué en lui mettant la bête agonisante sous le nez au saut du lit! Pourtant elle était jolie… Les serpents participaient donc plus d'une sorte de mythologie de l'enfance qui voulait qu'il faille porter des bottes en caoutchouc pour se protéger de leurs morsures (mais attention: le crochet venimeux pouvait rester fiché dans la tige de la botte et blesser une personne qui porterait les chaussures de la victime! Si si!) et faire attention quand un lézard vert traverse le chemin en courant devant vous, ça signifie qu'une vipère le suit. Mais je n'ai pas le souvenir qu'une personne de ma connaissance ait jamais été mordu. Ou on ne me l'a pas dit. Ou ça ne m'a pas marqué. Ou elle ne sentait pas bon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les abeilles étaient plus problématiques et ma manie de souvent marcher pieds nus m'a apporté quelques désagréments avec elles, sans compter les nids de guêpes dans le grenier qu'il fallait éviter de déranger. Et veiller en buvant une boisson sucrée à ne pas avaler une guêpe trop gourmande et tombée dans le verre. Quelle vie trépidante…!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un danger d'un autre type était bien plus épisodique mais réel. Quand on rentrait le foin, les enfants étaient chargés de le tasser dans la grange en le piétinant au fur et à mesure qu'il était hissé par le moyen d'une courroie hérissée de crochets de fer. Le fermier était très inquiet à l'idée que nous puissions tomber par la trappe ouverte et nous empaler sur ces pointes métalliques et nous n'avions pas le droit de dépasser une certaine limite. Pas plus que nous n'avions le droit d'approcher la batteuse antique qui faisait la tournée des fermes au moment de la moisson. Elle était entraînée par le moteur du tracteur et c'était tout un système de câbles et de courroies dont on nous disait qu'ils pouvaient se rompre et couper quelqu'un en deux. Brrr… Alors nous la regardions de loin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que je suis mère, si je regrette que mes filles n'aient pas pu vivre une enfance de cette sorte, je sais aussi que je n'aurais peut-être pas eu la sérénité de mes parents face à ces longues absences. Les conditions ne sont plus les mêmes, il n'y a plus la même vie de village, et puis, je ne suis plus du même côté de l'enfance. La preuve, je viens en vain de tenter d'obtenir de ma fille cadette qu'elle me laisse des coordonnées outre son numéro de portable pour la joindre en cas de problème puisqu'elle part à une fête entre amis ce soir… à mon tour de m'inquiéter!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-975905359473608559?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/975905359473608559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=975905359473608559&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/975905359473608559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/975905359473608559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/libert.html' title='Liberté'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rm2L4o-gmAI/AAAAAAAAAO8/jUlcTrhYzHc/s72-c/chataignes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9014058577756938002.post-28572793096614485</id><published>2007-06-10T19:11:00.001+01:00</published><updated>2007-06-10T19:19:20.921+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='dessin'/><title type='text'>Dessins sur céramique</title><content type='html'>Dernières activités en cours: dessiner au feutre indélébile sur des boites en céramique blanche d'après les gravures de Ernst Haeckel tirées du livre: Kunstformen der Natur (formes artistiques de la nature).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un aspect amusant de cette pratique c'est qu'elle ne permet ni le brouillon ni la retouche, le trait est définitif. Ben oui, sinon ce n'est pas amusant! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite de ce message pour dire à quel point j'aime ce livre de gravures. J'ai craqué pour lui dans une librairie à Bâle et régulièrement je plonge dedans. Outre la prouesse technique que représentent ces dessins, c'est une mine de formes, de textures, d'assemblages. Puisque vous êtes sages, en cliquant sur ce titre: &lt;a href="http://caliban.mpiz-koeln.mpg.de/~stueber/haeckel/kunstformen/natur.html"&gt;Kunstformen der Natur&lt;/a&gt;, vous pouvez accéder à un site où vous trouverez les pages scannées. Ne me remerciez pas, c'est tout naturel…! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Comme d'habitude, cliquez sur les photos pour voir l'image agrandie)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_co-gl_I/AAAAAAAAAO0/_GaXoTT7gSQ/s1600-h/plateau.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_co-gl_I/AAAAAAAAAO0/_GaXoTT7gSQ/s200/plateau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500641408194546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_ZI-gl-I/AAAAAAAAAOs/ummDqUHF0qI/s1600-h/porte-couteau-2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_ZI-gl-I/AAAAAAAAAOs/ummDqUHF0qI/s200/porte-couteau-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500581278652386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_Vo-gl9I/AAAAAAAAAOk/x18HaSPzn1g/s1600-h/porte-couteau.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_Vo-gl9I/AAAAAAAAAOk/x18HaSPzn1g/s200/porte-couteau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500521149110226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_Ro-gl8I/AAAAAAAAAOc/7kEJrrXVj0g/s1600-h/petite-boite-ronde.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_Ro-gl8I/AAAAAAAAAOc/7kEJrrXVj0g/s200/petite-boite-ronde.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500452429633474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_OI-gl7I/AAAAAAAAAOU/oCs_tI0yx-s/s1600-h/grande-boite-ovale.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_OI-gl7I/AAAAAAAAAOU/oCs_tI0yx-s/s200/grande-boite-ovale.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500392300091314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_KY-gl6I/AAAAAAAAAOM/fVA-CPgR0wY/s1600-h/grande-boite-carree.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_KY-gl6I/AAAAAAAAAOM/fVA-CPgR0wY/s200/grande-boite-carree.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500327875581858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_GI-gl5I/AAAAAAAAAOE/YCzEzDVbflQ/s1600-h/boite-ovale.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_GI-gl5I/AAAAAAAAAOE/YCzEzDVbflQ/s200/boite-ovale.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500254861137810" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_BY-gl4I/AAAAAAAAAN8/rbyRljmImwo/s1600-h/boite-carree.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DKIY/Rmw_BY-gl4I/AAAAAAAAAN8/rbyRljmImwo/s200/boite-carree.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074500173256759170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9014058577756938002-28572793096614485?l=animaregard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://animaregard.blogspot.com/feeds/28572793096614485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9014058577756938002&amp;postID=28572793096614485&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/28572793096614485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9014058577756938002/posts/default/28572793096614485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://animaregard.blogspot.com/2007/06/dessins-sur-cramique.html' title='Dessins sur céramique'/><author><name>Hélène</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10420459789950572702</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_zKXb6N4DK
